

Nations-Unies, le 19 Décembre 2011 |


1
2
|
NOUVELLES INTERNATIONALES BAHA'IES |





Deux des sites Internet annonçant la journée d’action du 12 juin.
Genève, publié le 30 mai 2010 - Le samedi 12 juin aura lieu une journée mondiale d’action pour demander la fin des violations des droits de l’homme en Iran.
L’initiative coordonnée de l’organisation United4Iran est soutenue par de nombreuses organisations dont Amnesty International, Human Rights Watch, la Nobel Women’s Initiative (initiative de femmes prix Nobel), la Communauté internationale bahá’íe, le Cairo Institute for Human Rights Studies (l’Institut du Caire pour l’étude des droits de l’homme), la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’homme), et Pen International.
« Dans notre soutien pour cette initiative non-partisane, nous nous joignons aux citoyens ordinaires à travers le monde pour attirer l’attention sur les violations massives et continues des droits de l’homme en Iran », a déclaré Diane Ala’i, représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies à Genève.
Des ONG réputées se joignent à tout un ensemble de groupes locaux, de groupes d’étudiants, de groupes basés sur Internet, pour organiser simultanément des évènements dans de nombreuses villes et campus à travers le monde.
Parmi les initiatives sur Internet, il est possible d’adresser des messages à des destinataires spécifiques en soutien à des prisonniers d’opinion. Le site Internet de la campagne est disponible ici.
Une réponse impressionnante
Le 14 mai, des participants à la campagne United4Iran ont délimité les dimensions exiguës des cellules des sept responsables bahá’ís dans la prison d’Evin à Téhéran. Cette photo est prise au Liechtenstein.
Le 14 mai dernier, United4Iran a symboliquement marqué le deuxième anniversaire de l’emprisonnement des sept responsables bahá’ís dans la prison d’Evin, appelant à répliquer la taille des petites cellules et à prendre des photos.
« La réponse a été impressionnante, selon le site Internet de United4Iran. Notes, emails, vidéos, vieilles photos des responsables : d’anciens étudiants et individus du monde entier ont participé. »
En geste de solidarité, il était demandé de délimiter la taille des cellules partagées par les prisonniers bahá’ís et d’occuper l’espace afin de mieux prendre conscience de leurs souffrances.
Les cellules des bahá’ís à Evin sont dépourvues de lits, contraignant les prisonniers à dormir sur le sol en béton.
Une vidéo visionnable ici a été publiée en ligne pour montrer certaines des photos reçues par l’organisation.
L’une des responsables bahá’ís emprisonnés, Fariba Kamalabadi, à gauche avec une ancienne élève. La photo a été envoyée par l’élève à United4Iran dans le cadre de la campagne.
United4Iran a également publié une vieille photo de l’une des prisonnières, Fariba Kamalabadi, avec l’une de ses anciennes étudiantes. L’étudiante a envoyé la photo à United4Iran avec des passages d’une lettre adressée à son enseignante : « Maintenant que vous êtes emprisonnée ... pour faire de cette terre un meilleur endroit... des larmes me viennent aux yeux. Tout ce que je peux faire est prier. Je saurai toujours les choses que vous m’avez enseignées. »
« Nous sommes très reconnaissants pour cette expression de sympathie offerte au peuple d’Iran soumis à l’oppression », a ajouté Diane Ala’i.
Le site Internet de United4Iran peut être vu ici.
Autres initiatives
Plusieurs autres organisations ont récemment lancé des campagnes en soutien à la communauté bahá’íe opprimée en Iran.
Le dernier bulletin de la section française de Association des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) comportait un appel à entreprendre des actions en faveur tant des sept responsables bahá’ís emprisonnés que de douze autres bahá’ís récemment détenus.
Le 14 mars, Amnesty International demandait que des messages de vœux soient adressés aux prisonniers de conscience en Iran pour marquer le nouvel an traditionnel iranien.
Les responsables de la communauté bahá’íe d’Iran détenus faisaient partie des sept cas sélectionnés par Amnesty International.
