Persécution des Bahà'is en Iran : 



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14.6.2010 Le procès des sept responsables bahá’ís semble être terminé

New-York, publié le 14 juin – Le procès des sept responsables bahá’ís emprisonnés depuis plus de deux ans en Iran semble être arriver à terme après trois jours consécutifs d’audiences.
Les sept prisonniers ont comparu devant la Section 28 du Tribunal révolutionnaire à Téhéran dans la matinée du samedi 12 juin puis sont retournés à la prison d’Evin peu après midi.
L’audience fut renvoyée au jour suivant puis à ce matin.
« 
Nous pouvons confirmer qu’une audience s’est tenue aujourd’hui à Téhéran, indique Bani Dugal, la principale représentante de la Communauté internationale bahá’íe au Nations unies, et il semble, d’après nos informations, que le procès lui-même est maintenant terminé. Mais nous n’avons pas d’autres informations pour l’instant. »
Les prévenus sont Madame Fariba Kamalabadi, Messieurs Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Madame Mahvash Sabet, Messieurs Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm.
Avant leur emprisonnement, ils veillaient aux besoins spirituels et sociaux de la communauté bahá’íe d’Iran, forte de plus de 300 000 membres. Ils ont été détenus dans la prison d’Evin depuis leur arrestation en 2008, six d’entre eux le 14 mai et l’une d’entre eux deux mois plus tôt.
Leur procès a commencé le 12 janvier de cette année après qu’ils ont été incarcérés sans notification de charges à la prison d’Evin pendant 20 mois. À la première audience, les sept bahá’ís ont catégoriquement démentis les accusations d’espionnage, d’activités de propagande contre l’ordre islamique et de « corruption sur Terre », entre autres allégations.
Une deuxième audience, tenue le 7 février, portait principalement sur des questions procédurales. La troisième session, qui était prétendument à huis clos, a été ajournée après que les sept inculpés, en accord avec leurs avocats, ont refusé de participer à la procédure en raison de la présence de personnes ne faisant pas partie du corps judiciaire.

1.6.2010 Les droits de l’homme en Iran au centre de campagnes planétaires

Les droits de l’homme en Iran au centre de campagnes planétaires

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Deux des sites Internet annonçant la journée d’action du 12 juin.

Genève, publié le 30 mai 2010 - Le samedi 12 juin aura lieu une journée mondiale d’action pour demander la fin des violations des droits de l’homme en Iran.
L’initiative coordonnée de l’organisation
United4Iran est soutenue par de nombreuses organisations dont Amnesty International, Human Rights Watch, la Nobel Women’s Initiative (initiative de femmes prix Nobel), la Communauté internationale bahá’íe, le Cairo Institute for Human Rights Studies (l’Institut du Caire pour l’étude des droits de l’homme), la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’homme), et Pen International.
« Dans notre soutien pour cette initiative non-partisane, nous nous joignons aux citoyens ordinaires à travers le monde pour attirer l’attention sur les violations massives et continues des droits de l’homme en Iran », a déclaré Diane Ala’i, représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies à Genève.
Des ONG réputées se joignent à tout un ensemble de groupes locaux, de groupes d’étudiants, de groupes basés sur Internet, pour organiser simultanément des évènements dans de nombreuses villes et campus à travers le monde.
Parmi les initiatives sur Internet, il est possible d’adresser des messages à des destinataires spécifiques en soutien à des prisonniers d’opinion. Le site Internet de la campagne est disponible
ici.
Une réponse impressionnante
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Le 14 mai, des participants à la campagne United4Iran ont délimité les dimensions exiguës des cellules des sept responsables bahá’ís dans la prison d’Evin à Téhéran. Cette photo est prise au Liechtenstein.

Le 14 mai dernier, United4Iran a symboliquement marqué le deuxième anniversaire de l’emprisonnement des sept responsables bahá’ís dans la prison d’Evin, appelant à répliquer la taille des petites cellules et à prendre des photos.
« La réponse a été impressionnante, selon le site Internet de United4Iran. Notes, emails, vidéos, vieilles photos des responsables : d’anciens étudiants et individus du monde entier ont participé. »
En geste de solidarité, il était demandé de délimiter la taille des cellules partagées par les prisonniers bahá’ís et d’occuper l’espace afin de mieux prendre conscience de leurs souffrances.
Les cellules des bahá’ís à Evin sont dépourvues de lits, contraignant les prisonniers à dormir sur le sol en béton.
Une vidéo visionnable
ici a été publiée en ligne pour montrer certaines des photos reçues par l’organisation.
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L’une des responsables bahá’ís emprisonnés, Fariba Kamalabadi, à gauche avec une ancienne élève. La photo a été envoyée par l’élève à United4Iran dans le cadre de la campagne.

United4Iran a également publié une vieille photo de l’une des prisonnières, Fariba Kamalabadi, avec l’une de ses anciennes étudiantes. L’étudiante a envoyé la photo à United4Iran avec des passages d’une lettre adressée à son enseignante : « Maintenant que vous êtes emprisonnée ... pour faire de cette terre un meilleur endroit... des larmes me viennent aux yeux. Tout ce que je peux faire est prier. Je saurai toujours les choses que vous m’avez enseignées. »
« 
Nous sommes très reconnaissants pour cette expression de sympathie offerte au peuple d’Iran soumis à l’oppression », a ajouté Diane Ala’i.
Le site Internet de
United4Iran peut être vu ici.
Autres initiatives
Plusieurs autres organisations ont récemment lancé des campagnes en soutien à la communauté bahá’íe opprimée en Iran.
Le dernier bulletin de la section française de Association des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) comportait un appel à entreprendre des actions en faveur tant des sept responsables bahá’ís emprisonnés que de douze autres bahá’ís récemment détenus.
Le 14 mars,
Amnesty International demandait que des messages de vœux soient adressés aux prisonniers de conscience en Iran pour marquer le nouvel an traditionnel iranien.
Les responsables de la communauté bahá’íe d’Iran détenus faisaient partie des sept cas sélectionnés par
Amnesty International.
À ce jour, près de 600 messages ont été reçus pour les prisonniers bahá’ís individuellement et collectivement notamment du Japon, de Nouvelle-Zélande, des Pays-Bas et des États-Unis. Plus d’informations relatives à cette campagne peuvent être trouvées
ici.
Les sept responsables bahá’ís emprisonnés depuis deux ans font partie des 36 bahá’ís emprisonnés actuellement en Iran en raison de leur religion.
Pour plus d’informations sur la situation en Iran :
http://www.bahai.fr/iran

1.6.2010 La quatrième audience des responsables bahá’ís emprisonnés annoncée pour le 12 juin prochain

Genève, publié le 1er juin 2010 –
 La quatrième audience du procès des sept responsables bahá’ís emprisonnés depuis plus de deux ans serait prévue pour le 12 juin prochain selon les informations dont dispose la Communauté internationale bahá’íe.
La date coïncide avec le premier anniversaire de la controversée élection présidentielle iranienne ainsi qu’avec une journée mondiale de mobilisation destinée à attirer l’attention sur les violations des droits de l’homme en Iran.
Le procès des sept prisonniers a débuté le 12 janvier après qu’ils aient été incarcérés sans charges dans la prison d’Evin à Téhéran pendant 20 mois.
Lors de la première audience tenue devant la 28ème section du Tribunal révolutionnaire de Téhéran, les bahá’ís ont catégoriquement nié les charges d’espionnage, de propagande contre l’ordre islamique et de « corruption sur Terre » parmi d’autres allégations.
La deuxième audience tenue le 7 février a été essentiellement consacrée à des questions procédurales.
La troisième audience du 12 avril, annoncée comme devant se tenir à huis clos, a été reportée après que les sept prisonniers ont, avec l’accord de leurs avocats, refusé de participer à la procédure du fait de la présence de personnes étrangères au corps judiciaire.
« 
La présence de spectateurs, y compris une équipe de tournage, dans une audience soi-disant à huis clos tout en refusant l’accès aux familles des prévenus était inacceptable », indique Diane Ala’i, représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies à Genève. « Il n’y aurait pas d’objections si le procès était public et mené selon les standards internationaux ».
« 
Lors des audiences tenues jusqu’à présent, aucune preuve de faits répréhensible n’a été présentée. Ainsi que l’ont confirmé leurs avocats, les prévenus sont totalement innocents et poursuivis uniquement en raison de leurs convictions religieuses », précise-t-elle.
« 
Le gouvernement iranien doit savoir que ses actions à l’encontre de ces citoyens innocents sont surveillées à travers le monde. »
« 
Une fois de plus, nous appelons à leur libération immédiate. A défaut, les sept prisonniers devraient, à tout le moins, être libérés sous caution dans l’attente d’un procès équitable. »
Les sept prévenus sont Madame Fariba Kamalabadi, Messieurs Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Madame Mahvash Sabet, Messieurs Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm. Avant leur emprisonnement, ils prenaient en charge les besoins spirituels et sociaux de la communauté bahá’íe d’Iran forte de plus de 300 000 membres. Madame Sabet a été arrêtée le 5 mars 2008, les autres le 14 mai 2008.
Actuellement, quelque 38 bahá’ís sont détenus dans diverses villes en Iran.
Pour plus d'information: www.bahai.lu/ www.bahai.org

17.2.2010 Une coalition de nations défend les droits de l'homme en Iran.

Des pays du monde entier ont, devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, exprimé leur forte préoccupation au sujet de l’aggravation de la situation des droits de l’homme en Iran.

Lors de discours tenus hier et dans des documents soumis au Conseil, des nations et des groupes de défense des droits de l’homme ont décrit à quel point l’Iran a échoué à respecter ses obligations au regard des règles internationales de défense des droits de l’homme.

« La bonne nouvelle est que les gouvernements et les organisations se rallient pour défendre les Iraniens innocents qui ont vu leurs droits fondamentaux si gravement violés l’année passée », a déclaré Diane Ala’i, la représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies à Genève.

« La mauvaise nouvelle est que l’Iran continue à ignorer ces appels », a-t-elle ajouté après la session du Conseil d’hier qui s’est focalisée spécifiquement sur la situation en Iran.

Muhammad Javad Larijani, secrétaire général du Haut Conseil des droits de l’homme de la République islamique d’Iran a déclaré que la liberté religieuse est garantie en Iran et qu’aucun bahá’í n’est persécuté en raison de ses convictions. Si des bahá’ís sont emprisonnés, c’est selon lui uniquement en raison des « activités illégales » de leur culte.

« Pour le dire clairement, l’Iran s’est encore une fois totalement discrédité aux yeux de la communauté internationale », a précisé Diane Ala’i, ajoutant que 14 bahá’ís de plus avaient été arrêtés en Iran l’année passée.

Parmi les personnes arrêtées se trouve Niki Khanjani, le fils d’un des sept responsables bahá’ís actuellement jugés pour de fausses accusations.

Selon Diane Ala’i : « Comme le relevait récemment le prix Nobel de la paix Maître Shirin Ebadi dans une lettre ouverte au haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, l’Iran essaie maintenant d’exercer des pressions sur des prisonniers en prenant en otage leurs proches. Jamaloddin Khanjani est âgé de 76 ans. Il a été emprisonné depuis près de deux ans, ensuite ils ont arrêté sa petite-fille début janvier, et maintenant son fils. »

« Il s’agit là des actes désespérés d’un régime tentant désespérément de faire porter à d’autres sa responsabilité dans les troubles et de supprimer tout point de vue différent de sa propre idéologie. »

La majorité des pays ayant pris la parole au sujet de l’Iran ont focalisé leurs interventions sur les violences à la suite de l’élection présidentielle de juin dernier ainsi que sur la situation des minorités religieuses du pays.

Le Brésil a appelé l’Iran à étendre les droits à tous les groupes religieux du pays, indiquant que les bahá’ís doivent bénéficier des mêmes droits que tout un chacun. Le Mexique a ajouté que toutes les minorités, et particulièrement la communauté bahá’íe, doivent être en mesure de pratiquer leur religion.

« La Roumanie et la Slovénie ont dédié la quasi totalité de leur intervention à la répression accrue de la communauté bahá’íe d’Iran », a rapporté Diane Ala’i.

Des groupes de défense des droits de l’homme ont soulevé des points similaires dans les documents remis au Conseil.

« Malgré les garanties constitutionnelles d’égalité, les personnes appartenant à des minorités en Iran sont soumises à un ensemble de lois et pratiques discriminatoires, indiqueAmnesty Internationaldans sa déclaration écrite. Les minorités subissant des persécutions incluent des minorités ethniques et linguistiques telles que les Kurdes, les Arabes, les Azerbaïdjanais, les Turkmènes et les Balouches ainsi que des minorités religieuses telles que les bahá’ís et les Ahl-e Haqq. »

« Le gouvernement dénie de manière systématique les droits associés à la liberté de religion aux membres de la communauté bahá’íe, la plus importante minorité religieuse non-musulmane d’Iran. Dans la plupart des cas, y compris s’agissant de la persécution de la communauté bahá’íe, le gouvernement utilise la « sécurité » comme un prétexte pour détenir des individus et leur dénier les droits procéduraux les plus élémentaires », selonHuman Right Watch.

Cette session s’inscrivait dans le cadre de la revue périodique universelle, une procédure relativement nouvelle visant à examiner tous les quatre ans la situation des droits de l’homme dans les 192 nations membres des Nations unies. Il s’agissait de la première revue pour l’Iran.

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16.2.2010 Nouvelles Internationales Baha'ies

7.2.2010 Deuxième audience pour les sept responsables bahá’ís



Genève, publié le 7 février 2010 – Les sept responsables bahá’ís emprisonnés ont à nouveau été présentés au tribunal aujourd’hui pour la deuxième audience de leur procès.
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Les sept dirigeants bahá’ís, qui sont emprisonnés à Téhéran depuis presque 2 ans, ont été brièvement entendus lors de la deuxième audience. Aucune nouvelle date n’a été annoncée pour la suite du procès.


Le procès s’est tenu, une nouvelle fois, à huis clos et les membres des familles n’ont pas été admis dans la salle d’audience, selon les informations de la Communauté internationale bahá’íe.
L’audience, qui a duré un peu plus d’une heure, semble n’avoir porté que sur de simples questions procédurales. Aucune date pour de futures audiences n’a été donnée.
Les sept prisonniers ont été arrêtés il y a près de deux ans et ont été détenus dans la prison d’Evin depuis lors, passant leur première année de détention sans charges formelles ni accès à leurs avocats.
Après plusieurs reports, leur procès a officiellement commencé le 12 janvier dernier, audience lors de laquelle les sept responsables bahá’ís furent inculpés par la section 28 du Tribunal révolutionnaire à Téhéran.
Cette audience avait aussi été tenue à huis clos, mais selon les comptes rendus de medias contrôlés par le gouvernement, les sept bahá’ís ont été formellement accusés d’espionnage, d’activités de propagande contre l’ordre islamique, d’établissement d’une administration illégale, de coopération avec Israël, d’envoi de documents secrets hors du pays, d’agissements contre la sécurité du pays et de « corruption sur Terre ».
Toutes les charges ont été catégoriquement démenties. Les sept accusés sont Mme Fariba Kamalabadi, MM. Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi et Saeid Rezaie, Mme Mahvash Sabet, MM. Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm.
Pour plus d’informations sur la situation en Iran :
http://www.bahai.fr/iran

Ehemalige Bahá’í-Führungsriege zum zweiten Mal vor Gericht

8. FEBRUAR 2010
Die sieben inhaftierten Mitglieder der ehemaligen Bahá’í-Führungsriege im Iran hatten am Sonntag die zweite Anhörung ihrer Verhandlung vor der 28. Kammer des Teheraner Revolutionsgerichtes. Dies berichtet dieInternationale Bahá’í-Gemeinde auf ihrer Webseite.
Der Prozess gegen die fünf Männer und zwei Frauen begann nach über 20-monatiger Haft am 12. Januar 2010, nachdem der Beginn des Prozesses im Jahr 2009 mehrere Male verschoben worden war. Wie die Internationale Bahá’í-Gemeinde erfuhr, fand die Verhandlung wie schon zu Beginn unter Ausschluss der Öffentlichkeit statt. Auch die Anwesenheit der Angehörigen war nicht erlaubt. Dem Vernehmen nach scheint die Anhörung, die nur eine gute Stunde dauerte, nicht über Verfahrensfragen hinausgegangen zu sein. Entsprechend wurden noch keine Urteile gesprochen. Auch blieb offen, wann es zu einer weiteren Anhörung vor Gericht kommt.
Die Angeklagten verbrachten fast zwei Jahre im Teheraner Evin-Gefängnis, das erste Jahr ohne formale Anklage und ohne Zugang zu ihren Rechtsbeiständen. Beim Prozessbeginn am 12. Januar 2010 wurden die Anklagepunkte verlesen. Regierungsnahe Medien berichteten, dass die Angeklagten der Spionage, der Propagandaaktivitäten gegen die Islamische Ordnung, des Aufbaus einer illegalen Verwaltung, der Zusammenarbeit mit Israel, des Versendens geheimer Unterlagen ins Ausland, der Betätigung gegen die nationale Sicherheit des Landes und der Korruption auf Erden angeklagt wurden. Alle Anklagepunkte wurden von den Bahá’í kategorisch zurückgewiesen.
Bei den angeklagten Bahá’í handelt es sich um Fariba Kamalabadi, Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Mahvash Sabet, Bahrouz Tavakkoli und Vahid Tizfahm.

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Baha'i leaders make second court appearance

GENEVA, 7 February (BWNS) – Seven imprisoned Baha'i leaders appeared in court today in Iran for a second session of their trial.

The session was once again closed, and family members were not permitted in the courtroom, the Baha'i International Community has learned.

The hearing, which lasted just over one hour, does not seem to have gone beyond procedural issues. No date was given for any future sessions.

The seven were arrested nearly two years ago and have been held in Tehran's Evin prison since that time, spending the first year there without formal charges or access to lawyers.

After several postponements, their trial officially began on 12 January, when the seven were arraigned in Branch 28 of the Revolutionary Court in Tehran.

That session was also closed to the public, but accounts in government-sponsored news media said the defendants were formally charged with espionage, propaganda activities against the Islamic order, the establishment of an illegal administration, cooperation with Israel, sending secret documents outside the country, acting against the security of the country, and corruption on earth.