À ce jour, près de 600 messages ont été reçus pour les prisonniers bahá’ís individuellement et collectivement notamment du Japon, de Nouvelle-Zélande, des Pays-Bas et des États-Unis. Plus d’informations relatives à cette campagne peuvent être trouvées ici.
Les sept responsables bahá’ís emprisonnés depuis deux ans font partie des 36 bahá’ís emprisonnés actuellement en Iran en raison de leur religion.
Pour plus d’informations sur la situation en Iran : http://www.bahai.fr/iran
| 16.2.2010 Nouvelles Internationales Baha'ies |

Les sept dirigeants bahá’ís, qui sont emprisonnés à Téhéran depuis presque 2 ans, ont été brièvement entendus lors de la deuxième audience. Aucune nouvelle date n’a été annoncée pour la suite du procès.
Le procès s’est tenu, une nouvelle fois, à huis clos et les membres des familles n’ont pas été admis dans la salle d’audience, selon les informations de la Communauté internationale bahá’íe.
L’audience, qui a duré un peu plus d’une heure, semble n’avoir porté que sur de simples questions procédurales. Aucune date pour de futures audiences n’a été donnée.
Les sept prisonniers ont été arrêtés il y a près de deux ans et ont été détenus dans la prison d’Evin depuis lors, passant leur première année de détention sans charges formelles ni accès à leurs avocats.
Après plusieurs reports, leur procès a officiellement commencé le 12 janvier dernier, audience lors de laquelle les sept responsables bahá’ís furent inculpés par la section 28 du Tribunal révolutionnaire à Téhéran.
Cette audience avait aussi été tenue à huis clos, mais selon les comptes rendus de medias contrôlés par le gouvernement, les sept bahá’ís ont été formellement accusés d’espionnage, d’activités de propagande contre l’ordre islamique, d’établissement d’une administration illégale, de coopération avec Israël, d’envoi de documents secrets hors du pays, d’agissements contre la sécurité du pays et de « corruption sur Terre ».
Toutes les charges ont été catégoriquement démenties. Les sept accusés sont Mme Fariba Kamalabadi, MM. Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi et Saeid Rezaie, Mme Mahvash Sabet, MM. Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm.
Pour plus d’informations sur la situation en Iran : http://www.bahai.fr/iran
Ehemalige Bahá’í-Führungsriege zum zweiten Mal vor Gericht
8. FEBRUAR 2010
Die sieben inhaftierten Mitglieder der ehemaligen Bahá’í-Führungsriege im Iran hatten am Sonntag die zweite Anhörung ihrer Verhandlung vor der 28. Kammer des Teheraner Revolutionsgerichtes. Dies berichtet dieInternationale Bahá’í-Gemeinde auf ihrer Webseite.
Der Prozess gegen die fünf Männer und zwei Frauen begann nach über 20-monatiger Haft am 12. Januar 2010, nachdem der Beginn des Prozesses im Jahr 2009 mehrere Male verschoben worden war. Wie die Internationale Bahá’í-Gemeinde erfuhr, fand die Verhandlung wie schon zu Beginn unter Ausschluss der Öffentlichkeit statt. Auch die Anwesenheit der Angehörigen war nicht erlaubt. Dem Vernehmen nach scheint die Anhörung, die nur eine gute Stunde dauerte, nicht über Verfahrensfragen hinausgegangen zu sein. Entsprechend wurden noch keine Urteile gesprochen. Auch blieb offen, wann es zu einer weiteren Anhörung vor Gericht kommt.
Die Angeklagten verbrachten fast zwei Jahre im Teheraner Evin-Gefängnis, das erste Jahr ohne formale Anklage und ohne Zugang zu ihren Rechtsbeiständen. Beim Prozessbeginn am 12. Januar 2010 wurden die Anklagepunkte verlesen. Regierungsnahe Medien berichteten, dass die Angeklagten der Spionage, der Propagandaaktivitäten gegen die Islamische Ordnung, des Aufbaus einer illegalen Verwaltung, der Zusammenarbeit mit Israel, des Versendens geheimer Unterlagen ins Ausland, der Betätigung gegen die nationale Sicherheit des Landes und der Korruption auf Erden angeklagt wurden. Alle Anklagepunkte wurden von den Bahá’í kategorisch zurückgewiesen.