All the charges have been categorically denied. The defendants are Mrs. Fariba Kamalabadi, Mr. Jamaloddin Khanjani, Mr. Afif Naeimi, Mr. Saeid Rezaie, Mrs. Mahvash Sabet, Mr. Behrouz Tavakkoli, and Mr. Vahid Tizfahm.

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28.1.2010 La détention de dix bahá’ís fait craindre pour le sort des sept responsables bahá’ís

La détention de dix bahá’ís fait craindre pour le sort des sept responsables bahá’ís

New York, publié le 28 janvier 2010 - L’inquiétude grandit face au manque d’informations au sujet de la situation de dix bahá’ís
751_00_detainees_d13f8ffab2arrêtés au début du mois en Iran.
En plus de l’inquiétude à propos de leur sécurité, on craint que les charges retenues contre ces dix bahá’ís soient utilisées afin de créer de fausses preuves dans le procès qui reprendra le 7 février à l’encontre des sept responsables bahá’ís emprisonnés depuis 2008.
« 
Notre inquiétude, c’est qu’en l’absence de toute preuve contre les sept responsables, les autorités soient tentées d’en créer en forçant peut-être les bahá’ís récemment arrêtés à « avouer » qu’ils sont impliqués dans l’organisation des manifestations de l’Achoura en décembre, sous les ordres de leurs « responsables », a déclaré Bani Dugal, la principale représentante aux Nations unies de la Communauté internationale bahá’íe. Une telle affirmation serait absurde, étant donné que les sept responsables étaient en prison ces deux dernières années. »
Depuis leur arrestation le 3 janvier, des déclarations ont été reprises dans les médias contrôlés par l’État affirmant que les dix bahá’ís possédaient des armes et des munitions à leur domicile, dans le cadre d’un complot anti-gouvernemental lié aux manifestations de décembre.
« 
Les dix bahá’ís ont pour ainsi dire disparu dans le système carcéral iranien », a précisé Mlle Dugal.
« 
Bien qu’on ne sache si certaines de ces dix personnes étaient effectivement présentes lors des manifestations de l’Achoura, toute allégation selon laquelle ils étaient au centre de l’organisation de ces événements ou qu’ils possédaient des armes destinées à être utilisées contre le gouvernement est complètement infondée, a-t-elle poursuivi. Pendant les trois semaines qui ont suivi l’arrestation de ces bahá’ís, leurs familles n’ont eu aucun contact avec eux, sauf un bref message téléphonique à l’un des membres d’une famille le 11 janvier. »
Alors que les familles n’ont pas pu contacter les dix bahá’ís, on a appris qu’ils ont été récemment transférés à la prison de Gohardasht à Karaj.
« 
Un co-détenu de certains des prisonniers bahá’ís a récemment été libéré, et cette personne a informé les familles de leur transfert, a dit Mlle Dugal. Nous ne savons pas exactement ce que cela signifie, mais nous savons que les familles ont essayé d’apporter des vêtements et de l’argent aux prisonniers. L’argent a été accepté par les autorités à Karaj, mais pas les vêtements. »
Les dix bahá’ís arrêtés le 3 janvier sont Mme Leva Khanjani, petite-fille de Jamaloddin Khanjani, un des sept responsables bahá’ís, et son mari, M. Babak Mobasher ; M. Artin Ghazanfari et sa femme, Mme Jinous Sobhani, ancienne secrétaire du prix Nobel et avocate des droits de l’homme, Shirin Ebadi ; MM. Mehran Rowhani et Farid Rowhani qui sont frères ; M. Payam Fanaian ; M. Nikav Hoveydaie ; et M. Ebrahim Shadmehr et son fils, M. Zavosh Shadmehr.
Le 12 janvier, l’inculpation formelle des sept responsables bahá’ís a eu lieu dans la section 28 du Tribunal révolutionnaire à Téhéran.
Selon les comptes rendus dans les medias contrôlés par le gouvernement, les sept bahá’ís ont été accusés de : espionnage, activités de propagande contre l’ordre islamique, établissement d’une administration illégale, coopération avec Israël, envoi de documents secrets hors du pays, agissements contre la sécurité du pays et corruption sur Terre.
Au tribunal, la défense a explicitement rejeté toutes ces accusations.
Mlle Dugal a affirmé que le juge aurait fait savoir que la prochaine séance du procès, qui se tiendra le 7 février, sera publique et que les familles seront autorisées à y assister. La première comparution devant le tribunal s’est tenue à huis-clos.
Les sept « responsables » sont Mme Fariba Kamalabadi, MM. Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi et Saeid Rezaie, Mme Mahvash Sabet, MM. Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm.
Ce groupe de sept et les dix bahá’ís arrêtés le 3 janvier font partie des centaines de bahá’ís qui sont détenus à la suite de la persécution continuelle des bahá’ís, une campagne systématique qui a gagné en sévérité ces dernières années
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Die Festnahme von zehn Bahá’í lässt um andere Inhaftierte fürchten
New York, 27. Januar 2010 – Wegen fehlender Informationen über ihren Verbleib wächst die Sorge um zehn Bahá’í, die Anfang dieses Monats im Iran festgenommen wurden. Unterdessen wurde bekannt, dass der Prozess gegen die sieben ehemals führenden Bahá’í am 7. Februar dem Vernehmen nach öffentlich stattfinden soll.
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Das Committee of Human Rights Reporters has veröffentlichte diese Fotos und identifizierte die am 3. Januar verhafteten 10 Personen, darunter zwei Ehepaare.

Neben der Sorge um ihre Sicherheit wächst die Befürchtung, dass die erhobenen Anklagen gegen die Bahá’í als falsche Beweismittel in dem derzeit stattfindenden Verfahren gegen die sieben ehemals führenden Bahá’í genutzt werden könnten. Diese sind seit Frühjahr 2008 inhaftiert. Ihre Verhandlung wird am 7. Februar vor dem Teheraner Revolutionsgericht fortgeführt. Die zehn Bahá’í, deren ungeklärter Status nun zur Sorge Anlass gibt, wurden am 3. Januar in Folge der Ashura-Demonstrationen festgenommen. 
"Wir befürchten, dass die Behörde aus Mangel an jeglichen Beweisen versuchen könnte die unlängst inhaftierten Bahá’í zu zwingen zu 'gestehen', dass sie auf 'Anweisung' ihrer 'Führer' an der Organisation der Ashura-Demonstrationen im Dezember beteiligt waren", sagte Bani Dugal, Sprecherin der Internationalen Bahá’í-Gemeinde bei den Vereinten Nationen in New York. "Solch eine Anschuldigung wäre absurd, da die sieben ehemals führenden Bahá’í seit zwei Jahren in Haft sind", sagte sie.
Seitdem die zehn Bahá’í am 3. Januar inhaftiert wurden, sind in regierungsnahen iranischen Medien Berichte veröffentlicht worden, denen zufolge die zehn Bahá’í im Zusammenhang mit den Demonstrationen im Dezember stünden und im Rahmen eines Komplotts gegen die Regierung Waffen und Munition in ihren Häusern besessen hätten. "Die zehn Bahá’í sind buchstäblich im iranischen Haftsystem verschwunden", sagte Bani Dugal.
"Es ist nicht bekannt, ob jemand von den zehn tatsächlich an den Ashura-Demonstrationen anwesend war. Auf jeden Fall ist jede Vermutung, dass sie an der Organisation beteiligt oder im Besitz von Waffen waren, die gegen die Regierung eingesetzt werden sollten, ohne jede Grundlage", sagte Bani Dugal. "Während der drei Wochen, seit denen diese Bahá’í in Haft sind, hatten die Familien bis auf einen kurzen Telefonanruf gegenüber eines Familienmitglieds, der am 11. Januar erfolgte, keinen Kontakt mehr."
Es wurde jedoch bekannt, dass sie kürzlich in das Gohardasht-Gefängnis in Karaj verlegt worden seien. "Ein Mithäftling von einigen der Bahá’í-Gefangenen, der kürzlich entlassen wurde, informierte die Familien über diese Verlegung", berichtete Bani Dugal. "Wir wissen nicht, was dies zu bedeuten hat, aber wir wissen, dass Angehörige versuchten, den Gefangenen Kleidung und Geld zu bringen. Das Geld wurde von den Behörden in Karaj angenommen, die Kleidung jedoch nicht."
Die zehn Bahá’í, die am 3. Januar verhaftet wurden, sind Leva Khanjani, eine Enkelin von Jamaloddin Khanjani, einem der sieben Bahá’í-Führer, und ihr Mann Babak Mobasher, Artin Ghazanfari und seine Frau, Jinous Sobhani, die ehemalige Sekretärin von Nobelpreisträgerin und Menschenrechtsanwältin Shirin Ebadi, die Brüder Mehran und Farid Rowhani, Payam Fanaian, Nikav Hoveydaie sowie Ebrahim Shadmehr und sein Sohn Zavosh Shadmehr.
Am 12. Januar war die ehemalige Bahá’í-Führungsriege vor der Abteilung 28 des Revolutionsgerichts in Teheran formal angeklagt worden. Laut regierungsnahen Nachrichtenagenturen wurden die Sieben der "Spionage", "der Propagandaaktivitäten gegen die Islamische Ordnung, des Aufbaus einer illegalen Verwaltung, der Kooperation mit Israel, des Versendens von Geheimunterlagen ins Ausland, Tätigkeiten gegen die nationale Sicherheit" sowie der "Korruption auf Erden" angeklagt.nVor Gericht hatten die Angeklagten alle diese Anklagen ausdrücklich abgestritten.
Bani Dugal sagte, dass der vorsitzende Richter die nächste Gerichtsverhandlung auf den 7. Februar festgesetzt habe. Diese Verhandlungsrunde werde wohl öffentlich geführt werden und die Anwesenheit der Angehörigen offenbar zugelassen. Die erste Verhandlungsrunde war unter Ausschluss der Öffentlichkeit geführt worden.
Die sieben Mitglieder der ehemaligen Bahá’í-Führungsriege Fariba Kamalabadi, Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Mahvash Sabet, Behrouz Tavakkoli und Vahid Tizfahm.
Diese Gruppe sowie die zehn Bahá’í, die am 3. Januar verhaftet wurden, sind nur einige von inzwischen Hunderten, die während der andauernden Verfolgung der Bahá’í inhaftiert wurden – einer systematische Kampagne, die während der letzten Jahre an Intensität zugenommen hat.
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Detention of 10 Baha'is leads to fears for other prisoners 


NEW YORK, 27 January (BWNS) – Concern is growing over the lack of information about the status of 10 Baha'is who were arrested earlier this month in Iran.

In addition to worry about their safety, there are fears that charges against these 10 will be used to create false evidence in court against the seven Baha'i leaders who have been held since 2008 and whose trial is set to resume on 7 February.

"Our concern is that in the absence of any evidence against the seven leaders, the authorities may be attempting to build a case by perhaps forcing these newly arrested Baha'is to 'confess' that they were involved in organizing December's Ashura demonstrations under orders from their 'leadership'," said Bani Dugal, the principal representative of the Baha'i International Community to the United Nations.

"Any such claim would be absurd, given that the seven leaders have been in prison for the last two years," she said.

Since their arrest on 3 January, statements have been made in Iranian state-sanctioned media that the 10 possessed arms and ammunition in their homes as part of an anti-government plot related to the December demonstrations. 

The 10 have virtually disappeared into Iran's detention system, said Ms. Dugal.

While it is not known whether any of these 10 were in fact present at the Ashura demonstrations, any suggestion that they were central to the organization of these events or that they possessed arms to be used against the government is completely without foundation, she said.

"In the three weeks since these Baha'is were detained, their families have had no contact with them, aside from a brief telephone message to one family member on 11 January."

While families have been unable to contact the 10, it has been learned that they have been transferred recently to Gohardasht prison in Karaj.

"A cellmate of some of the Baha'i prisoners was recently released, and this individual informed the families of this transfer," said Ms. Dugal. "We don't know exactly what this means, but we do know that families tried to bring clothes and money to the prisoners. The money was accepted by authorities in Karaj, but not the clothing."

The 10 Baha'is who were arrested on 3 January are Mrs. Leva Khanjani, granddaughter of Jamaloddin Khanjani, one of the seven Baha'i leaders, and her husband, Mr. Babak Mobasher; Mr. Artin Ghazanfari  and his wife, Mrs. Jinous Sobhani, former secretary of Nobel laureate and human rights attorney Shirin Ebadi; Mr. Mehran Rowhani and Mr. Farid Rowhani, who are brothers; Mr Payam Fanaian; Mr. Nikav Hoveydaie; and Mr. Ebrahim Shadmehr and his son, Mr. Zavosh Shadmehr.

On 12 January, the formal arraignment of the seven leaders was held in Branch 28 of the Revolutionary Court in Tehran. 

According to accounts in government-sponsored news media, the seven have been charged with: espionage, propaganda activities against the Islamic order, the establishment of an illegal administration, cooperation with Israel, sending secret documents outside the country, acting against the security of the country, and corruption on earth.

In court, the defendants explicitly denied all of these charges.

Ms. Dugal said the judge has reportedly indicated that the next session of the trial on 7 February will be open and the families will be permitted to attend. The first court appearance was closed to the public.

The seven "leaders" are Mrs. Fariba Kamalabadi, Mr. Jamaloddin Khanjani, Mr. Afif Naeimi, Mr. Saeid Rezaie, Mrs. Mahvash Sabet, Mr. Behrouz Tavakkoli, and Mr. Vahid Tizfahm.

This group of seven and the 10 Baha'is arrested on 3 January are among hundreds of Baha'is who have been detained in the ongoing persecution of Baha'is - a systematic campaign that has increased in severity in the last few years. 


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20.1.2010 Date fixée au 7 février pour la prochaine audience

Date fixée au 7 février pour la prochaine audience dans le procès des sept responsables bahá’ís

Genève, publié le 20 janvier 2010 - La Communauté internationale bahá’íe a appris aujourd’hui que les autorités iraniennes ont signifié aux avocats des sept responsables bahá’ís emprisonnés que la prochaine audience de leur procès se tiendrait le 7 février prochain.
Lors de la première audience le 12 janvier dernier à Téhéran, l’acte d’accusation a été lu aux sept prévenus qui ont catégoriquement démenti les accusations portées contre eux.
« Même si nous disposons de peu d’informations relatives à ce qui s’est passé dans la salle d’audience, nous pouvons maintenant dire avec certitude que les sept bahá’ís innocents se sont levés et ont fermement rejeté toutes les accusations retenues contre eux », a déclaré Diane Ala’i de la Communauté internationale bahá’íe.
« Nous pouvons également dire qu’au vu de la mobilisation internationale lors de la première audience du procès le monde surveille attentivement cette procédure et le gouvernement iranien sera tenu responsable de toute injustice », a-t-elle ajouté.
Les accusations portées contre les sept bahá’ís, selon des communiqués des médias étatiques, sont : espionnage, « activités de propagande contre l’ordre islamique », « établissement d’une administration illégale », coopération avec Israël, transmission de documents secrets à l’étranger, agissement contre la sécurité du pays et « corruption sur terre ».
Les sept accusés sont Mme Fariba Kamalabadi, MM. Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Mme Mahvash Sabet, MM. Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm.
Tous à l’exception d’une ont été arrêtés le 14 mai 2008 à leur domicile à Téhéran. Mme Sabet a été arrêtée le 5 mars 2008 à Mashad. Ils sont depuis détenus dans la prison d’Evin à Téhéran, ayant passé leur première année en prison sans que la moindre charge ne leur ait été notifiée et sans accès à leurs avocats.
Pour plus d’informations sur la situation en Iran :
http://www.bahai.fr/iran

14.1.2010 Réactions internationales au procès des sept dirigeants bahá’ís

Réactions internationales au procès des sept dirigeants bahá’ísarton638-61137
Genève, publié le 14 janvier 2010 – Partout dans le monde, la décision de l’Iran de commencer le procès des
sept dirigeants bahá’ís a suscité une forte réaction internationale chez les observateurs, y compris de la part de la détentrice du prix Nobel, Maître Shirin Ebadi qui a demandé qu’ils soient immédiatement libérés et acquittés.
« 
Si un juge impartial investigue les accusations portées contre mes clients et si la justice prévaut, seul un verdict d’acquittement est possible, a déclaré Me Ebadi, au cours d’une entrevue publiée sur WashingtonTV, un service américain de nouvelles sur le Web. Me Ebadi, qui fait partie du groupe d’avocats assurant la défense des sept accusés, a dit qu’elle avait lu attentivement le dossier des accusations portées contre eux et qu’elle n’avait « trouvé ni cause ni preuve à l’appui des charges criminelles portées par le procureur ».
D’autres observateurs ont exprimé leur inquiétude quant à l’impartialité du procès et ont demandé qu’il se déroule publiquement et se conforme aux normes juridiques internationales. Des gouvernements et personnalités de l’Union européenne, des États-Unis, du Brésil, de l’Inde et du Canada ont également, dans des déclarations très fortes, exprimé leur vive inquiétude.
Dans une déclaration publiée hier, l’Union européenne faisait écho à une demande antérieure que des observateurs étrangers puissent assister au procès des sept bahá’ís.
« 
L’UE rappelle que la liberté de pensée, de conscience et de religion est un droit fondamental et absolu dont le respect doit être garanti en toutes circonstances. L’UE réclame un procès équitable et transparent qui soit conforme à l’ensemble des normes et obligations internationales… »
Au Brésil, Luiz Couto, président de la Commission des droits de l’homme de la Chambre fédérale des députés, affirmait hier, dans une lettre adressée à l’ambassadeur d’Iran, qu’il semblait que « 
le procès ne se déroule pas de façon transparente et publique » et que tout procès à huis clos serait une violation du droit à une défense complète et équitable.
« 
Nous considérons que la liberté de religion et de croyance – pour les musulmans, les chrétiens, les juifs, les bouddhistes, les bahá’ís et tous les autres groupes confessionnels – est un droit fondamental, essentiel à toute démocratie, aussi bien en Orient qu’en Occident », a affirmé le député Couto.
Lundi, le Département d’État américain a condamné la décision de l’Iran de commencer ce procès.
« 
Les autorités détiennent ces personnes depuis plus de vingt mois, elles n’ont rendu public aucune preuve et ont restreint considérablement leur accès à un avocat, affirmait Philip J. Crowley, secrétaire adjoint au Bureau des affaires publiques du Département d’État. Ces personnes ont droit à l’application régulière de la loi. »
En Inde, des personnalités ont réclamé que leur gouvernement soulève la question de la persécution des bahá’ís auprès des autorités à Téhéran. Selon un article paru samedi dernier dans le journal
The Hindu, Maja Daruwala, directrice de l’organisation Commonwealth Human Rights Inititiative, affirmait « Notre pays a une longue histoire de pluralisme et de tolérance et doit prendre leur défense ».
Vendredi dernier, le ministre des Affaires étrangères du Canada, M. Lawrence Cannon, a fait une déclaration dans laquelle il exprimait la vive inquiétude de son pays au sujet de la détention persistante des sept dirigeants bahá’ís. « 
Il est déplorable que la détention de ces personnes soit fondée uniquement sur leur foi et qu’elles n’aient pas eu droit à un procès juste », a déclaré M. Cannon.
Dans une entrevue donnée hier à la
BBC World Service, Cherie Blair, éminente avocate des droits de l’homme, réclamait la libération de « ce groupe de personnes dont la religion prêche la paix et qui n’ont absolument rien fait pour mériter ce procès » .
Dans l’interview avec
WashingtonTV, Me Ebadi, qui réside actuellement hors d’Iran, a également donné un aperçu de ce qui s’est déroulé hier devant la section 28 du Tribunal révolutionnaire, où la « première audience » du procès s’est déroulée.
Elle a relaté que seulement deux avocats du Centre des défenseurs des droits de l’homme, dont elle est la fondatrice, ont pu être présents au tribunal et que malgré la demande d’une audience publique, le procès s’est déroulé à huis clos.
Les accusations portées contre les sept bahá’ís ont été réitérées hier dans les médias étatiques. On les accuse d’espionnage, « d’activités de propagande contre l’ordre islamique », d’offense au caractère sacré de la religion et de propagande contre le gouvernement, de coopération avec Israël, d’avoir établi une administration illégale, d’avoir transmis des documents secrets à l’étranger, d’avoir agi contre la sécurité du pays et de « corruption sur terre ».
Diane Ala’i, représentante de la
Communauté internationale bahá’íe, a déclaré que les sept accusés avaient catégoriquement et constamment démenti les allégations portées contre eux : « Nous pouvons être certains qu’ils ont fait de même hier devant le juge. »
Les sept prisonniers sont Mme Fariba Kamalabadi, MM. Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Mme Mahvash Sabet, MM. Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm.
Tous sauf une ont été arrêtés le 14 mai 2008 à leur domicile à Téhéran. Mme Sabet a été arrêtée le 5 mars 2008 à Mashhad. Ils ont depuis été détenus à la prison Evin à Téhéran, sans que la moindre charge n’ait été retenue contre eux, ni qu’un avocat ait pu avoir accès à eux pendant au moins un an.
Avant leur arrestation, les sept bahá’ís avaient servi au sein d’un groupe ad hoc connu sous le nom les « Amis ». Leur rôle, dont ils s’acquittaient au su du gouvernement, était de s’occuper des besoins matériels et spirituels essentiels de la communauté bahá’íe d’Iran, privée de corps dirigeants depuis la dissolution des institutions élues en 1983, en réponse à un décret gouvernemental.
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Mittwoch, 13. Januar 2010
Internationale Reaktionen auf das Gerichtsverfahren gegen die sieben Bahá’í
Genf/Berlin, 13. Januar 2010 – Die gestrige Eröffnung des Verfahrens gegen die sieben ehemals führenden Bahá’í im Iran hat starke Reaktionen ausgelöst, darunter auch die Forderung der Friedensnobelpreisträgerin Shirin Ebadi, die Gefangenen sofort freizusprechen und aus dem Gefängnis zu entlassen.
"Wenn man Gerechtigkeit walten ließe und ein unparteiischer Richter die Anklagen gegen meine Mandanten überprüfen würde, so kann gar kein anderes Urteil erfolgen als ein Freispruch“, sagte Shirin Ebadi in einem Kommentar auf Washington TV, einer Internet-Nachrichtenagentur in den USA. Sie ist eine von vier Verteidigern der sieben Bahá’í.Inhaftierte Bahá'í-Führungsgruppe Iran

Ebadi sagte, sie habe die Akten mit den Anklagen sehr sorgfältig gelesen und "keinen Grund und keinen Beweis für die Verbrechen gefunden, die ihnen von der Staatsanwaltschaft angelastet werden". In dem Interview bot Ebadi, die sich derzeit außerhalb des Iran befindet, auch einen Einblick in das, was gestern in der 28. Kammer des Revolutionsgerichtes stattfand. So konnten nur zwei Verteidiger des von ihr gegründeten Defenders of Human Rights Center bei Gericht zugegen sein. Trotz den Antrags auf öffentliche Verhandlung war der Prozess nicht öffentlich.
In 
Deutschland erklärte die Sprecherin für Menschenrechte und Humanitäre Hilfe der CDU/CSU-Bundestagsfraktion, Erika Steinbach, dass die Verfolgung der Bahá’í religiös motiviert und „außerordentlich erschreckend“ sei. Sie bezeichnete das Gerichtsverfahren als einen „Schauprozess“. Die Gesellschaft für bedrohte Völker hatte einen Offenen Brief an Bundeskanzlerin Dr. Angela Merkel veröffentlicht, mit dem die Bundeskanzlerin gebeten wurde, sich bei der iranischen Regierung für die Freilassung  der sieben unschuldig inhaftierten Bahá’í im Iran einzusetzen. Noch vor Beginn des Prozesses sah Volker Beck, menschenrechtspolitischer Sprecher von Bündnis 90/Die Grünen im Deutschen Bundestag, namentlich Bundesaußenminister Dr. Guido Westerwelle in der Pflicht, den Prozess gegen die Bahá´í durch die Deutsche Botschaft beobachten zu lassen und gegenüber der iranischen Regierung "wegen aller etwaig auftretenden Verletzungen rechtsstaatlicher Grundsätze zu demarchieren und vor einer Verurteilung zu Todesstrafe zu warnen."
Auch die 
Europäische Union veröffentlichte eine Stellungnahme, in der sie die Forderung wiederholte, internationale Beobachter zur Verhandlung der sieben Bahá’í zuzulassen. "Die Europäische Union erinnert daran, dass die Meinungs-, Glaubens- und Religionsfreiheit ein grundlegendes und unstrittiges Recht ist, welches unter allen Umständen gewährleistet sein muss", heißt es in der Stellungnahme. "Die EU fordert einen gerechten, rechtsstaatlichen und öffentlichen Prozess, der allen internationalen Normen und Verpflichtungen entspricht."
In 
Brasilien schrieb Luiz Couto, Vorsitzender der Menschenrechtskommission der Abgeordnetenkammer, in einem Brief an den iranischen Botschafter in Brasilien, dass "das Verfahren nicht transparent und öffentlich" zu sein scheine und dass "jede Form eines nichtöffentlichen Verfahrens das Recht auf umfassende und rechtsstaatliche Verteidigung" verletze. "Wir halten das Recht auf Religion und Glauben von Muslimen, Christen, Juden, Buddhisten, Bahá’í und allen anderen Religionen für ein grundlegendes Menschenrecht einer Demokratie, sei es im Osten oder Westen", so der Abgeordnete Couto.
Bereits am Montag verurteilte das Außenministerium der 
USA die Entscheidung des Iran, das Verfahren einzuleiten. "Die Behörden haben diese Personen für mehr als 20 Monate in Haft gehalten, ohne irgendwelche formalen Anklagen und ohne angemessenen Rechtsbeistand", sagte Außenamtssprecher Philip J. Crowley. "Diesen Personen steht ein ordentliches Gerichtsverfahren zu."
In 
Indien forderten prominente Bürgerinnen und Bürger die Regierung auf, die Verfolgung der Bahá’í bei der iranischen Regierung anzusprechen. "Unser Land hat eine lange Tradition von Pluralismus und Toleranz und muss hierzu seine Stimme erheben", sagte Maja Daruwala, Vorsitzende der Commonwealth Human Rights Initiative laut der Zeitung „The Hindu“ am Samstag.
In 
Kanada veröffentlichte Außenminister Lawrence Cannon am vergangenen Freitag eine Stellungnahme, in der er seine tiefe Sorge über die anhaltende Haft der sieben Bahá’í-Führer äußerte. "Es ist beschämend, dass diese Personen allein aufgrund ihres Glaubens inhaftiert wurden und dass ihnen bis jetzt ein faires Verfahren vorenthalten wurde", so Lawrence Cannon.
In einem heutigen Interview auf BBC World Service forderte die Menschenrechtsanwältin 
Cherie Blair die sofortige Freilassung "dieser Gruppe von Menschen, die eine Religion praktizieren, die den Frieden lehrt und die überhaupt gar nichts getan haben, um solch eine Gerichtsverhandlung zu rechtfertigen."
Gestern wurden in Meldungen der Regierung nahestehenden Medien die Anklagen gegen die Bahá’í wiederholt. Sie lauteten "Spionage, Propagandaaktivitäten gegen die islamische Ordnung, Aufbau einer illegalen Organisation, Zusammenarbeit mit Israel, das Versenden geheimer Unterlagen ins Ausland, Handlungen gegen die Sicherheit des Landes“ und „Korruption auf Erden." Diane Ala'i von der Internationalen Bahá’í-Gemeinde sagte, dass die Sieben diese Anklagen beständig und kategorisch bestritten hätten. "Wir können davon ausgehen, dass sie dies auch gestern vor dem Richter taten." 
Die sieben Angeklagten sind Fariba Kamalabadi, Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Mahvash Sabet, Behrouz Tavakkoli und Vahid Tizfahm. Bis auf eine Person war die Gruppe am 13. Mai 2008 in ihren Häusern in Teheran festgenommen worden. M. Sabet war bereits am 5. März in Mashhad festgenommen worden. Seither werden sie im Teheraner Evin-Gefängnis gefangen gehalten. Das erste Jahr waren sie ohne formale Anklage und ohne Rechtsbeistand inhaftiert.
Vor ihrer Verhaftung diente die Gruppe als eine ad hoc-Gruppe mit der Bezeichnung „Freunde” (persisch: Yárán). Ihre Aufgabe bestand mit vollem Wissen der Regierung darin, sich um die notwendigsten geistigen und materiellen Bedürfnisse der iranischen Bahá’í-Gemeinde zu kümmern. Diese hat seit 1983 durch einen Regierungserlass keine formale Führungsgremien.

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World reacts to the trial of the seven Baha'i leaders

GENEVA, 13 January (BWNS) – Iran's decision to begin the trial yesterday of seven Baha'i leaders has triggered a strong international reaction, including a call by Nobel laureate Shirin Ebadi for their immediate release and ultimate acquittal.

"If justice is to be carried out and an impartial judge should investigate the charges leveled against my clients, no other verdict can be reached save that of acquittal," said Mrs. Ebadi, in comments posted on WashingtonTV, a Web-based news service in the United States.

Mrs. Ebadi, who is one of the lawyers for the seven, said she had carefully read the dossier of charges against them and "found in it no cause or evidence to sustain the criminal charges upheld by the prosecutor."

Others also expressed concerns about the fairness of the trial, calling for it to be open and held in accordance with international legal standards. Governments and prominent individuals in the European Union, the United States, Brazil, India, and Canada issued strong statements of concern.

The European Union statement came yesterday, echoing an earlier call for international observers to be allowed in the trial of the seven Baha'is. 

"The EU recalls that freedom of thought, conscience and religion is a fundamental and undeniable right which shall be guaranteed in every circumstance," the statement said. "The EU calls for a just, fair and open trial respecting all international standards and obligations. ..."

In Brazil yesterday, Luiz Couto, the president of the Human Rights Commission of the Federal Chamber of Deputies, said in a letter to the Iranian ambassador to Brazil that it appears the "trial is not transparent and public," and that any closed trial would violate the right to a full and fair defense.

"We consider the freedom of religion and belief – that of Muslims, Christians, Jews, Buddhists, Baha'is, and all other religious expressions – a fundamental human right for democracy, both in the east and west," said Congressman Couto.

On Monday, the United States Department of State condemned Iran's decision to move ahead with the trial.

"Authorities have detained these persons for more than 20 months, without making public any evidence against them and giving them little access to legal counsel," said Philip J. Crowley, assistant secretary, Bureau of Public Affairs, U.S. Department of State. "These persons are entitled to due process."

In India, prominent Indians called upon the government to take up the issue of the Baha'i persecution with Tehran. "Our country has a long record of pluralism and tolerance and must speak out," said Maja Daruwala, director of the Commonwealth Human Rights Initiative, according to The Hindu newspaper on Saturday.

In Canada, Foreign Minister Lawrence Cannon issued a statement on Friday expressing deep concern about the ongoing detention of the seven Baha'i leaders. "It is deplorable that these individuals were detained on the sole basis of their faith and have been denied a fair trial," said Mr. Cannon. 

Leading human rights barrister Cherie Blair in an interview today with the BBC World Service called for the release of "this group of people who live a religion which preaches peace and did nothing whatsoever to deserve this trial."

In the WashingtonTV interview, Mrs. Ebadi, who is currently outside Iran, also offered a glimpse of what happened yesterday inside Branch 28 of the Revolutionary Court, where the "first session" of the trial was held.

She said only two lawyers of the Defenders of Human Rights Center, which she established, were able to be present in the court. And that in spite of a request for an open hearing, the court was closed. 

The charges against the seven were reiterated yesterday in news accounts in government-sponsored news media. They were given as: espionage, "propaganda activities against the Islamic order," the establishment of an illegal administration, cooperation with Israel, the sending of secret documents outside the country, acting against the security of the country, and "corruption on earth."

Diane Ala'i of the Baha'i International Community said the seven have consistently and categorically denied such accusations. "We can be certain that they also did so in front of the judge yesterday," she said.

The seven are Mrs. Fariba Kamalabadi, Mr. Jamaloddin Khanjani, Mr. Afif Naeimi, Mr. Saeid Rezaie, Mrs. Mahvash Sabet, Mr. Behrouz Tavakkoli, and Mr. Vahid Tizfahm.

All but one of the group were arrested on 14 May 2008 at their homes in Tehran. Mrs. Sabet was arrested on 5 March 2008 while in Mashhad. They have been held in Tehran's Evin prison ever since, spending their first year there without formal charges or any access to lawyers.

Prior to their arrest, the seven served as an appointed, ad hoc group known as the "Friends." Their role, carried out with the government's knowledge, was to see to the minimum spiritual and material needs of Iran's Baha'i community, which has been without formal leadership since its elected governing bodies were disbanded in response to a government decree in 1983.


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13.1.2010 Declaration of the High Representative on behalf of the European Union ....

Declaration of the High Representative on behalf of the European Union on the trial against seven Baha'i leaders in Iran

The European Union expresses its serious concern about the start today of the trial against seven Baha'i leaders in Iran, as the charges against them appear to be motivated by their belonging to a minority faith.
The EU recalls that freedom of thought, conscience and religion is a fundamental and undeniable right which shall be guaranteed in every circumstance, in accordance with article 18 of the International Covenant on Civil and Political Rights, which the Islamic Republic of Iran has signed and ratified.
The EU calls for a just, fair and open trial respecting all international standards and obligations under the ICCPR. The EU reiterates its request to the Islamic Republic of Iran to allow independent observation of the judicial proceedings.

The EU also expresses its deep concern about the recent detention of another 13 members of the Baha'i community for alleged involvement in anti-government protests. The EU calls on Iran to end the persecution of the Baha'i community and to release the detained individuals.
The Candidate Countries Croatia* and the former Yugoslav Republic of Macedonia*, the Countries of the Stabilisation and Association Process and potential candidates Albania, Bosnia and Herzegovina, Montenegro, and the EFTA countries Iceland, Liechtenstein and Norway, members of the European Economic Area, as well as Ukraine and the Republic of Moldova align themselves with this declaration.
* Croatia and the former Yugoslav Republic of Macedonia continue to be part of the Stabilisation and Association Process.

BRUXELLES, 12 jan 2010 (AFP) - Procès de bahaïs accusés d'espionnage en Iran: l'UE préoccupée

L'Union européenne s'est déclarée mardi "très préoccupée" par le procès de sept responsables de la petite communauté religieuse iranienne bahaïe accusés notamment d'"espionnage" au profit d'Israël.
"Il semble que les accusations portées contre eux soient motivées par leur appartenance à une minorité religieuse", a estimé la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton dans un communiqué rédigé au nom de l'Union.
"La liberté de pensée, de conscience et de religion est un droit fondamental et absolu dont le respect doit être garanti en toutes circonstances", a rappelé Mme Ashton.
"L'UE réclame un procès équitable et transparent (...) et demande à nouveau à la République Islamique d'Iran d'autoriser des observateurs indépendants à suivre les procédures judiciaires", ajoute le communiqué.
Les sept bahaïs sont accusés "d'espionnage au profit de l'étranger, coopération avec le régime d'occupation de Qods (ndlr: Israël), réunions visant à porter atteinte à la sécurité nationale et corruption sur la terre", a indiqué l'agence iranienne ISNA en citant l'arrêt du tribunal.
Selon la loi islamique en vigueur en Iran, la crime de "corruption sur la terre" est passible de la peine de mort.
"L'UE se déclare en outre profondément préoccupée par l'arrestation récente de treize autres membres de la communauté bahaie, qui auraient participé à des manifestations antigouvernementales", a indiqué par ailleurs le communiqué Mme Ashton.
"L'UE demande à l'Iran de mettre fin à la persécution de la communauté bahaïe et de libérer les personnes qui ont été arrêtées", conclut le texte.
Au moins une dizaine de responsables bahaïs ont été arrêtés après les manifestations anti-gouvernementales du 27 décembre dernier, lors d'un coup de filet qui a visé une centaine de responsables de l'opposition, intellectuels, journalistes ou militants des droits de l'Homme.
La communauté bahaï compte quelque 300.000 fidèles en Iran, où elle est apparue au 19e siècle. Les bahaïs considèrent Bahaullah, né en 1817, comme le dernier prophète envoyé par Dieu sur terre, alors que pour les musulmans le dernier prophète est Mahomet.