Bei den angeklagten Bahá’í handelt es sich um Fariba Kamalabadi, Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Mahvash Sabet, Bahrouz Tavakkoli und Vahid Tizfahm.
**********
Baha'i leaders make second court appearance
GENEVA, 7 February (BWNS) – Seven imprisoned Baha'i leaders appeared in court today in Iran for a second session of their trial.
The session was once again closed, and family members were not permitted in the courtroom, the Baha'i International Community has learned.
The hearing, which lasted just over one hour, does not seem to have gone beyond procedural issues. No date was given for any future sessions.
The seven were arrested nearly two years ago and have been held in Tehran's Evin prison since that time, spending the first year there without formal charges or access to lawyers.
After several postponements, their trial officially began on 12 January, when the seven were arraigned in Branch 28 of the Revolutionary Court in Tehran.
That session was also closed to the public, but accounts in government-sponsored news media said the defendants were formally charged with espionage, propaganda activities against the Islamic order, the establishment of an illegal administration, cooperation with Israel, sending secret documents outside the country, acting against the security of the country, and corruption on earth.
All the charges have been categorically denied. The defendants are Mrs. Fariba Kamalabadi, Mr. Jamaloddin Khanjani, Mr. Afif Naeimi, Mr. Saeid Rezaie, Mrs. Mahvash Sabet, Mr. Behrouz Tavakkoli, and Mr. Vahid Tizfahm.
For the Baha’i World News Service home page, go to:
http://news.bahai.org
________________________________________________
Copyright 2010 by the Baha'i World News Service. Stories and photographs produced by the Baha'i World News Service may be freely reprinted, re-emailed, re-posted to the World Wide Web and otherwise reproduced by any individual or organization as long as they are attributed to the Baha'i World News Service. For more information, go to http://news.bahai.org/terms-of-use/
arrêtés au début du mois en Iran.

| BRUXELLES, 12 jan 2010 (AFP) - Procès de bahaïs accusés d'espionnage en Iran: l'UE préoccupée |
Le procès des sept dirigeants bahá’ís est en cours à Téhéran
Genève, publié le 12 janvier 2010 – Le procès des sept responsables bahá’ís a débuté aujourd’hui en Iran. Les premiers rapports indiquent que le procès a lieu mais qu’il est entaché de nombreuses violations des règles procédurales et présente tous les signes d’un procès inéquitable.
« Nous comprenons qu’aucun observateur n’a été accepté à l’audience », déclare Diane Ala’i, la représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies à Genève. « Ceci est absolument scandaleux compte tenu du fait que les sept prisonniers le sont exclusivement en raison de leurs convictions religieuses, en contradiction totale avec tous les standards en matière de droits de l’Homme ».
« Nous comprenons que même les avocats ont dû négocier leur entrée à l’audience alors même qu’ils n’ont en pratique quasiment pas eu accès aux accusés pendant près de deux ans ».
« Au même moment, les agents du ministère des renseignements chargés des interrogatoires des prisonniers et une équipe de tournage ont été vus entrant dans le bâtiment, soulevant des interrogations quant à la nature du procès ».
Diane Ala’i relève également qu’un site Internet lié à une télévision étatique publiait lundi une nouvelle indiquant que le procès avait déjà commencé et listant les accusations totalement infondées déjà connues à l’égard des sept prisonniers.
« En toute hypothèse, chacun de ces éléments semble indiquer un procès totalement irrégulier et très similaire aux procès spectacles mis en scène en Iran au cours des derniers mois ».
Les sept prisonniers sont Mme Fariba Kamalabadi, MM. Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Mme Mahvash Sabet, MM. Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm.