BRUXELLES, 12 jan 2010 (AFP) - Procès de bahaïs accusés d'espionnage en Iran: l'UE préoccupée

12.1.2010 Le procès des sept dirigeants bahá’ís est en cours à Téhéran

Le procès des sept dirigeants bahá’ís est en cours à Téhéran

Genève, publié le 12 janvier 2010 – Le procès des sept responsables bahá’ís a débuté aujourd’hui en Iran. Les premiers rapports indiquent que le procès a lieu mais qu’il est entaché de nombreuses violations des règles procédurales et présente tous les signes d’un procès inéquitable.
« 
Nous comprenons qu’aucun observateur n’a été accepté à l’audience », déclare Diane Ala’i, la représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies à Genève. « Ceci est absolument scandaleux compte tenu du fait que les sept prisonniers le sont exclusivement en raison de leurs convictions religieuses, en contradiction totale avec tous les standards en matière de droits de l’Homme ».
« 
Nous comprenons que même les avocats ont dû négocier leur entrée à l’audience alors même qu’ils n’ont en pratique quasiment pas eu accès aux accusés pendant près de deux ans ».
« 
Au même moment, les agents du ministère des renseignements chargés des interrogatoires des prisonniers et une équipe de tournage ont été vus entrant dans le bâtiment, soulevant des interrogations quant à la nature du procès ».
Diane Ala’i relève également qu’un site Internet lié à une télévision étatique publiait lundi une nouvelle indiquant que le procès avait déjà commencé et listant les accusations totalement infondées déjà connues à l’égard des sept prisonniers.
« 
En toute hypothèse, chacun de ces éléments semble indiquer un procès totalement irrégulier et très similaire aux procès spectacles mis en scène en Iran au cours des derniers mois ».
Les sept prisonniers sont Mme Fariba Kamalabadi, MM. Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Mme Mahvash Sabet, MM. Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm.
Tous sauf une ont été arrêtés le 14 mai 2008 à leur domicile à Téhéran. Mme Sabet a été arrêtée le 5 mars 2008 à Mashhad. Ils ont été tenus prisonniers dans la prison d’Evin à Téhéran depuis, sans que la moindre charge n’ait été retenu contre eux, ni qu’un avocat ait pu avoir accès à eux pendant au moins un an.
« 
Quoi qu’il puisse se passer, il est clair que le procès de ces sept innocents est le procès de toute une communauté et une tentative de plus pour intimider, et ostraciser tous les bahá’ís d’Iran. Simplement parce que leur opinion religieuse, diffère de celle des gens au pouvoir  ».
La Haute Représentante Madame Ashton a déclaré dans un communiqué daté d’aujourd’hui : « 
L’Union européenne se déclare très préoccupée par le procès de sept responsables baha’is qui s’ouvre aujourd’hui en Iran, car il semble que les accusations portées contre eux soient motivées par leur appartenance à une minorité religieuse ».
« 
L’UE réclame un procès équitable et transparent qui soit conforme à l’ensemble des normes et obligations internationales prévues par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. L’UE demande à nouveau à la République Islamique d’Iran d’autoriser des observateurs indépendants à suivre les procédures judiciaires ».
L’Union européenne appelle en outre à la libération des dix autres bahá’ís arrêtés à la suite des troubles lors du jour saint de l’Achoura.
Selon Leïla Saberan-Mesbah, secrétaire générale des bahá’ís de France, « 
Les conditions dans lesquelles ce procès a lieu sont tout simplement inacceptables. Nous espérons que les protestations internationales, notamment de la Haute Représentante au nom de l’Union européenne, du ministre des affaires étrangères canadien, du Département d’Etat américain, ainsi que les voix d’intellectuels et de penseurs qui s’élèvent à travers le monde entier vont amener la République islamique d’Iran a enfin respecter les règles d’équité les plus élémentaires. Nous remercions les autorités françaises pour leur soutien permanent à cet égard ».
source: www.bahai.fr

4.1.2009 Menaces sur le procès des sept responsables bahá’ís en Iran (E+Fr)

4.1.2009 Menaces sur le procès des sept responsables bahá’ís en Iran
Genève, publié le 5 janvier 2010 - Les développements récents en Iran soulèvent de graves préoccupations au sujet du sort ultime des sept responsables bahá’ís dont le procès est prévu mardi prochain.
« 
La communauté bahá’íe d’Iran a bien trop souvent fait l’objet de campagnes de dénigrement et de fausses accusations destinées à détourner l’attention d’une population agitée des personnes au pouvoir sur les bahá’ís, a déclaré Diane Ala’i, représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies à Genève. Aujourd’hui, à quelques jours du procès, des signes indiquant que les bahá’ís vont être des bouc-émissaires sont encore une fois perceptibles. »
« 
Plutôt que de reconnaître sa responsabilité dans les troubles dans le pays, le gouvernement iranien cherche à déplacer la responsabilité sur d’autres, incluant des puissances étrangères, des organisations internationales, des médias, des étudiants, des femmes ou des terroristes. Maintenant, les bahá’ís ont été ajoutés à cette longue liste de prétendus coupables », a-t-elle ajouté.
« 
Au cours des derniers jours, des médias liés au gouvernement iranien ont accusé les bahá’ís d’être responsables des troubles à l’occasion du jour saint d’Ashura, précise Diane Ala’i. Ceci vise clairement à élever l’opinion publique contre les sept bahá’ís détenus dans la prison d’Evin. Nous sommes particulièrement préoccupés par le fait que le gouvernement, ou des éléments ultraconservateurs en son sein, puisse utiliser les troubles actuels en Iran pour justifier des mesures extrêmes contre ses personnes illégalement emprisonnées. »
Elle précise que cette préoccupation s’est aggravée dimanche lorsque les autorités ont arrêté 13 bahá’ís à leurs domiciles à Téhéran, les ont incarcérés dans un centre de détention et ont tenté d’obtenir d’eux qu’ils signent un document indiquant qu’ils ne participeraient pas à de futures manifestations.
« 
La conjonction de ces circonstances nous renforce dans notre conviction que la situation à laquelle font face ces responsables bahá’ís est extrêmement préoccupante. Nous sommes profondément inquiets pour leur sécurité. Nous nous attendons à ce que le procès ne soit qu’un procès-spectacle à l’issue prédéterminée », a-t-elle ajouté.
« 
Si quoi que ce soit devait arriver à l’un de ces sept bahá’ís avant ou après le procès, le gouvernement iranien devrait en être tenu pour responsable. Nous demandons à la communauté internationale d’indiquer clairement à l’Iran qu’elle est attentive et attend un procès public et conforme aux exigences internationalement reconnues d’un procès équitable. »
Les sept prisonniers bahá’ís sont Mme Fariba Kamalabadi, MM. Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Mme Mahvash Sabet, MM. Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm. Ils ont été arrêtés au printemps 2008 et sont emprisonnés à la prison d’Evin depuis lors.
Selon les informations de médias officiels iraniens, les sept seraient accusés « d’espionnage au profit d’Israël, d’offense au caractère sacré de la religion et de propagande contre la République islamique ». L’ensemble de ces charges sont totalement infondées selon Diane Ala’i.
Des dates de procès ont été annoncées pour juillet, août et octobre mais furent repoussées à chaque fois. En décembre, les avocats se virent notifier la nouvelle date du 12 janvier.
Diane Ala’i souligne que les persécutions contre les Iraniens bahá’ís se sont régulièrement intensifiées au cours de l’année 2009. Actuellement, quelque 48 bahá’ís sont emprisonnés et de nombreux autres ont été soumis à des perquisitions, à la confiscation de leurs biens et à des arrestations régulières. Depuis mars dernier, quelque 60 bahá’ís ont été arrêtés et emprisonnés pour des périodes allant d’une nuit à plusieurs mois.
Une campagne anti-bahá’íe dans les médias a également continué, ajoute-t-elle, culminant dans les accusations absurdes de la semaine passée selon lesquelles les bahá’ís auraient été impliqués dans le déclenchement des troubles lors du jour saint de l’Ashura, le 27 décembre dernier.
L’agence semi-officielle Fars News Agency, par exemple, rapportait le jour suivant que Ne’mattollah Bavand décrit comme un « expert » en affaire politiques aurait affirmé que « le baha’isme sous la direction du sionisme est derrière cette dernière crise et ces troubles ».
Selon Diane Ala’i, ces déclarations font craindre aux bahá’ís qu’elles fassent partie d’un effort coordonné d’introduire ces accusations infondées lors du procès imminent.
Parmi les 13 personnes arrêtées le 3 janvier dernier se trouvaient des proches de deux responsables emprisonnés dont Negar Sabet, fille de Mahvash Sabet, Leva Khanjani, petite-fille de Jamaloddin Khanjani et l’époux de cette dernière, Babak Mobasher. Les autres personnes arrêtées sont Jinous Sobhani, une ancienne secrétaire de Maître Shirin Ebadi et son époux, Artin Ghazanfari, Mehran Rowhani et Farid Rowhani qui sont frères, Nasim Beiglari, Payam Fanaian et son épouse Nikav Hoveydaie, Mona Misaghi ainsi que Ebrahim Shadmehr et son fils Zavosh Shadmehr.
Pour plus d’informations sur la situation en Iran :
http://www.bahai.fr/iran
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Trial of seven Baha'i leaders in Iran looms

GENEVA, 5 January (BWNS) – Recent developments in Iran have raised grave concern about the ultimate fate of the seven Baha'i leaders who are scheduled to go on trial next Tuesday.

"The Baha'i community in Iran has all too often been subjected to campaigns of vilification and false charges devised to deflect the attention of a disquieted population onto the Baha'is and away from those in power," said Diane Ala'i, the Baha'i International Community representative to the United Nations in Geneva. "And now, in these days leading to the trial, there are signs that once again the Baha'is are being made scapegoats.

"Rather than accepting responsibility for the turmoil in the country, the Iranian government seeks to lay the blame on others, including foreign powers, international organizations and media outlets, students, women, and terrorists. Now the Baha'is have been added to this long list of alleged culprits," she said. 

"Over the past several days, Iranian state-sponsored media have accused the Baha'is of being responsible for the unrest surrounding the holy day of Ashura," said Ms. Ala'i. "This is clearly aimed at rousing public sentiment against the seven Baha'is being held in Evin prison. We are particularly concerned that the government, or ultraconservative elements within it, may use the turmoil in Iran as cover for extreme measures against these wrongly imprisoned individuals. 

This concern deepened on Sunday, she said, when authorities rounded up 13 Baha'is from their homes in Tehran, took them to a detention center, and tried to get them to sign a document saying that they would not engage in any future demonstrations.

"Putting two and two together, the situation facing these Baha'i leaders is extremely ominous. We are deeply concerned for their safety.

"We expect their trial to be nothing but a show trial, with a predetermined outcome," she said. 

"Should anything happen to any of these seven Baha'is before or after the trial, the Iranian government must be held responsible," said Ms. Ala'i. "We ask that the international community indicate clearly to Iran that it will be watching and that it expects any trial to be public and held in accordance with internationally recognized principles of due process."

The seven are Mrs. Fariba Kamalabadi, Mr. Jamaloddin Khanjani, Mr. Afif Naeimi, Mr. Saeid Rezaie, Mrs. Mahvash Sabet, Mr. Behrouz Tavakkoli, and Mr. Vahid Tizfahm. They were arrested in the spring of 2008 and have been held in Evin prison ever since. 

Official Iranian news accounts have said the seven are to be accused of "espionage for Israel, insulting religious sanctities, and propaganda against the Islamic republic." All of the charges are utterly baseless, said Ms. Ala'i.

Trial dates were previously announced for July, August, and October but were postponed each time. In December, lawyers were notified that 12 January had been set as a new date. 

Ms. Ala'i noted that persecution of Baha'is in Iran had intensified steadily throughout 2009. Currently, some 48 Baha'is are imprisoned, and many others across the country have been subjected to home searches, confiscation of personal property, and revolving-door arrests. Since last March, some 60 Baha'is have been arrested and imprisoned for periods ranging from overnight to several months.

An anti-Baha'i campaign in the news media campaign has also continued, she said, culminating in the absurd accusations last week that Baha'is were involved in provoking the recent civil unrest on the Ashura holy day on 27 December.

The semiofficial Fars News Agency, for example, reported the next day that Ne'mattollah Bavand, described as an "expert" in political affairs, said "Bahaism under the leadership of Zionism is behind the latest crisis and unrest."

Ms. Ala'i said these statements have raised concern among the Baha'is that there may be a coordinated effort to introduce these false accusations at the upcoming trial.

Among the 13 arrested on 3 January were relatives of two of the imprisoned leaders, including Negar Sabet, daughter of Mahvash Sabet; Leva Khanjani, granddaughter of Jamaloddin Khanjani; and her husband, Babak Mobasher. Others arrested were Jinous Sobhani, former secretary of Mrs. Shirin Ebadi, and her husband  Artin Ghazanfari; Mehran Rowhani and Farid Rowhani, who are brothers; Nasim Beiglari; Payam Fanaian; Nikav Hoveydaie and his wife, Mona Misaghi; and Ebrahim Shadmehr and his son, Zavosh Shadmehr.


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16.7.2009 sept responsables bahá’ís actuellement incarcérés: leur procès a été reporté.

NOUVELLES INTERNATIONALES BAHA'IES Article et photos sur http://www.ni-bahaies.org/article.php?num=519


Des officiels iraniens ont annoncé aux familles des sept responsables bahá’ís actuellement incarcérés dans la prison d’Evin à Téhéran que leur procès a été reporté. Aucune date pour un nouveau procès n’a été donnée.

Détenues depuis plus d’un an, les sept personnes devaient être jugées samedi, bien que cette information ait été fondée aussi sur des déclarations orales d’officiels et que de telles informations se soient déjà révélées peu sûres par le passé.

Les sept personnes ont été arrêtées au printemps 2008 et ont été incarcérées plus d’un an sans qu’aucune charge n’ait été retenue à leur encontre et sans accès à leurs avocats. Selon les informations de médias officiels iraniens, les bahá’ís seraient accusés « d’espionnage au profit d’Israël, d’offense au caractère sacré de la religion et de propagande contre la République islamique ».

Les sept personnes sont Mme Fariba Kamalabadi, M. Jamaloddin Khanjani, M. Afif Naeimi, M. Saeid Rezaie, Mme Mahvash Sabet, M. Behrouz Tavakkoli et M. Vahid Tizfahm. Tous les membres du groupe, sauf un, ont été arrêtés le 14 mai 2008, à leurs domiciles à Téhéran. Madame Sabet a été arrêtée le 5 mars 2008 à Mashhad.

La Communauté internationale bahá’íe a déclaré à plusieurs reprises que les sept ont été incarcérés uniquement en raison de leurs croyances religieuses, réclamant leur libération immédiate.

De tels appels pour la libération des sept ont été repris par des gouvernements et des groupes de défense des droits de l’homme à travers le monde. Vendredi, Amnesty International a appelé à la libération des sept prisonniers. Jeudi, la Commission américaine pour la liberté religieuse internationale, répondant à une lettre de Roxana Saberi, la journaliste américano-iranienne emprisonnée pendant presque quatre mois dans une cellule iranienne, a également exigé leur libération. Jeudi, la députée européenne, Angelika Beer, s’exprimant au nom de la délégation du Parlement pour l’Iran, a également réclamé la libération des sept ou, au moins, a exhorté à la tenue d’un procès public, juste et équitable.

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14.5.2009 Führende iranische Baha'i sehen sich am Jahrestag ihrer Verhaftungen neuen Anschuldigungen ausgesetzt

Führende iranische Baha'i  sehen sich am Jahrestag ihrer Verhaftungen neuen äußerst beunruhigenden Anschuldigungen ausgesetzt
Luxemburg. 14. Mai 2009
An diesem Jahrestag wendet sich die Luxemburger Baha'i an die Politik und die Öffentlichkeit mit der Bitte, mit äußerstem Nachdruck die Freilassung der Inhaftierten zu verlangen, zumindest ein faires Gerichtsverfahren nach internationalen Standards.
 Bei den Mitgliedern des am 14. Mai 2008 verhafteten Führungskreises handelt es sich um Frau Fariba Kamalabadi, Herrn Jamaloddin Khanjani, Herrn Afif Naeimi, Herrn Saeid Rezaie, Herrn Behrouz Tavakkoli und Herrn Vahid Tizfahm. Frau Mahvash Sabet wurde bereits am 5. März 2008 festgenommen.
Für sie ist dieser Donnerstag der Jahrestag ihrer Inhaftierung in das berüchtigte Teheraner Evin-Gefängnis. Bislang haben sie weder einen Zugang zu ihrer Anwältin Shirin Ebadi erhalten, noch wurden ihnen schriftliche Anklagen ausgehändigt.
.   Seit 14. Mai 2008 inhaftierte informelle Führungsgruppe der Bahá'í im Iran 
 bahai iran  Wie uns mitgeteilt wurde, wurden die Familien der sieben Inhaftierten jetzt mit einer neuen, äußerst bedrohlichen Anklage konfrontiert und zwar 'der Verbreitung von Verderbtheit auf Erden'  (in persisch: Mosfede fel-Arz), die nach Artikel 228-10 der derzeit noch im Parlament verhandelten neuen Strafrechtsnovelle mit der Todesstrafe geahndet werden kann. So lautete auch die Anklage gegen die Baha'i, die in den Jahren kurz nach der Islamischen Revolution hingerichtet worden waren.Dass man sich nun wieder auf einen solch beliebig dehnbaren und unübersichtlichen Anklagepunkt beruft, ist offensichtlicher Beweis, dass es sich alleinig um religiöse Verfolgung seitens der iranische Staatsmacht handelt.  Noch im Februar 2009 wurde eine Verurteilung wegen Spionage für Israel, Beleidigung religiöser Gefühle und Propaganda gegen die Islamische Republik angekündigt. Internationale Proteste durch Regierungen und Zivilgesellschaft führten offensichtlich zu einem wiederholten Aufschub.
Der Jahrestag der willkürlichen Verhaftungen bietet eine Gelegenheit, aufs Neue mit Nachdruck die sofortige Freilassung dieser Inhaftierten zu fordern oder ihnen zumindest eine offene und faire Gerichtsverhandlung zu gewähren.
Ein solcher Schritt wäre die iranische Regierung ihrem eigenen Anspruch auf 'Gerechtigkeit und menschlicher Würde' sowie 'dem Erstehen eines gerechten Weltsystems' schuldig, das ihre Verteter so gerne wortreich auf internationaler Ebene von anderen Staaten einklagen Hier könnte sie beweisen, dass sie gewillt ist, allen ihren eigenen Bürgern Zivile und fundamentale Menschenrechte zukommen zu lassen.
Für weitere Informationen
Jutta Bayani
tel:44 22 20/69131 22 95
secretariat@bahai.lu
www.bahai.lu
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Les dirigeants bahá’ís iraniens risquent d’être confrontés à une nouvelle accusation pour l’anniversaire de leur emprisonnement

New York, Nations unies, publié le 12 mai 2009 - Les sept bahá’ís qui sont actuellement emprisonnés en Iran, affrontent l’anniversaire de leur arrestation ce jeudi, avec de nouvelles accusations extrêmement graves, après avoir passé une année en prison, sans aucune charge formelle ni l’accès à leur avocate, Maître Shirin Ebadi.
« Malgré leur innocence évidente et le grand nombre d’appels à leur libération immédiate, ces sept femmes et hommes ont été dans un vide juridique depuis un an maintenant, ce qui est contraire à toutes les normes internationales protégeant les droits de l’homme », a déclaré Bani Dugal, la principale représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies.
« De plus, leurs familles ont été informées récemment de la possibilité d’une nouvelle accusation à savoir « la propagation de la corruption sur terre » - en persan « Mofsede fel-Arz » - qui est passible de la peine de mort selon le code pénal de la République islamique d’Iran », a ajouté Madame Dugal.
La succession des évènements entourant leur détention révèle un travestissement honteux de la justice. Bien qu’ils aient été soumis à des interrogatoires intensifs, il a fallu sept bons mois avant que leur soit donné un seul prétexte pour leur détention. En 10 février 2009, l’« Iranian Student News Agency » avait rapporté que le substitut du Procureur de Téhéran, Hassan Haddad, aurait déclaré que l’enquête était achevée et que « cette affaire sera envoyé devant la cour révolutionnaire la semaine prochaine » et que ces bahá’ís seraient accusés « d’espionnage en faveur d’Israël, d’offense au caractère sacré de la religion et de propagande contre la république islamique ». Les protestations internationales exprimées par des gouvernements et la société civile ont été immédiates et conséquentes, amenant les autorités iraniennes à réviser leur approche.
Maintenant, selon certaines sources, une nouvelle accusation injuste a été ajoutée quelque trois mois après la fin supposée de l’enquête. L’accusation d’être des propagateurs de la corruption a été utilisée contre les bahá’ís qui ont été exécutés pendant les années juste après la révolution islamique. Qu’on y ait recours maintenant dans cette affaire est une démonstration supplémentaire de ce que les autorités n’ont aucune base pour une quelconque allégation contre ces sept personnes, autre que la persécution religieuse flagrante. Cette action contre les dirigeants bahá’ís révèle la persécution brusquement accrue du gouvernement contre toute la communauté bahá’íe iranienne, forte de plus de 300 000 membres.
« L’anniversaire prochain de leur arrestation offre une occasion importante et nous demandons que la communauté internationale exprime à nouveau dans les termes les plus forts son exigence pour leur libération immédiate ou, au moins, pour un procès juste et public qui réponde aux normes internationales de justice », a également déclaré Madame Dugal.
Elle a ajouté que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a souvent souligné l’importance de « la justice et de la dignité humaine » et de « l’établissement d’un système mondial juste » quand il s’est adressé à la conférence Durban II des Nations unies à Genève, le mois dernier.
« Comment les appels des dirigeants iraniens pour la justice dans la sphère internationale peuvent-ils être pris au sérieux s’ils n’accordent pas la justice à leurs propres citoyens ? En Iran, les droits de l’Homme universellement acceptés sont régulièrement ignorés, non seulement pour les bahá’ís, mais également pour les femmes, les journalistes et tout ceux qui ne recherchent que la dignité et la justice », a-t-elle conclu.
Ces sept personnes sont Madame Fariba Kamalabadi, Monsieur Jamaloddin Khanjani, Monsieur Afif Naeimi, Monsieur Saeid Rezaie, Madame Mahvash Sabet, Monsieur Behrouz Tavakkoli et Monsieur Vahid Tizfahm. Tous les membres du groupe, sauf un, ont été en 14 mai 2008, dans leurs maisons à Téhéran. Madame Sabet a été arrêtée le 5 mars 2008 à Mashhad.
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6.3.2009 La Communauté internationale baha’íe adresse un courrier au Procureur général d’Iran

New York, Nations Unies, publié le 7 mars 2009 (mise à jour le 10 mars pour tenir compte de la traduction définitive en français de la lettre) – La Communauté internationale bahá’íe vient de publier une lettre ouverte au procureur général de l’Iran, retraçant l’histoire tragique de la persécution des bahá’ís dans ce pays, expliquant leur innocence face aux accusations portées par le gouvernement et demandant l’impartialité dans un procès qui pourrait intervenir à l’encontre de sept prisonniers bahá’ís.

La lettre a été envoyée par courrier électronique à l’Ayatollah Qorban-Ali Dorri-Najafabadi tard dans la journée du 5 mars. Elle suggère que l’oppression constante du gouvernement à l’encontre des bahá’ís produira un large impact sur la société iranienne dans son ensemble.

« Monsieur le Procureur, la décision que doit prendre la magistrature iranienne dans les jours qui viennent aura des implications qui s’étendront bien au-delà de la communauté bahá’ie de ce pays. C’est la liberté de conscience pour les membres de votre nation qui est en jeu. Nous espérons que pour la sainteté de l’islam et pour l’honneur de l’Iran les magistrats sauront être justes dans leur jugement ».

La lettre fait suite à une série de déclarations de l’Ayatollah Najafabadi, rapportées dans les médias iraniens, exposant les accusations portées contre les bahá’ís et indiquant que les dispositions ad hoc destinées à régler les affaires spirituelles et sociales de la communauté bahá’íe d’Iran étaient illégales.

« La République islamique d’Iran ne permettra à aucun mouvement de porter atteinte à la sécurité nationale au travers d’activités organisationnelles illégales et non autorisées », a-t-il déclaré, se référant spécifiquement aux bahá’ís, selon un communiqué publié par IRNA, l’agence de presse de la République islamique.

Les sept membres du groupe qui coordonnait les affaires des bahá’ís au niveau national, emprisonnés depuis environ 10 mois, ont répondu à cette déclaration depuis leur cellule.

Ils ont fait savoir que si les arrangements pris pour administrer les affaires de la communauté bahá’íe ne sont plus acceptés par le gouvernement, y mettre fin ne pose pas de problème majeur. Ils ont ajouté que c’était à présent chose faite, montrant ainsi une fois de plus la bonne volonté des bahá’ís, bonne volonté dont ils n’ont cessé de faire preuve envers le gouvernement depuis trente ans.

La lettre a aussi été envoyée à la mission permanente de la République islamique d’Iran auprès des Nations Unies et publiée le 5 mars au soir sur le site Web du bureau des Nations Unies de la Communauté internationale bahá’íe. Elle détaille avec précision les faits marquants de l’oppression de la communauté bahá’íe iranienne depuis l’établissement de la République islamique d’Iran en 1979.

« Le harcèlement et les mauvais traitements continuèrent sans interruption pendant cette période mais ils furent portés à de nouveaux niveaux d’intensité ces dernières années quand des éléments qui, historiquement, se vouaient à la destruction de la communauté bahá’ie, virent leur influence s’accroître dans les affaires du pays », déclare la Communauté internationale bahá’íe dans la lettre.

Elle relève que c’est seulement en réponse à cette persécution que de petits groupes ad hoc ont été formés pour « subvenir aux besoins spirituels et sociaux » des 300 000 baha’ís d’Iran, et que le gouvernement a travaillé avec ces structures pendant plus de 20 ans.

Au niveau national, le groupe était connu sous le nom de "Yaran," ce qui signifie "Amis" en persan. Les "Khademin," ou "Ceux qui servent", ont rempli des fonctions similaires au niveau local.

« • L’an dernier, les sept membres des Yaran furent emprisonnés, l’une en mars et les six autres en mai. Ils furent tenus au secret, isolés, et sans contact avec leur famille pendant quelque temps. Puis des membres de leurs familles purent venir les voir brièvement et sous bonne garde. Mais les prisonniers n’ont toujours pas eu accès à leurs conseillers juridiques. La sévérité de leurs conditions d’emprisonnement a varié au long des mois et à un moment les cinq hommes étaient enfermés dans une même cellule de 10 m2, sans lit », souligne la Communauté internationale bahá’íe.

Les sept personnes sont Madame Fariba Kamalabadi, Monsieur Jamaloddin Khanjani, Monsieur Afif Naeimi, Monsieur Saeid Rezaie, Madame Mahvash Sabet, Monsieur Behrouz Tavakkoli et Monsieur Vahid Tizfahm. Tous, à l’exception de l’une d’entre eux, ont été arrêtés le 14 mai 2008 à leur domicile à Téhéran. Madame Sabet a été arrêtée le 5 mars 2008 alors qu’elle se trouvait à Mashhad.

« Finalement, continue la lettre, après neuf mois d’emprisonnement sans que soit trouvé la moindre preuve de malversation de leur part, les membres des Yaran furent accusés d’espionnage au profit d’Israël, de blasphème et de propagande contre la République islamique. On annonça aussi qu’ils passeraient bientôt en procès ».

« • Cette annonce fut presque immédiatement suivie d’informations qui indiquaient que vous aviez écrit au ministère de l’information en indiquant que l’existence des Yaran et des Khademin était illégale en Iran tout en soulevant la question des droits constitutionnels des Iraniens à la liberté de croyance. Vous fîtes ensuite une annonce officielle dans ce sens ».

« Monsieur le Procureur, les événements de ces dernières années et la nature des accusations portées conduisent tout observateur impartial à se poser la question de l’intention cachée derrière cette perpétration systématique d’injustices envers les bahá’ís d’Iran. A supposer que certains malentendus aient pu exister quant aux motivations de la communauté bahá’ie pendant les débuts turbulents de la révolution, comment de tels soupçons peuvent-elle encore persister aujourd’hui ? Est-il possible qu’un seul membre du gouvernement respecté d’Iran croie sincèrement ces fausses accusations constamment répétées contre les bahá’ís de ce pays ? Les faits qui suivent ne sont-ils pas connus des diverses branches du gouvernement ? ».

La lettre relève également que de nombreux iraniens célèbres se sont récemment mobilisés pour défendre les bahá’ís, créant un lien entre le combat général pour les droits de l’Homme en Iran et la situation des bahá’ís.

« Et nous entendons la voix de tant d’Iraniens qui s’élève en défense de leurs compatriotes bahá’ís et qui fait écho au glorieux passé de leur pays. Nous ne pouvons manquer de remarquer avec gratitude que la grande majorité de ceux qui soutiennent ouvertement une communauté bahá’ie aux abois souffrent eux-mêmes d’oppression similaire, qu’ils soient étudiants ou universitaires, journalistes ou militants, artistes ou poètes, intellectuels ou partisans du droit des femmes ou même simples citoyens ».

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6.3.2009 Internationale Bahá'í-Gemeinde schickt einen offenen Brief an den iranischen Generalstaatsanwalt

NEW YORK, 6. März - Die Internationale Bahá'í-Gemeinde (BIC) hat sich mit einem offenen Brief an den iranischen Generalstaatsanwalt Qorban-Ali Dorri-Najafabadi gewandt. In dem Brief beschreibt die BIC, die weltweit mehr als fünf Millionen Bahá'í vertritt, die tragische Geschichte der Verfolgung der Bahá'í im Iran, ihre Unschuld in Bezug auf die gegen die iranischen Bahá'í vorgebrachten Anklagepunkte und fordert Fairness bei der bevorstehenden Gerichtsverhandlung.

Die seit Mai 2008 inhaftierten sieben Mitglieder der informellen Koordinierungsgruppe der iranischen Bahá'í- Gemeinde


Das Schreiben, das gestern per E-Mail an Ayatollah Qorban-Ali Dorri-Najafabadi geschickt wurde, weist auch darauf hin, dass die andauernde Unterdrückung der Bahá'í im Iran letztendlich Auswirkungen auf die iranische Gesellschaft als Ganzes haben wird.

"Ihre Exzellenz, die Entscheidungen, die die iranische Justiz in den nächsten Tagen zu fällen hat, wird Auswirkungen haben, die sich weit über die Bahá'í-Gemeinde Ihres Landes erstrecken - was jetzt auf dem Spiel steht ist wahrhaft eine Angelegenheit der Gewissensfreiheit für alle Bürger Ihres Landes," heißt es in dem sechsseitigen Brief. "Wir hoffen bei der Heiligkeit des Islam und der Ehre des Iran, dass die Justiz in ihrem Urteil fair sein wird."

Der Brief folgte auf eine Reihe von Stellungnahmen des Ayatollah, die in den iranischen Nachrichten zitiert wurden. Darin erhob er Anklage gegen die Bahá'í im Allgemeinen und insbesondere gegen die informellen ad-hoc-Gruppen, die die geistigen und sozialen Angelegenheiten der iranischen Bahá'í verwalten. Auch diese bezeichnete er als illegal, nachdem bereits Anfang der 80er Jahre die Wahl von Geistigen Räten unterbunden worden war.

"Die Islamische Republik Iran wird keine Bewegung zulassen, die die nationale Sicherheit durch illegale und nicht genehmigte organisatorische Aktivitäten gefährdet", sagte er, wobei er sich speziell auf die Bahá'í bezog, wie es in einem von der Islamic Republic News Agency veröffentlichten Bericht hieß.

Die sieben Mitglieder der informellen Gruppe, die die Angelegenheiten der Bahá'í auf nationaler Ebene koordinierten und die seit etwa zehn Monaten in Haft sind, antworteten aus ihren Gefängniszellen auf die Erklärung. Sollte die Regierung die derzeitigen Absprachen nicht mehr akzeptieren, die Belange der Bahá'í auf dem Wege dieser informellen Gremien auf nationaler und lokaler Ebene zu verwalten, so wäre ein Ende ihrer Tätigkeiten kein großes Problem für die iranischen Bahá'í, hieß es. Mit dem Ende ihrer Tätigkeiten wollen sie ihren guten Willen gegenüber der Regierung zeigen, wie sie es schon in den letzten 30 Jahren getan haben.

Der Brief, der ebenfalls an die Ständige Vertretung der Islamischen Republik Iran bei den Vereinten Nationen geschickt und seit dem 5. März auf der Webseite des Büros der Internationalen Bahá'í-Gemeinde bei den Vereinten Nationen veröffentlicht wurde, legt des Weiteren die Unterdrückung der iranischen Bahá'í-Gemeinde seit der Gründung der Islamischen Republik im Jahre 1979 offen.

"Obgleich die Schikanierungen und Misshandlung der Bahá'í über diesen ganzen Zeitraum andauerten, hat die Intensität in den letzten Jahren zugenommen, seit bestimmte Elemente, die schon von alters her die Zerstörung der Bahá'í-Gemeinde im Sinn haben, stärkeren Einfluss auf die Angelegenheiten des Landes bekommen haben", heißt es in dem Schreiben.

Es wird darauf hingewiesen, dass die kleinen ad-hoc-Gruppen erst als Reaktion auf die Verfolgung gebildet wurden, die sich um die "geistigen und sozialen Belange der 300.000 iranischen Bahá'í kümmerten. Seit über 20 Jahren arbeitete die iranische Regierung mit diesen Strukturen zusammen.

Auf nationaler Ebene war die Gruppe als "Yaran" bekannt, was auf persisch "Freunde" bedeutet. Die "Khademin" oder "diejenigen, die dienen" nahmen auf örtlicher Ebene eine ähnliche Funktion wahr.

"Dann wurden im letzten Jahr die sieben Mitglieder der Yaran verhaftet, eines davon im März und die sieben anderen im Mai. Ihre Haftbedingungen waren im Verlauf der letzten Monate von unterschiedlicher Schwere - die fünf männlichen Mitglieder waren zeitweise in einer zehn Quadratmeter großen Zelle ohne Bett untergebracht", hebt die Internationale Bahá'í-Gemeinde in ihrem Schreiben hervor.

Bei den sieben handelt es sich um Frau Fariba Kamalabadi, Herrn Jamaloddin Khanjani, Herrn Afif Naeimi, Herrn Saeid Rezaie, Frau Mahvash Sabet, Herrn Behrouz Tavakkoli und Herrn Vahid Tizfahm. Alle bis auf eine wurden am 14. Mai in ihren Häusern in Teheran verhaftet. Frau Sabet wurde bereits am 5. März verhaftet als sie nach Mashhad reiste.

"Schließlich", so heißt es in dem Brief weiter, "wurden sie nach neun Monaten Haft, während derer kein noch so kleiner Beweis dafür vorgebracht wurde, dass die Yaran irgendwelcher Vergehen schuldig sind, der 'Spionage für Israel, Beleidigung religiöser Gefühle und Propaganda gegen die Islamische Republik' angeklagt. Es wurde angekündigt, dass ihr Fall bald dem Gericht überstellt würde.

"Fast direkt nach dieser Ankündigung folgten Nachrichtenberichte, nach denen Sie dem Geheimdienstminister geschrieben haben, dass die Yaran und die Khademin im Iran illegal seien, während Sie gleichzeitig die Frage der in der Verfassung verbrieften Religions- und Glaubensfreiheit der iranischen Bürger aufwarfen."

"Ihre Exzellenz, die Vorfälle der letzten Jahre und die Beschaffenheit der Anklagen hat jedem unvoreingenommenen Betrachter die Frage aufgedrängt, welches Ziel die systematische Anwendung von Unrecht gegen die Bahá'í im Iran verfolgt."