Tous sauf une ont été arrêtés le 14 mai 2008 à leur domicile à Téhéran. Mme Sabet a été arrêtée le 5 mars 2008 à Mashhad. Ils ont été tenus prisonniers dans la prison d’Evin à Téhéran depuis, sans que la moindre charge n’ait été retenu contre eux, ni qu’un avocat ait pu avoir accès à eux pendant au moins un an.
« Quoi qu’il puisse se passer, il est clair que le procès de ces sept innocents est le procès de toute une communauté et une tentative de plus pour intimider, et ostraciser tous les bahá’ís d’Iran. Simplement parce que leur opinion religieuse, diffère de celle des gens au pouvoir ».
La Haute Représentante Madame Ashton a déclaré dans un communiqué daté d’aujourd’hui : « L’Union européenne se déclare très préoccupée par le procès de sept responsables baha’is qui s’ouvre aujourd’hui en Iran, car il semble que les accusations portées contre eux soient motivées par leur appartenance à une minorité religieuse ».
« L’UE réclame un procès équitable et transparent qui soit conforme à l’ensemble des normes et obligations internationales prévues par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. L’UE demande à nouveau à la République Islamique d’Iran d’autoriser des observateurs indépendants à suivre les procédures judiciaires ».
L’Union européenne appelle en outre à la libération des dix autres bahá’ís arrêtés à la suite des troubles lors du jour saint de l’Achoura.
Selon Leïla Saberan-Mesbah, secrétaire générale des bahá’ís de France, « Les conditions dans lesquelles ce procès a lieu sont tout simplement inacceptables. Nous espérons que les protestations internationales, notamment de la Haute Représentante au nom de l’Union européenne, du ministre des affaires étrangères canadien, du Département d’Etat américain, ainsi que les voix d’intellectuels et de penseurs qui s’élèvent à travers le monde entier vont amener la République islamique d’Iran a enfin respecter les règles d’équité les plus élémentaires. Nous remercions les autorités françaises pour leur soutien permanent à cet égard ».
source: www.bahai.fr
NOUVELLES INTERNATIONALES BAHA'IES
Article et photos sur http://www.ni-bahaies.org/article.php?num=519
Des officiels iraniens ont annoncé aux familles des sept responsables bahá’ís actuellement incarcérés dans la prison d’Evin à Téhéran que leur procès a été reporté. Aucune date pour un nouveau procès n’a été donnée.
Détenues depuis plus d’un an, les sept personnes devaient être jugées samedi, bien que cette information ait été fondée aussi sur des déclarations orales d’officiels et que de telles informations se soient déjà révélées peu sûres par le passé.
Les sept personnes ont été arrêtées au printemps 2008 et ont été incarcérées plus d’un an sans qu’aucune charge n’ait été retenue à leur encontre et sans accès à leurs avocats. Selon les informations de médias officiels iraniens, les bahá’ís seraient accusés « d’espionnage au profit d’Israël, d’offense au caractère sacré de la religion et de propagande contre la République islamique ».
Les sept personnes sont Mme Fariba Kamalabadi, M. Jamaloddin Khanjani, M. Afif Naeimi, M. Saeid Rezaie, Mme Mahvash Sabet, M. Behrouz Tavakkoli et M. Vahid Tizfahm. Tous les membres du groupe, sauf un, ont été arrêtés le 14 mai 2008, à leurs domiciles à Téhéran. Madame Sabet a été arrêtée le 5 mars 2008 à Mashhad.
La Communauté internationale bahá’íe a déclaré à plusieurs reprises que les sept ont été incarcérés uniquement en raison de leurs croyances religieuses, réclamant leur libération immédiate.
De tels appels pour la libération des sept ont été repris par des gouvernements et des groupes de défense des droits de l’homme à travers le monde. Vendredi, Amnesty International a appelé à la libération des sept prisonniers. Jeudi, la Commission américaine pour la liberté religieuse internationale, répondant à une lettre de Roxana Saberi, la journaliste américano-iranienne emprisonnée pendant presque quatre mois dans une cellule iranienne, a également exigé leur libération. Jeudi, la députée européenne, Angelika Beer, s’exprimant au nom de la délégation du Parlement pour l’Iran, a également réclamé la libération des sept ou, au moins, a exhorté à la tenue d’un procès public, juste et équitable.