"Selbst wenn es in Bezug auf die Motive der Bahá'í-Gemeinde während der ersten turbulenten Jahre nach der Revolution Missverständnisse gab, wie kann solches Misstrauen noch heute bestehen? Kann es sein, dass ein Mitglied der hoch geschätzten iranischen Regierung wirklich an die falschen Anklagen glaubt, die über die Bahá'í in diesem Land verbreitet wurden?"

Der Brief weist auch darauf hin, dass viele prominente Iraner sich in jüngster Zeit öffentlich geäußert haben, um die Bahá'í zu verteidigen, in dem sie den allgemeinen Kampf für die Menschenrechte im Iran mit der Situation der Bahá'í in Verbindung brachten.

"Und wir hören in den Stimmen so vieler Iraner, die ihre Bahá'í-Landsleute verteidigen, das Echo der glorreichen Vergangenheit des Landes. Wir müssen an dieser Stelle mit Dankbarkeit im Herzen anmerken, dass die Mehrheit derer, die der unterdrückten Bahá'í-Gemeinde zu Hilfe eilt, selbst ähnlicher Unterdrückung ausgesetzt sind, wie Studenten und Akademiker, Journalisten und Aktivisten, Künstler und Dichter, fortschrittliche Denker und die Förderer von Frauenrechten, wie auch gewöhnliche Bürger."
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NOUS AVONS HONTE!

Nous avons honte !



"Lettre ouverte" d'un groupe d'iraniens, universitaires, écrivains, artistes, journalistes et activistes des droits de l'Homme, à travers le monde, à la communauté bahá'ie (d'Iran).
Nous avons honte ! Un siècle et demi d'oppression et de silence, cela suffit !
Au nom de la bonté et de la beauté, et au nom des valeurs humaines et de la liberté !

En tant que des êtres humains iraniens, nous avons honte de ce qui a été perpétré en Iran contre vous, les bahá'ís, au cours des 150 dernières années.

Nous croyons fermement que chaque iranien, "sans aucune distinction, de quelque sorte qu'elle soit, notamment : de race, couleur, sexe, langue, religion, opinion politique ou autre opinion", et aussi "sans égard à l'origine ethnique, sociale, de richesse, de naissance ou autre situation", a le droit de jouir de tous les droits et libertés contenus dans la déclaration universelle des droits de l'Homme. Toutefois, dès les premiers jours de la naissance de la foi bahá'íe jusqu'aujourd'hui, les bahá'ís d'Iran ont été privés de la plupart de ces droits, en raison de leurs convictions religieuses !

Selon des preuves et des documents historiques, dès le début du mouvement bábí, suivi par l'apparition de la foi bahá'íe, en Iran, des milliers de personnes - uniquement à cause de leur croyance religieuse - ont été exécutées, victimes du fanatisme et des préjugés. Seulement lors des premières décennies de l'avènement de cette religion, près de vingt mille personnes, parmi ses disciples, ont été assassinées dans les différentes villes de l'Iran.

Nous avons honte de constater que, pendant cette époque, aucune voix ne s'est élevée contre ces tueries barbares !

Nous avons honte de constater que, jusqu'à aujourd'hui, les voix de protestation contre ces crimes épouvantables, aient été peu fréquentes et étouffées !

Nous avons honte, qu'outre la persécution intensive des bahá'ís pendant les premières décennies de l'histoire de cette foi, au siècle dernier, ce groupe de nos compatriotes, ait aussi fait l'objet, périodiquement, d'exactions durant lesquelles leurs maisons et leurs commerces on été incendiés et détruits, et ses membres ont subi des atteintes à leur vie, à leurs biens et à leur honneur, tandis que, pendant tout ce temps, la communauté intellectuelle, en Iran, est restée silencieuse devant cette tragédie.

Nous avons honte d'avoir été des témoins passifs, durant ces trente dernières années, de la tuerie des bahá'ís, uniquement à cause de leurs croyances religieuses, perpétrée sous une forme "légale" et, de ce fait, plus de 200 bahá'ís ont été ainsi tués !

Nous avons honte qu'un groupe d'intellectuels ait justifié les pressions exercées contre la communauté bahá'íe d'Iran.

Nous avons honte de notre silence sur le fait que, après de nombreuses décennies de services rendus à l'Iran, les personnes âgées bahá'íes aient été privées de leur droit à recevoir une pension de retraite !

Nous avons honte de notre silence sur le fait que des milliers de jeunes bahá'ís aient été empêchés d'entrer dans les universités et autres institutions d'enseignement supérieur en Iran, et cela uniquement à cause de leurs croyances religieuses et à cause de leur sincérité à avouer appartenir à la communauté bahá'íe !

Nous avons honte que, à cause de la conviction religieuse de leurs parents, les enfants bahá'ís fassent l'objet de dénigrement et d'humiliation dans les écoles et en public.

Nous avons honte de notre silence face à la réalité douloureuse que dans notre pays, les bahá'ís sont systématiquement opprimés et calomniés, qu'un certain nombre d'entre eux soient incarcérés à cause de leurs croyances religieuses, que leurs maisons et leurs locaux professionnels soient attaqués et détruits, et que, également, parfois, les cimetières de ce groupe de personnes parmi nos compatriotes soient profanés !

Nous avons honte de notre silence lorsque nous sommes confrontés à la longue liste noire et odieuse de cas où nos lois et notre système judiciaire, fondamentalement partiaux et arbitraires envers les bahá'ís, ont laminé leurs droits, et de notre silence devant les injustices et les exactions de l'administration gouvernementale, comme des groupes non-gouvernementaux, envers cette partie de nos compatriotes.

Nous avons honte de tous ces crimes et de toutes ces injustices, et nous avons honte de notre silence devant ces méfaits !

Nous, les signataires de cette lettre, vous demandons à vous, les bahá'ís, et plus particulièrement aux victimes des crimes commis contre les bahá'ís d'Iran, de nous excuser.

Nous ne resterons plus silencieux, dorénavant, lorsque des injustices seront commises à votre encontre.

Nous sommes à vos côtés pour que vous puissiez obtenir tous les droits contenus dans la déclaration universelle des droits de l'Homme.

Que, désormais, l'amour et la connaissance remplacent la haine et l'ignorance !

Le 3 Février 2009

(Traducteur : M.Rochan MAVADDAT, expert-traducteur pour la langue persane près de la cour d'appel d'Aix-en-Provence)

La plupart des médias iraniens sur Internet, ont retransmis le texte originel en persan de cette "Lettre ouverte", notamment :

a.. http://www.akhbar-rooz.com/news.jsp ?essayId=19278
a.. http://iran-emrooz.net/index.php ?/news1/17445/
a.. http://www.iranpresswatch.org/2009/02/we-are-ashamed/
Liste (incomplète) des signataires :

1.Abdolalian Morteza, Journalist, CJFE Board of Directors - Canada, Oakville.
2.Abghari Shahla, Professor, Life University - USA, Atlanta
3.Abghari Siavash, Professor, University of Georgia - USA, Atlanta
4.Ahmadi Ramin, Professor, Yale University - USA, Yale
5.Almasi Nasrin, Managing editor of Shahrvand- Canada, Toronto.
6.Bagherpour Khosrow, Poet /Journalist - Germany
7.Baradaran Monireh, Writer/Human rights activist - Germany
8.Beyzaie Niloofar, Play writer/Theatre Director - Germany, Frankfurt
9.Boroumand Ladan, Researcher, Boroumand Foundation - USA, Washington
10.Boroumand, Roya, Executive Director, Boroumand Foundation - USA, Washington
11.Choubine Bahram, Researcher/Writer - Germany, Köln
12.Daneshvar Hamid, Actor/Theatre Director - France, Paris
13.Darvishpour Mehrdad, Professor, Stockholm University - Sweden, Stockholm
14.Djalali-Chimeh Mohammad (M. Sahar), Poète - France, Paris
15.Djanati Atai Behi, Actor/ Writer/Theatre Director - France, Paris
16.Ebrahimi Hadi, Editor-in-chief of Shahrgon, Canada, Vancouver
17.Fani-Yazdi Reza, Political Analyst - USA.
18.Farhoudi Vida, Poet / Translator - France, Paris.
19.Forouhar Parastoo, Artist/Human rights activist - Germany, Frankfurt
20.Ghaemi Hadi Coordinator Int. Campaign for HR in Iran - USA
21.Ghahraman Saghi, Poet /Journalist - Canada, Toronto
22.Ghahraman, Sasan, Publisher/Writer/Journalist - Canada, Toronto
23.Javid Jahanshah, Publisher, Iranian [dot] com - Mexico, Chihuahua
24.Kakhsaz Naser, Political analyst - Germany, Bochum
25.Kalbasi Sheema, Poet - USA, Washington
26.Kassraei Farhang, Writer/Actor - Germany, Wiesbaden
27.Khorsandi Hadi, Satirist - Great Britain, London.
28.Mahbaz Efat, Women rights activist /Journalist- England, London
29.Malakooty Sirus, Classical Guitar Player/ Composer/ Lecturer - England, London
30.Moshkin Ghalam Shahrokh, Actor/Dancer - France, Paris
31.Mossaed Jila, Poet/Writer - Sweden, Göteborg.
32.Mossallanejad Ezat, Writer/Human right Activist, CCVT - Canada, Toronto
33.Parsa Soheil, Theatre Director - Canada Toronto
34.Sahimi, Muhammad Professor, University of Southern California - USA, California
35.Shafigh Shahla, Writer/Researcher - France, Paris
36.Shemiranie Khosro, Journalist - Canada, Montreal
37.Sheyda Behrooz, Literary Critic/Theorist- Sweden, Stockholm
38.Taghipoor Masoomeh, Actor/Theatre Director - Sweden, Göteborg.
39.Tahavori Mohammad, Journalist, USA, MA Cambridge
40.Vahdati Soheila, Human Rights Activist - USA, California
41.Zahedi Mitra, Theatre Director - Germany, Berlin
42.Zerehi Hassan, Editor-in-chief of Shahrvand, Canada, Toronto

WIR SIND BESCHÄMT!

Iranische Intellektuelle schreiben an die Bahá'í:
"Wir sind beschämt!"
Berlin, 16. Februar - Mit einem offenen Brief haben sich bisher 243 aus dem Iran stammende Akademiker, Schriftsteller, Künstler, Journalisten und iranische Aktivisten und Aktivistinnen an die rund sechs Millionen Bahá'í in der ganzen Welt gewandt. In beispielloser Weise solidarisieren sie sich mit der iranischen Bahá'í-Gemeinde, die sich derzeit einer sich eskalierenden Verfolgungswelle gegenüber sieht.

Offener Brief iranischer Intellektueller an die Bahá'í (3. Februar 2009)
Die 42 Initiatoren des Briefes, die in den USA, Kanada, Frankreich, Deutschland und weiteren Ländern leben, hatten seit dem 3. Februar über 200 weitere iranische Intellektuelle gewonnen, sich an dieser Initiative zu beteiligen.
Als Reaktion auf den offenen Brief veröffentliche die Internationale Bahá'í-Gemeinde ein Schreiben an die Unterzeichner, in dem sie deren Aktion als "Trost und Erleichterung für das Leid" bezeichnen, "das unsere Mitgläubigen ertragen."
"In ihrem Namen und im Namen der Bahá'í in der ganzen Welt drücken wir unsere tiefe Dankbarkeit und Wertschätzung für ihre Tat in einem solch historischem Moment aus", heißt es in der Mitteilung der Bahá'í. "Es ist die sehnliche Hoffnung der iranischen Bahá'í, mit ihren Landsleuten Seite an Seite an der Entwicklung und dem Aufbau ihres Landes mitzuwirken, damit es innerhalb der Familie der Nationen einen Ehrenplatz einnehmen möge".
Der offene Brief der bislang 243 Intellektuellen sei auch deshalb so bedeutsam, weil er sich gegen die Stimmung der Einschüchterung richtet, die die iranischen Behörden seit Jahrzehnten pflegt, um "rechtschaffene und informierte Personen, die sich schon immer für die Unterstützung der Bahá'í erheben wollten, zum Schweigen zu bringen."
In einer Pressemitteilung teilten die Initiatoren des Briefes am 14. Februar mit, dass noch viele weitere Iraner und Iranerinnen zu unterschreiben gedenken. "Wir sind zuversichtlich", heißt es in der Pressemitteilung, "dass noch viele weitere Personen . innerhalb und außerhalb des Iran ihre Zustimmung geben, sobald sie von dem Brief erfahren, und wir hoffen, dass unabhängige iranische Medien uns dabei helfen, die Nachricht weiterzuverbreiten".
Der offene Brief war von 42 Intellektuellen initiiert worden. Innerhalb der ersten zehn Tage nach seiner Veröffentlichung fügten mehr als 200 weitere Personen ihre Unterschrift hinzu. Diese stammen sämtlich aus dem Iran und leben heute in den Ländern Schweden, Kanada, USA, Großbritannien, Deutschland, Australien, Frankreich, Italien, Niederlande, Österreich, Spanien, Malaysia, Dänemark, Belgien, Mexiko, Türkei, Schweiz und Norwegen aufgeführt. Auch aus dem Iran haben Intellektuelle unterschrieben.
Das Muslim Network for Bahá'í Rights bewertet einen solchen offenen Brief von einer Gruppe von Intellektuellen und Aktivisten als "wahrlich inspirierend". "Wandel und Fortschritt können erst dann stattfinden, wenn die Fehler der Vergangenheit anerkannt und zugegeben wurden und die Absicht besteht, diese Fehler nie wieder zu wiederholen." Das Netzwerk antwortete auf die "Wir sind beschämt"-Sätze mit "Wir sind stolz ." So heißt es auf der Webseite des Netzwerkes: "Wir sind stolz darauf, dass nach einer langen Zeit des Schweigens jetzt Proteststimmen zu hören sind."
"Wir sind stolz, dass sich die Gemeinschaft der Intellektuellen trotz zunehmender Übergriffe auf die Bahá'í im Iran weigern, zu schweigen . Wir sind stolz darauf, dass ihr euch gegen die schmerzhafte Realität im Iran aussprecht."
Eine weitere Reaktion kam vom Institute on Religion & Public Policy mit Sitz in Washington, D.C.: "Der offene Brief ist ein großartiger erster Schritt, die Formen, in denen die Bahá'í über die letzten 150 Jahren verfolgt wurden, öffentlich bekannt zu machen und gesellschaftliche Verantwortung dafür zu übernehmen", sagte Joseph K. Grieboski, Direktor des Instituts. "Jetzt liegt es an der iranischen Regierung, das gleiche zu tun und seine Misshandlungen einzustellen."


Offener Brief einer Gruppe von Akademikern, Schriftstellern, Künstlern, Journalisten und iranischen Aktivisten an die Gemeinschaft in der ganzen Welt

"Wir sind beschämt!

150 Jahre Schweigen über die Unterdrückung der Baha'i sind genug!

Im Namen der Güte und Würde, im Namen der Menschlichkeit und der Freiheit!

Als Iraner sind wir beschämt, da Sie, die Baha'i-Bürger unseres Landes, seit anderthalb Jahrhunderten Ihrer Rechte im Iran beraubt werden.

Wir glauben fest daran, dass jeder Iraner "ohne irgendeine Unterscheidung, wie etwa nach Rasse, Farbe, Geschlecht, Sprache, Religion, politischer oder sonstiger Überzeugung, nationaler oder sozialer Herkunft, nach Eigentum, Geburt oder sonstigen Umständen" über die Rechte verfügen muss, die jedem Menschen zustehen, so wie diese in der Allgemeinen Erklärung der Menschenrechte formuliert sind.

Die iranischen Baha'i werden von den Anfängen der Offenbarung dieses Glaubens bis heute wegen ihrer religiösen Überzeugung entrechtet.

Wie historische Dokumente belegen, wurden von Anbeginn der Entstehung der Babi- und später der Baha'i-Religion im Iran Tausende lediglich aufgrund ihrer religiösen Überzeugungen durch Fanatismus und Aberglauben ermordet. Allein in den ersten Jahrzehnten der Geburtsstunde dieser Religion wurden etwa 20.000 ihrer Angehörigen in verschiedenen iranischen Städten ausgerottet.

Wir sind beschämt, dass in der damaligen Zeit keine Stimme des Widerspruchs gegen diese barbarischen Morde erhoben wurde;

Wir sind beschämt, dass die Gemeinschaft der iranischen Intellektuellen schwieg, als diese Gruppe unserer Landsleute auch nach der harten Unterdrückungen in den ersten Jahrzehnten der Entstehung ihres Glaubens sowie im letzten Jahrhundert regelmäßiger Verfolgungen und Angriffe ausgesetzt, als ihre Häuser und ihre Arbeitsplätze angezündet und zerstört, ihr Leben und ihre Ehre verletzt und ihr Besitz geraubt wurden;

Wir sind beschämt, dass in den letzten dreißig Jahren die Anschläge gegen die Baha'i eine gesetzliche Form angenommen hat und mehr als 200 Baha'i allein wegen ihrer religiösen Überzeugungen ermordet worden sind;

Wir sind beschämt, dass eine Gruppe von Intellektuellen den Druck gegen die Baha'i in ihren Theorien rechtfertigt hat;

Wir sind beschämt, dass wir geschwiegen haben, als viele alt gewordene Baha'i noch nicht einmal ihre Rente bekamen, obwohl sie jahrzehntelang dem Iran gedient hatten;

Wir sind beschämt, dass wir still geblieben sind, als Tausende junge Baha'i aufgrund ihrer religiösen Überzeugungen und ihrer Aufrichtigkeit bei Äußerungen über ihren Glauben vom Studium an Universitäten, Schulen und höheren Bildungseinrichtungen ausgeschlossen wurden;

Wir sind beschämt, dass wir geschwiegen haben, als Baha'i-Kinder aufgrund der religiösen Überzeugungen ihrer Eltern in den Schulen und in der Öffentlichkeit erniedrigt wurden;

Wir sind beschämt, dass wir still geblieben sind, als uns die schmerzvolle Wahrheit bewusst wurde, dass in unserem Land die Baha'i systematisch verleumdet werden und unter Druck geraten. Einige von ihnen sind nur wegen ihrer religiösen Überzeugungen in Haft. Anderen werden Häuser und Arbeitsplätze zerstört. Sogar die Friedhöfe unserer Landsleute werden überfallen und geschändet;

Wir sind beschämt, dass wir geschwiegen haben über das lang dauernde, traurige, erschreckende und grausame Dunkel der ungerechten Institutionalisierung von Gesetzen gegen die Baha'i in unserem Land und geschwiegen haben über die Ungerechtigkeiten und Repressionen gegen unsere Landsleute durch offizielle und inoffizielle Organe der Regierung;

Wir sind beschämt wegen der Ausübung dieser Verbrechen und Diskriminierungen und wir sind beschämt, weil wir über diese Taten geschwiegen haben.