--- Copyright 2009 - Baha'i World News Service. Tous les textes et toutes les
photographies produits par le Baha'i World News Service et Nouvelles Internationales Baha'ies
peuvent être librement reproduits, re-diffusés par courrier
électronique, sur le World Wide Web ou de toute autre manière, par tout
individu ou toute organisation, dans la mesure où ils sont attribués au Baha'i
World News Service. Pour plus d'informations, visitez
http://www.bahaiworldnews.org pour les articles en langue originale et
http://www.ni-bahaies.org pour le site miroir en langue française.
Wie uns mitgeteilt wurde, wurden die Familien der sieben Inhaftierten jetzt mit einer neuen, äußerst bedrohlichen Anklage konfrontiert und zwar 'der Verbreitung von Verderbtheit auf Erden' (in persisch: Mosfede fel-Arz), die nach Artikel 228-10 der derzeit noch im Parlament verhandelten neuen Strafrechtsnovelle mit der Todesstrafe geahndet werden kann. So lautete auch die Anklage gegen die Baha'i, die in den Jahren kurz nach der Islamischen Revolution hingerichtet worden waren.Dass man sich nun wieder auf einen solch beliebig dehnbaren und unübersichtlichen Anklagepunkt beruft, ist offensichtlicher Beweis, dass es sich alleinig um religiöse Verfolgung seitens der iranische Staatsmacht handelt.
Noch im Februar 2009 wurde eine Verurteilung wegen Spionage für Israel, Beleidigung religiöser Gefühle und Propaganda gegen die Islamische Republik angekündigt. Internationale Proteste durch Regierungen und Zivilgesellschaft führten offensichtlich zu einem wiederholten Aufschub.2/2/2009
La destruction d’un cimetière en Iran, intervenue plus tôt dans le mois, représente une grave violation à la dignité humaine, a déclaré aujourd’hui la Communauté internationale bahá’íe. Ce cimetière avait servi de fosse commune pour l’enterrement de centaines de personnes tuées à la suite de la révolution islamique de 1979. Au moins quinze bahá’ís figurent parmi ceux qui y ont été enterrés.
« La destruction du cimetière de Khavaran par des agents du gouvernement va à l’encontre de la notion même de respect que l’on accorde aux morts dans toutes les cultures, y compris des valeurs que l’on prône dans l’islam », a déclaré Diane Ala’i, représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies à Genève.
« Nous rejoignons d’autres associations des droits de l’homme, en Iran et à l’étranger, pour condamner cet acte honteux qui constitue un signe supplémentaire de l’intolérance du régime iranien actuel », a encore ajouté Melle Ala’i.
Le cimetière de Khavaran, situé au sud-est de Téhéran, a été utilisé pour enterrer des centaines de personnes assassinées au cours des premières années de la révolution iranienne.
Plus tôt dans le mois, un groupe de personnes non identifiées, maniant des bulldozers, ont démoli une partie du cimetière connue sous le nom de « cimetière des infidèles », endroit où avaient été enterrées de nombreuses personnes exécutées aux premières années de la révolution.
Des rapports indiquent clairement que le groupe représentait une branche du gouvernement. On a aussi signalé que les autorités avaient dit au gardien du cimetière que l’endroit allait être démoli pour faire place à un espace vert ou à un parc.
Des groupements de droits de l’homme à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran ont déjà émis des protestations.
Le 20 janvier 2009, Amnesty International a lancé un appel aux autorités iraniennes pour « mettre un terme immédiatement à la destruction de centaines de tombes et de fosses communes ne portant aucun nom à Khavaran, au sud de Téhéran, afin que soit préservé le site et qu’une enquête médico-légale puisse être diligentée dans le cadre d’une enquête approfondie, indépendante et impartiale, trop longtemps attendue, sur les exécutions de masse qui ont commencé en 1988... »
Des défenseurs iraniens des droits de l’homme, comprenant le prix Nobel Shirin Ebadi, ont aussi condamné la destruction du cimetière.