Wir, die Unterzeichner und Unterzeichnerinnen dieses Briefes, bitten Sie, die iranischen Baha'i, um Verzeihung für unser Schweigen, insbesondere die Opfer der begangenen Verbrechen.

Wir werden nicht mehr über die Ungerechtigkeiten schweigen, die Sie erleiden müssen.

Wir werden auf dem Weg zur Verwirklichung der Menschenrechte, so wie sie in der Allgemeinen Erklärung der Menschenrechte niedergeschrieben wurden, an Ihrer Seite stehen.

Lassen Sie uns gemeinsam aufstehen für Liebe und Aufklärung, um Hass und Unwissenheit zu verdrängen."


3.2.2009

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15.2.2009 Internationale Gemeinschaft .....

15. Februar 2009
Die internationale Staatengemeinschaft reagiert schnell auf anstehende Gerichtsverhandlung gegen die iranischen Bahá'í

New York, 15. Februar 2009 - Scharfen Protest gegen eine mögliche Verurteilung der sieben führenden Bahá'í wegen Spionage und anderer Anklagen drückten Regierungen, Parlamentsabgeordnete und Menschenrechtsorganisationen aus. Sie forderten die sofortige Freilassung der Bahá'í.
Die siebenköpfige Gruppe wurde im Frühling 2008 in Teheran inhaftiert. Obwohl seit ihrer Verhaftung keine offiziellen Anklagen vorgebracht wurden, berichtete die iranische Nachrichtenagentur ISNA am vergangenen Mittwoch, dass die Bahá'í der "Spionage für Israel", der "Beleidigung religiöser Gefühle" und der "Propaganda gegen die islamische Republik" beschuldigt werden. Die Baháí haben keinen Zugang zu ihrem Rechtsbeistand, der Nobelpreisträgerin Shirin Ebadi.
Das Außenministerium der Vereinigten Staaten von Amerika verurteilte die Entscheidung der iranischen Regierung, die sieben führenden iranischen Bahá'í anzuklagen, als "unbegründete Spionagevorwürfe."
"Die Behörden haben diese Bahá'í für mehr als neun Monate ohne Kontakt zu ihrem Rechtsbeistand und ohne offizielle Anklage inhaftiert. Die Vorwürfe, die in iranischen und internationalen Medien berichtet werden, sind Teil der andauernden Verfolgung der Bahá'í im Iran", sagte der Sprecher des Außenministeriums, Robert Wood, am Freitag.
In London veröffentlichte Amnesty International eine Urgent Action zugunsten der Sieben und forderte ihre "sofortige" und "bedingungslose Freilassung."
In Kanada drückte Irwin Cotler, Parlamentabgeordneter und ehemaliger Justizminister, in einer Rede im Parlament seine Sorge darüber aus, dass die Verhandlung die Todesstrafe für die sieben Bahá'í bedeuten könnte. Er nannte die Anklagen "aus den Fingern gesogen."
"Die systematische Mißhandlung der Bahá'í-Minderheit im Iran wurde unglücklicherweise diese Woche wieder deutlich, als die sieben Mitglieder der Gruppe 'Freunde im Iran', die schon seit fast einem Jahr im berüchtigten Evin-Gefängnis inhaftiert sind, am Mittwoch der 'Spionage für Israel', der 'Beleidigung des Islam' und der 'Verbreitung von Propaganda gegen den Staat' angeklagt wurden", so Cotler.
In Deutschland drückte der Vorsitzender der CSU-Landesgruppe im Deutschen Bundestag, Dr. Peter Ramsauer, seine "tiefe Sorge" über das Schicksal der Sieben aus. "Das Mindeste, was wir für ein faires Verfahren erwarten müssen, sind der ungehinderte Zugang der Verteidigerin, der Nobelpreisträgerin Shirin Ebadi, zu ihren Mandanten und die Öffentlichkeit der Verhandlung", teilte er am Freitag mit.
Die U.S. Commission on International Religious Freedom veröffentlichte eine Stellungnahme, wonach es "enttäuschend ist, dass die iranische Regierung jeden Vorwand nutzt, auch wenn er noch so unbegründet ist, um diejenigen zu verfolgen und festzunehmen, deren religiöser Glaube sich von demjenigen unterscheidet, den der Staat durchsetzt."
"Was fehlt, ist Rechtstaatlichkeit, zu der sich der Iran als Unterzeichner des Internationalen Paktes über bürgerliche und politische Rechte verpflichtet hat", sagte Felice D. Gaer, Vorsitzende der Kommission.
Der Bericht der Nachrichtenagentur nannte keine Namen der Angeklagten, aber es ist sehr wahrscheinlich, dass sie sich auf Fariba Kamalabadi, Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Mahvash Sabet, Behrouz Tavakkoli und Vahid Tizfahm bezog.
Sie bilden ein informelles Koordinierungsgremium - "Freunde im Iran" genannt -, das mit Wissen der Regierung vor Jahren gebildet wurde, um wenigstens die notwendigsten Bedürfnisse der 300.000 Mitglieder zählenden Bahá'í-Gemeinde im Iran zu verwalten, nachdem gewählte Gremien 1983 durch die Regierung verboten wurden.
Eine Sprecherin der Internationalen Bahá'í-Gemeinde betonte letzte Woche nachdrücklich, dass die Sieben in allen Anklagepunkten unschuldig seien und ausschließlich aufgrund ihrer religiösen Überzeugung festgehalten würden.
"Die Anklagen sind falsch, und die Regierung weiß dies", sagte Diane Ala'i, Repräsentantin der Internationalen Bahá'í-Gemeinde bei den Vereinten Nationen in Genf. "Die sieben in Teheran inhaftierten Bahá'í sollten sofort freigelassen werden."
In ihrer Urgent Action vom letzten Donnerstag schreibt Amnesty International, dass es die Anklagen für "politisch motiviert und die Verhafteten für politische Häftlinge hält, die nur aufgrund ihrer Überzeugung oder ihrer friedfertigen Aktivitäten für die Bahá'í-Gemeinde inhaftiert sind."
"Wenn es zu einer Verurteilung käme, würden sie langjährige Haftstrafen oder sogar die Todesstrafe erhalten", so die Organisation. Andere Menschenrechtsorganisationen veröffentlichten ähnlich lautende Stellungnahmen.
In Washington veröffentlichte zum Beispiel Freedom House eine Verurteilung des Iran bezüglich der möglichen Verhandlung der Sieben: "Die fünf Männer und zwei Frauen sollten unverzüglich freigelassen werden, wie auch die Dutzende weiterer Bahá'í, die von ihrem Menschenrecht der Religionsfreiheit Gebrauch machen." Das Institute for Religion and Public Policy, ebenfalls mit Sitz in Washington, nannte die Vorwürfe "absurd."
"Die Verhaftung der iranischen Bahá'í-Führer ist schlicht und einfach eine weitere Maßnahme, um die Anhänger des Glaubens einzuschüchtern und zu untergraben. Der Iran hat das Recht auf Religionsfreiheit von nicht-schiitischen Muslimen in der Vergangenheit unzureichend respektiert und wir fordern ihn auf, die Anklagen fallenzulassen und die Gefangenen freizulassen", sagte der Vorsitzende des Instituts, Joseph K. Grieboski.

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15.2.2009 Genève

Les bahá'ís iraniens détenus devraient être libérés et non jugés, selon la Communauté internationale bahá'íe



Genève, publié le 15 février 2009 - Selon des informations de l'agence iranienne ISNA, sept bahá'ís actuellement emprisonnés sont accusés d'espionnage ainsi que d'autres délits et leur cas va être soumis au Tribunal révolutionnaire la semaine prochaine. Selon la Communauté internationale bahá'íe, ces rapports sont très inquiétants et pourraient bien marquer un nouveau tournant dangereux dans la persécution des bahá'ís en Iran.

Diane Ala'i, représentante de la Communauté internationale bahá'íe auprès des Nations Unies à Genève, a déclaré que ces accusations étaient fausses et que le gouvernement le savait bien. Elle a ajouté qu'il faudrait libérer immédiatement les sept bahá'ís détenus à Téhéran.

Le 11 février, l'agence iranienne ISNA a fait état d'un procès éventuel à l'encontre des bahá'ís emprisonnés, citant le substitut du procureur à Téhéran, M. Hassan Haddad. Selon cette information, l'affaire serait envoyée aux tribunaux révolutionnaires la semaine prochaine, accusant les sept bahá'ís « d'espionnage en faveur d'Israël, d'offense au caractère sacré de la religion et de propagande contre la république islamique ».

Il semble que les sept personnes dont parle Monsieur Haddad sont ce groupe de dirigeants bahá'ís de Téhéran arrêtés lors des rafles de l'an dernier, rafles qui ont d'ailleurs rappelé les ratissages d'il y a près de trente ans, au début de la révolution islamique. A ce moment-là, les ratissages avaient conduit à l'exécution de douzaines de dirigeants bahá'ís.

Les sept dirigeants bahá'ís sont détenus depuis plus de huit mois et aucune preuve de leur culpabilité n'a jamais été avancée. A aucun moment durant leur incarcération, les accusés n'ont pu rencontrer leur avocat, Maître Shirin Ebadi. Cette dernière a été menacée, intimidée et diffamée dans les médias depuis qu'elle a pris leur cas en mains ; de plus, elle n'a jamais pu consulter le dossier des prévenus. En décembre, le gouvernement a décidé de fermer les bureaux du Centre des défenseurs des droits de l'homme, centre créé par Maître Ebadi. « Le gouvernement doit maintenant permettre à Madame Ebadi de voir les prisonniers et leurs dossiers », a encore déclaré Mademoiselle Ala'i.

Toutes les institutions bahá'íes élues ou nommées furent mises hors la loi par le gouvernement en 1983. Avant cela, la plupart des membres de trois conseils nationaux antérieurement élus avaient été exécutés. En l'absence d'un organe directeur national (connu sous le nom de « Assemblée spirituelle nationale »), un groupe ad hoc de direction, connu sous le nom de « Amis en Iran », a été formé au vu et au su du gouvernement et il a fonctionné depuis lors comme organe de coordination des activités des 300 000 bahá'ís de ce pays. Les différents gouvernements au pouvoir en Iran depuis 1983 ont toujours eu connaissance de l'existence de ce groupe. En réalité, tout au long de ces années, les autorités ont couramment traité avec les membres de ce groupe, bien que souvent de façon informelle. « Déclarer à présent que 'Les amis en Iran' constitue un groupe clandestin est un argument fallacieux », a ajouté Mademoiselle Ala'i.

Une campagne systématique

Les poursuites judiciaires à l'encontre des dirigeants n'est qu'une étape supplémentaire dans la campagne systématique orchestrée par le gouvernement depuis 30 ans pour éliminer la communauté bahá'íe en tant qu'entité viable en Iran, pays où est née la Foi bahá'íe. Des agences des Nations Unies ont fourni des preuves à propos de cette campagne.

L'arrestation des dirigeants bahá'ís a lieu dans le contexte d'une campagne d'attaques de plus en plus ciblées de la communauté bahá'íe. Cette campagne a notamment vu la création et la circulation de listes de bahá'ís, avec instruction de suivre secrètement les activités des membres de la communauté ; des descentes au domicile de bahá'ís, à l'aube, et la confiscation de biens personnels ; la forte augmentation du nombre de bahá'ís arrêtés au cours des deux derniers mois ; l'incitation journalière à la haine des bahá'ís dans toutes sortes de médias de masses contrôlés par le gouvernement ; la tenue de symposiums et de séminaires anti-bahá'ís organisés par le clergé, suivis d'attaques orchestrées de maisons et de biens bahá'ís dans les villes et villages où se tenaient ces rencontres ; la destruction de cimetières bahá'ís partout dans le pays et la démolition de lieux saints et de mausolée bahá'ís ; des incendies criminels de maisons et de biens bahá'ís ; l'exclusion des bahá'ís de l'enseignement supérieur, et de plus en plus, la diffamation d'enfants bahá'ís dans leur classes par leurs enseignants ; la publication de nombre de professions ou de métiers interdits aux bahá'ís ; le refus d'accorder des prêts bancaires aux bahá'ís ; la fermeture de magasins bahá'ís ; le refus d'accorder des licences ou de les renouveler pour les bahá'ís qui sont dans les affaires ; harcèlement des propriétaires de biens loués à des bahá'ís pour leurs affaires afin qu'ils chassent leurs locataires ; et encore des menaces contre les musulmans qui s'associeraient à des bahá'ís.

Mademoiselle Ala'i a également déclaré que la nature des accusations rapportées à l'encontre des sept bahá'ís, le moment choisi pour les publier et l'annonce d'un procès éventuel sont de bien mauvais augure.

« Les accusations d'espionnage au profit d'Israël sont fréquemment utilisées par le gouvernement iranien quand il souhaite intenter une action arbitraire contre les bahá'ís, a déclaré Madame Ala'i. Depuis le début des années 1930, les ennemis de la foi bahá'íe en Iran ont prétendu que la religion était en fait une secte politique créée par des gouvernements impérialistes qui voulaient affaiblir l'Islam. Les bahá'ís ont été accusés successivement d'être des instruments de l'impérialisme russe, du colonialisme britannique, de l'expansionnisme américain et en dernier ressort du sionisme ».

« Le siège mondial de la foi bahá'íe se trouve aujourd'hui au sein des frontières de l'Israël moderne, fait qui résulte de l'exil du fondateur de la foi, Bahá'u'lláh, par les empires perse et ottoman au milieu du 19ème siècle. En 1868, 80 ans avant la fondation de l'état d'Israël, Bahá'u'lláh se voyait exilé comme prisonnier à vie dans la ville d'Acre ».

« Si les bahá'ís sont accusés d'espionnage pour le compte d'Israël, pourquoi alors ne cachent-ils pas leur identité ? Pourquoi des centaines d'entre eux ont-ils été exécutés pour avoir refusé d'abjurer leur foi et pour ne pas avoir embrassé l'Islam. Pourquoi des milliers de bahá'ís ont-ils été privés de leur travail, de leurs pensions, de leurs affaires et de leur accès à l'éducation ? Pourquoi des lieux saints, des mausolées et des cimetières ont-ils été confisqués et démolis ? Tout ceci démontre bien une tentative concertée de destruction d'une communauté religieuse », a déclaré Mademoiselle Ala'i.

Autres accusations

Elle ajoute que les autres accusations sont également fallacieuses : « Les accusations d'offense au caractère sacré de la religion se rapportent plutôt à la propre intolérance du gouvernement iranien envers les autres religions ou convictions plutôt qu'à un quelconque manque de respect imaginaire des bahá'ís envers l'Islam. Il est bien connu que les bahá'ís reconnaissent l'origine divine de l'Islam et acceptent Muhammad comme véritable prophète ».

« Quant à dire que les sept travaillaient contre le régime, cela n'a pas de sens. Ces gens étaient placés sous surveillance constante, ils ont été interrogés et déjà emprisonnés par le passé ».

« Le gouvernement sait très bien que les sept personnes, conformément aux principes de la foi bahá'íe, se sont abstenues de toute implication dans quelque activité politique partisane que ce soit, qu'elle soit locale, nationale ou internationale. Comme les autres bahá'ís, ils rejettent la violence et toute participation au renversement d'un gouvernement. La Maison universelle de justice, conseil directeur international de la communauté mondiale bahá'íe, a traité récemment de ce sujet dans un message adressé aux bahá'ís d'Iran ».

« Comme le gouvernement sait que de telles accusations sont fausses, il nous faut conclure qu'il s'agit là d'une étape supplémentaire de l'escalade que le gouvernement mène depuis des décennies avec ses mesures de répression contre les bahá'ís iraniens », a déclaré Mademoiselle Ala'i.

Bien que les communiqués de presse n'aient pas indiqué le nom des prévenus, les sept personnes arrêtées l'an dernier sont : Madame Fariba Kamalabadi, Monsieur Jamaloddin Khanjani, Monsieur Afif Naeimi, Monsieur Saeid Rezaie, Madame Mahvash Sabet, Monsieur Behrouz Tavakkoli et Monsieur Vahid Tizfahm.

Tous les membres du groupe, sauf un, ont été arrêtés le 14 mai 2008 à leur domicile de Téhéran. Quant à Madame Sabet, elle fut arrêtée le 5 mars 2008 lors d'un séjour à Mashhad.

Mademoiselle Ala'i a également précisé que pour l'instant quelque 30 autres bahá'ís sont en prison en Iran uniquement sur base de leur religion. Près de 80 bahá'ís supplémentaires ont été relâchés sous caution. Ils ont dû déposer titres de propriété et licences de commerce pour garantir leur caution. Ils attendent un jugement sur la base de ces mêmes accusations fallacieuses. Mademoiselle Ala'i ajoute qu'eux aussi sont innocents et qu'ils devraient être libérés.

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15.2.2009 Réactions rapides au procès attendu des iraniens bahá'ís

Réactions rapides au procès attendu des iraniens bahá'ís

New-York, publié le 15 février 2009 - Les réactions internationales à l'annonce du procès des sept responsables bahá'ís accusés notamment d'espionnage ont été rapides. Des gouvernements, des responsables parlementaires et des organisations de défense des droits de l'Homme ont fortement critiqué le procès et ont parfois même appelés à la libération immédiate des bahá'ís.
Les septs responsables ont été emprisonnés à Téhéran au printemps dernier. Depuis lors, aucune charge formelle n'a été retenue contre eux, mais l'agence de presse iranienne ISNA a annoncé mercredi dernier que les bahá'ís seraient jugés pour « espionnage en faveur d'Israël, offense au caractère sacré de la religion et propagande contre la république islamique ». Les prisonniers n'ont pas eu accès à leur avocat, la Prix Nobel Shirin Ebadi.