Selon un communiqué de l’agence France-Presse, le Centre des défenseurs des droits de l’homme a publié une déclaration le 25 janvier, disant : « Nous avons appris récemment que certaines autorités ont détruit le cimetière de Khavaran où sont enterrées les victimes du massacre illégal de prisonniers politiques des années 80, et plus particulièrement de 1988. Le Centre des défenseurs des droits de l’homme condamne cet acte épouvantable et vil tout en faisant remarquer que tous, y compris les autorités, devraient respecter la dignité des morts. »
Au moins quinze bahá'ís étaient enterrés dans cette partie du cimetière, tous victimes de la campagne gouvernementale du début des années 1980 visant à persécuter systématiquement les croyants iraniens pour leurs croyances religieuses.
On sait précisément que les corps de huit membres du conseil directeur national assassinés le 27 décembre 1981 y sont enterrés, ainsi que six membres de l’Assemblée spirituelle bahá’íe de Téhéran exécutés le 4 janvier 1982. Il est probable que d’autres bahá’ís sont aussi enterrés au même endroit.
Selon une bahá’íe dont le mari est enterré là-bas, la plupart des tombes de cette section du cimetière ne portaient pas d’inscription, mis à part un numéro d’ordre.
« On désignait l’endroit comme celui des ‘infidèles’, nous a dit la veuve, qui réside actuellement hors de l’Iran. On nous a donné des numéros de rangée et c’est comme cela que j’ai pu savoir où se trouvait mon mari, mais il n’y avait pas d’autre identification et on ne nous a pas permis d’indiquer à qui appartenait la tombe. »
--- Copyright 2009 - Baha'i World News Service. Tous les textes et toutes les
photographies produits par le Baha'i World News Service et Nouvelles Internationales Baha'ies
peuvent être librement reproduits, re-diffusés par courrier
électronique, sur le World Wide Web ou de toute autre manière, par tout
individu ou toute organisation, dans la mesure où ils sont attribués au Baha'i
World News Service. Pour plus d'informations, visitez
http://www.bahaiworldnews.org pour les articles en langue originale et
http://www.ni-bahaies.org pour le site miroir en langue française.
Article sur http://www.ni-bahaies.org/article.php?num=423
La Communauté Internationale Bahá’íe se réjouit du rejet hier par l’Assemblée générale des Nations-Unies de la motion dite de "non-action" introduite par la République Islamique d’Iran.
Une telle motion, si elle avait été adoptée, aurait eu pour conséquence d’écarter une résolution qui critique fortement la République Islamique d’Iran pour l’usage de la torture, l’augmentation du nombre des exécutions, la violente répression des femmes et les discriminations grandissantes des bahá’ís, des chrétiens, des juifs, des soufis et des sunnites parmi d’autres minorités.
La résolution a ensuite été adoptée par la troisième Commission par 70 votes pour, 51 contre et 60 abstentions lors d’un second vote. La résolution va maintenant être transmise pour approbation finale à l’Assemblée générale plénière mi-décembre.
"Cette motion offrait aux gouvernements un moyen facile de fuir leur responsabilité de protéger les droits de l’Homme, et par son rejet ils ont ouvert la voie à une enquête approfondie sur les violations des droits de l’Homme en Iran", a déclaré Bani Dugal, la principale représentante de la Communauté Internationale Bahá’íe auprès des Nations-Unies.
"L’Assemblée générale des Nations-Unies a été à la hauteur de ses responsabilités en rejetant cette motion présentée par la République Islamique d’Iran dans un effort évident d’échapper à la condamnation internationale de l’aggravation de la situation des droits de l’Homme.
Notre espoir est que de telles motions de non-action, qui pour l’essentiel sont un subterfuge procédural pour éviter une discussion légitime relative à des questions de droits de l’Homme, appartiennent désormais au passé. Si tel est le cas, ceci représente une victoire pour les droits des peuples à travers le monde", a déclaré Bani Dugal.
Une motion de non-action est une procédure qui empêche les Etats membres de l’ONU de débattre d’une résolution. Selon Bani Dugal, ce type de motion est de plus en plus utilisée afin de permettre aux Etats d’éviter de devoir prendre position sur des sujets politiquement sensibles tels que les droits de l’Homme, et d’échapper ainsi au contrôle international.
"L’usage de motions procédurales à cette fin donne à des Etats dénués de scrupules une opportunité de fermer les yeux sur les actes d’oppression d’un Etat membre, tout en prétendant que les droits de l’Homme leur importent. La communauté internationale ne doit plus tolérer cela.
Si la motion était passée, elle aurait constitué un affront pour ces iraniens, particulièrement dans leur pays, qui ont courageusement pris position contre les abus de leur gouvernement. De plus en plus de juristes iraniens et défenseurs des droits de l’Homme ont cherché à garantir le droit au procès équitable et à défendre les droits de leurs concitoyens, souvent au prix d’un risque considérable", a ajouté Bani Dugal.
L’échec de la motion par un vote de 81 voix contre, 71 voix pour et 28 abstentions, a ouvert la voix pour la troisième commission, en charge des questions de droits de l’Homme, de voter sur la résolution portant sur la situation des droits de l’Homme en Iran quelques minutes après.
La résolution a été initiée par le Canada et avait été soutenue avant le vote par plus de 40 pays. Elle "se déclare gravement préoccupée par des violations graves des droits de l’homme en République islamique d’Iran", relevant particulièrement le recours à la torture, les exécutions publiques, la répression violente notamment "de femmes exerçant leur droit de réunion pacifique".
La résolution appelle également la République islamique d’Iran "de répondre aux préoccupations profondes qui sont exprimées dans le rapport du Secrétaire général" Ban Ki-moon.
Publié en Octobre, le rapport de Monsieur Ban relève que "dans la pratique, un certain nombre d’obstacles sérieux entravent la pleine protection des droits de l’homme et le fonctionnement indépendant des différentes institutions de l’État". Le rapport complet peut être consulté ici.
La résolution demande notamment à l’Iran de "mettre fin aux actes de harcèlement, d’intimidation et de persécution visant les opposants politiques et les défenseurs des droits de l’Homme, notamment en libérant les personnes détenues de manière arbitraire ou en raison de leurs opinions politiques" et "de défendre le droit à une procédure régulière et de mettre fin à l’impunité des personnes qui commettent des violations des droits de l’Homme".
La résolution prend note particulièrement des attaques contre les bahá’ís, "en particulier [des] attaques lancées contre les bahaïs et leur religion dans les médias contrôlés par l’État, [des] preuves de plus en plus nombreuses de l’action que mène l’État pour identifier et surveiller les bahaïs, ce qui empêche ceux-ci de faire des études universitaires et de subvenir à leurs besoins économiques, et [de l’]arrestation et [de la] détention de sept dirigeants bahaïs sans inculpation ni représentation en justice".
Bani Dugal indique qu’au moins 20 bahá’ís sont actuellement emprisonnés, y compris les sept dirigeants bahá’ís arrêtés aux mois de mars et mai derniers et détenus dans la prison d’Evin sans charges. Plus de 100 bahá’ís ont été arrêtés et relâchés sous caution au cours des quatre dernières années dans le cadre du renforcement des efforts gouvernementaux pour persécuter les bahá’ís.
--- Copyright 2008 - Baha'i World News Service. Tous les textes et toutes les
photographies produits par le Baha'i World News Service et Nouvelles Internationales Baha'ies
peuvent être librement reproduits, re-diffusés par courrier
électronique, sur le World Wide Web ou de toute autre manière, par tout
individu ou toute organisation, dans la mesure où ils sont attribués au Baha'i
World News Service. Pour plus d'informations, visitez
http://www.bahaiworldnews.org pour les articles en langue originale et
http://www.ni-bahaies.org pour le site miroir en langue française.