Aux Etats-Unis, le département d'Etat a condamné « la décision du gouvernement iranien de retenir des charges totalement infondées d'espionnage à l'encontre des septs responsables de la communauté iranienne bahá'íe ».

« Les autorités ont détenu ces bahá'ís depuis plus de neuf mois sans accès à un conseil juridique et sans qu'aucune preuve n'ait été rendue publique. Les accusations portées dans les médias iraniens et internationaux font partie des persécutions continues des bahá'ís en Iran », a déclaré vendredi le porte-parole du Département d'Etat Robert Wood.

A Londres, Amnesty International a publié une "action urgente" appelant à la "libération immédiate et inconditionnelle" des sept.

Au Canada, le membre du Parlement et ancien Ministre de la justice Irwin Cotler a pris la parole à la Chambre des Communes et a exprimé sa préoccupation que ce procès puisse conduire à la peine de mort des sept bahá'ís. Il a qualifié les charges de "montées de toute pièce".

"Les persécutions systématiques et systémiques de la minorité bahá'íe en Iran se sont encore malheureusement manifestées cette semaine alors que les sept membres du groupe des Amis d'Iran, déjà détenus depuis près d'un an dans la célèbre prison d'Evin, ont été accusés vendredi d'espionnage pour le compte d'Israël, d'insultes contre l'Islam et de faire de la propagande contre l'Etat", a déclaré Monsieur Cotler.

En Allemagne, le membre du Bundestag Dr. Peter Ramsauer, responsable du l'Union social-chrétienne a exprimé sa "profonde préoccupation" au sujet du sort des sept prisonniers. "Notre attente minimale pour un procès équitable est l'accès inconditionnel pour l'avocat de la défense, la Prix nobel Shirin Ebadi, à ses clients et que le procès soit public" a-t-il ajouté.

La Commission américaine pour la liberté religieuse internationale a rendu publique une déclaration dans laquelle elle indique "qu'il est décevant que le gouvernement iranien démontre qu'il utilisera tout prétexte, même infondé, pour harceler et emprisonner ceux dont les croyances religieuses diffèrent de celles imposées par l'Etat".

"Le procès équitable, auquel l'Iran est engagé en tant que signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, est absent de ce dossier", indique Felice D. Gaer, le Président de la commission dans la déclaration.

Le communiqué de l'agence ISNA n'indiquait pas les nom des accusés, mais il est présumé qu'il s'agit de Madame Fariba Kamalabadi, Monsieur Jamaloddin Khanjani, Monsieur Afif Naeimi, Monsieur Saeid Rezaie, Monsieur Mahvash Sabet, Monsieur Behrouz Tavakkoli et Monsieur Vahid Tizfahm.

Ils forment un organe informel de coordination appelé "les Amis en Iran" qui a été mis en place, ce que le gouvernement savait, il y a quelques années de cela pour faire face aux besoins minimaux des 300 000 bahá'ís d'Iran après que ses administrations élues aient été dissolues par décision du gouvernement en 1983.

Une porte-parole de la Communauté internationale bahá'íe a déclaré la semaine passée que les sept sont innocents des charges retenues à leur égard et ne sont détenus qu'au seul motif de leurs convictions religieuses.

« Les accusations sont fausses, et le gouvernement le sait », déclare Diane Ala'i, représentante de la Communauté internationale bahá'íe auprès des Nations-unies à Genève. « Les sept bahá'ís détenus à Téhéran doivent être libérés immédiatement ».

Dans son appel à "action urgente" jeudi dernier, Amnesty International indique qu'elle "considère que les charges sont politiquement motivée et que les prisonniers sont des prisonniers d'opinion, détenus au seul motif de leurs convictions et de leurs activités pour la communauté bahá'íe".

"S'ils étaient condamnés, ils feraient face à de longues peines de prison, ou même la peine de mort", précise l'organisation.

D'autres groupes de défense des droits de l'Homme et organisations non-gouvernementales ont fait des déclarations similaires.

A Washington, l'organisation Freedom House (Maison de la liberté) a condamné l'Iran au sujet de ce possible procès, estimant que : "Les cinq hommes et deux femmes devraient être libérés immédiatement, de même que les dizaines d'autres bahá'ís qui sont en prison pour avoir exercé leur droit fondamental à la liberté religieuse".

L'Institut pour la religion et la politique publique, également basé à Washington, a qualifié les charges d' "absurdes".

"L'arrestation des dirigeants bahá'ís iraniens est tout simplement un nouvel essai d'intimider et de miner les croyants de cette foi. L'Iran n'est pas connu pour son respect du droit à la croyance de croyants non-chiites. Nous appelons à ce que les charges soient abandonnées et les prisonniers libérés", a déclaré le Président de l'Institut, Joseph K. Grieboski.

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13.2.2009 Sept bahá'ís accusés de "blasphème" et d'"espionnage" en Iran

Paris, le 13 février 2009 - Une fois encore, les bahá'ís du monde sont inquiets pour leurs coreligionnaires d'Iran. A Téhéran, mercredi, sept bahá'ís ont été inculpés pour « appartenance à l'organisation illégale bahá'íe », « espionnage pour Israël », « blasphèmes » et « propagande contre la République islamique », et seront bientôt jugés, selon la dépêche de l'agence iranienne ISNA, qui cite le vice-procureur de Téhéran. Le magistrat iranien n'indique aucun nom, mais il est probable que les sept inculpés sont les deux femmes et cinq hommes qui forment le groupe des « Amis en Iran », les « Yaran-é-Iran », chargés d'administrer les affaires courantes de la communauté bahá'íe d'Iran.

Ils sont détenus depuis huit mois, onze pour l'une d'entre eux. Les accusations qui pèsent sur eux sont infondées, et les bahá'ís de France demandent à ce qu'ils soient libérés. En effet, tout porte à croire que leur procès ne sera pas équitable. Depuis la descente de police à leur domicile, et leur incarcération, ils n'ont eu droit qu'à des visites très brèves, et en sont privés si on veut les punir. Me Shirine Ebadi, leur avocate, n'a toujours pas eu accès à leur dossier et n'a pas encore pu entrer en contact avec eux. Depuis qu'elle a eu le courage de prendre leur défense, Me Shirin Ebadi a été victime de harcèlement, d'intimidations et de menaces.

Qualifiée par le vice-procureur d'« organisation illégale », la religion bahá'íe est née en Iran au 19ème siècle, et ses 300.000 fidèles vivent en sous-citoyens depuis l'avènement de la République islamique d'Iran, il y a 30 ans. Des centaines ont été exécutés ou ont « disparu ». Les personnes âgées bahá'íes sont privées de leur retraite, les bacheliers interdits d'accès à l'université. Ils sont interdits de travail dans la fonction publique, souvent licenciés lorsqu'ils sont salariés du privé. Ils ont du mal à obtenir une autorisation pour ouvrir un commerce. Dans les écoles, les enfants subissent des vexations de la part de certains maîtres. Leurs lieux saints et leurs cimetières ont été détruits. Ils ont toutes les difficultés à enterrer leurs morts. Le gouvernement a interdit toutes les institutions bahá'íes il y a 30 ans. Le groupe des « Amis en Iran » s'est constitué pour conserver un minimum d'organisation concertée entre les croyants, et tenter de les défendre au mieux dans ce contexte. Les différents gouvernements qui se sont succédé ont toujours été informés de l'existence des « Amis en Iran » et étaient même en contact officieux avec lui.

Pour ce qui est de l'accusation d'« espionnage au profit d'Israël », elle est également pure invention. Depuis le début des années 1930 en Iran, cette religion est qualifiée par les autorités chiites de « secte politique » créée par des « gouvernements impérialistes » pour « affaiblir l'islam ». Les bahá'ís ont été accusés tour à tour d'être à la solde de l'impérialisme russe, du colonialisme britannique, de l'expansionnisme américain, et, à présent du sionisme, au motif que le centre international et une partie des lieux saints de la religion bahá'íe se trouvent en Israël. C'est là que son fondateur, Bahá'u'lláh, y fut exilé par les autorités ottomanes, en 1868, à Acre, à l'époque une ville de l'Empire ottoman. Il y fut emprisonné jusqu'à la fin de ses jours et c'est là qu'il repose.

Les poursuites judiciaires contre les « Amis en Iran » ne sont qu'un pas de plus dans la tentative d'éliminer la communauté bahá'íe d'Iran depuis 30 ans. Aujourd'hui, environ 30 bahá'ís sont détenus en Iran. Près de 80 ont été libérés sous caution de titres de propriétés ou de licences commerciales et attendent leur procès. Tous sont innocents.

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2.2.2009 La destruction d’un cimetière en Iran .....

2/2/2009

La destruction d’un cimetière en Iran, intervenue plus tôt dans le mois, représente une grave violation à la dignité humaine, a déclaré aujourd’hui la Communauté internationale bahá’íe. Ce cimetière avait servi de fosse commune pour l’enterrement de centaines de personnes tuées à la suite de la révolution islamique de 1979. Au moins quinze bahá’ís figurent parmi ceux qui y ont été enterrés.
« La destruction du cimetière de Khavaran par des agents du gouvernement va à l’encontre de la notion même de respect que l’on accorde aux morts dans toutes les cultures, y compris des valeurs que l’on prône dans l’islam », a déclaré Diane Ala’i, représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies à Genève.
« Nous rejoignons d’autres associations des droits de l’homme, en Iran et à l’étranger, pour condamner cet acte honteux qui constitue un signe supplémentaire de l’intolérance du régime iranien actuel », a encore ajouté Melle Ala’i.
 
Le cimetière de Khavaran, situé au sud-est de Téhéran, a été utilisé pour enterrer des centaines de personnes assassinées au cours des premières années de la révolution iranienne.
 
Plus tôt dans le mois, un groupe de personnes non identifiées, maniant des bulldozers, ont démoli une partie du cimetière connue sous le nom de « cimetière des infidèles », endroit où avaient été enterrées de nombreuses personnes exécutées aux premières années de la révolution.
 
Des rapports indiquent clairement que le groupe représentait une branche du gouvernement. On a aussi signalé que les autorités avaient dit au gardien du cimetière que l’endroit allait être démoli pour faire place à un espace vert ou à un parc.
 
Des groupements de droits de l’homme à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran ont déjà émis des protestations.
 
Le 20 janvier 2009, Amnesty International a lancé un appel aux autorités iraniennes pour « mettre un terme immédiatement à la destruction de centaines de tombes et de fosses communes ne portant aucun nom à Khavaran, au sud de Téhéran, afin que soit préservé le site et qu’une enquête médico-légale puisse être diligentée dans le cadre d’une enquête approfondie, indépendante et impartiale, trop longtemps attendue, sur les exécutions de masse qui ont commencé en 1988... »
 
Des défenseurs iraniens des droits de l’homme, comprenant le prix Nobel Shirin Ebadi, ont aussi condamné la destruction du cimetière.
 
Selon un communiqué de l’agence France-Presse, le Centre des défenseurs des droits de l’homme a publié une déclaration le 25 janvier, disant : « Nous avons appris récemment que certaines autorités ont détruit le cimetière de Khavaran où sont enterrées les victimes du massacre illégal de prisonniers politiques des années 80, et plus particulièrement de 1988. Le Centre des défenseurs des droits de l’homme condamne cet acte épouvantable et vil tout en faisant remarquer que tous, y compris les autorités, devraient respecter la dignité des morts. »
 
Au moins quinze bahá'ís étaient enterrés dans cette partie du cimetière, tous victimes de la campagne gouvernementale du début des années 1980 visant à persécuter systématiquement les croyants iraniens pour leurs croyances religieuses.
On sait précisément que les corps de huit membres du conseil directeur national assassinés le 27 décembre 1981 y sont enterrés, ainsi que six membres de l’Assemblée spirituelle bahá’íe de Téhéran exécutés le 4 janvier 1982. Il est probable que d’autres bahá’ís sont aussi enterrés au même endroit.
 
Selon une bahá’íe dont le mari est enterré là-bas, la plupart des tombes de cette section du cimetière ne portaient pas d’inscription, mis à part un numéro d’ordre.
 
« On désignait l’endroit comme celui des ‘infidèles’, nous a dit la veuve, qui réside actuellement hors de l’Iran. On nous a donné des numéros de rangée et c’est comme cela que j’ai pu savoir où se trouvait mon mari, mais il n’y avait pas d’autre identification et on ne nous a pas permis d’indiquer à qui appartenait la tombe. »


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15.1.2009 Six Baha'is arrested in Iran

Six bahá’ís arrêtés en Iran

Genève, publié le 15 janvier 2009 -
Au moins six bahá’ís ont été arrêtés en Iran hier, y compris une femme travaillant pour des organisations de défense des droits de l’Homme liées à la Prix Nobel de la Paix, Maître Shirin Ebadi.

Selon des rapports d’Iran, les six personnes furent arrêtées après que des agents gouvernementaux aient perquisitionné les domiciles d’au moins onze bahá’ís. Durant les raids, ils confisquèrent également des ouvrages bahá’ís et d’autres objets tels que des ordinateurs et des photographies.

Parmi les personnes arrêtées se trouve Jinous Sobhani, qui travaillait comme assistante pour l’organisation pour la défense des victimes de mines antipersonnel et pour le centre des défenseurs des droits de l’Homme, tout deux fondés par Maître Ebadi.

Dans une interview à CNN, Maître Ebadi a déclaré aujourd’hui que Mademoiselle Sobhani avait été licenciée des deux organisations après que des agents gouvernementaux aient perquisitionné et fermé ses bureaux en décembre.

Alors qu’il semblerait que plus de six bahá’ís aient été arrêtés hier à Téhéran, les six dont l’arrestation est confirmée à ce stade sont Mademoiselle Sobhani, Messieurs Shahrokh Taefi, Didar Raoufi, Payam Aghsani et Aziz Samandari. Monsieur Golshan Sobhani a également été arrêté mais relâché quelques heures plus tard. Il n’est pas certain qu’il soit lié à Mademoiselle Sobhani.

« L’arrestation de ces personnes est le reflet non seulement de la grave situation à laquelle font face les bahá’ís en Iran, mais également de la situation des droits de l’Homme en général », a déclaré Diane Ala’i, une représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations Unies à Genève.

« Pour autant que nous sachions, ces personnes ont été arrêtées avant tout car elles sont bahá’íes » a-t-elle ajouté. Elle confirme par ailleurs le fait que Mademoiselle Sobhani a travaillé pour les deux organisations fondées par Maître Ebadi.

« Le lien entre Mademoiselle Sobhani et le travail des organisations de Maître Ebadi confirme la gravité de la situation en Iran, où le gouvernement semble vouloir étouffer toute activité accordant de l’importance aux droits de l’Homme ou à la liberté religieuse » conclut Diane Ala’i.

En décembre, la Communauté internationale bahá’íe a condamné la fermeture du Centre des défenseurs des droits de l’Homme à Téhéran et appelé à sa réouverture.
(http://www.bahai.fr)


Sechs Baha'is im Iran festgenommen

Genf, 15. Januar (BWNS
) – Mindestens sechs Bahá’í wurden gestern im Iran verhaftet, darunter auch eine Frau, die in einer von Nobelpreisträgerin Shirin Ebadi gegründeten Menschenrechtsorganisation arbeitet.

Nach Berichten aus dem Iran wurden die Sechs im Zuge von Razzien festgenommen, die Regierungs-Sicherheitskräfte in mindestens 11 Bahá'i-Wohnungen durchgeführt hatten. Bei den Razzien wurden auch Bahá’í-Bücher und andere Gegenstände konfisziert wie beispielsweise PCs und Fotos.

Unter den Verhafteten ist auch Jinous Sobhani, die als Assistentin in der Organisation “Defenders of Mine Victims ” und im "Defenders of Human Rights Center" arbeitete. Beide waren von Shirin Ebadi gegründet worden.

In einem CNN Interview sagte Shirin Ebadi heute, dass Jinous Sobhani von beiden Organisationen freigestellt worden war, nachdem Regierungsbeamte die Büros von Shirin Ebadi durchsucht und im Dezember geschlossen hatten.

Während es in manchen Berichten heißt, dass mehr als sechs Bahá’í gestern in Teheran verhaftet wurden, sind es bislang Jinous Sobhani, Shahrokh Taefi, Didar Raoufi, Payam Aghsani und Aziz Samandari, die bestätigt worden. Golshan Sobhani wurde ebenfalls verhaftet, aber wenige Stunden später wieder frei gelassen. Ob er mit Jinous Sobhani verwandt ist, ist noch nicht geklärt.

"Die Verhaftung dieser Menschen spiegelt nicht nur die ernste Lage der Bahá’í im Iran wider, sondern auch die Menschenrechtssituation dort schlechthin" sagte Diane Ala'i, eine Repräsentantin der Internationalen Bahá’í Gemeinde bei den Vereinten Nationen in Genf.

"So weit wir wissen, wurden diese Leute in erster Linie verhaftet, weil sie Bahá’í sind”, sagte D. Ala'i.

Sie bestätigte jedoch auch die Tatsache, dass Jinous Sobhani für die beiden von Shirin Ebadi gegründeten Organisationen arbeitete.

"Die Verbindung von Jinous Sobhani mit der Arbeit der Organisationen von Shirin Ebadi weist auf die schwerwiegende Situation im Iran hin, wo die Regierung scheinbar vor hat, jeden Ausdruck der Wichtigkeit der Menschenrechte oder religiösen Freiheit zu unterdrücken", sagte D. Ala'i.

Im Dezember hatte die Internationale Bahá’í-Gemeinde die Schließung des Menschenrechtszentrums von Shirin Ebadi in Teheran verurteilt und seine Wiedereröffnung gefordert.

(http://www.bahai.de)


Six Baha'is arrested in Iran

GENEVA, 15 January (BWNS) - At least six Baha'is were arrested in Iran yesterday, including a woman who worked at human rights organizations connected with Nobel prize winner Shirin Ebadi.

According to reports received from Iran, the six were arrested after government security agents raided the homes of at least 11 Baha'is. During the raids, they also confiscated Baha'i books and other items, such as computers and photographs.

Among those arrested was Jinous Sobhani, who worked as an assistant for the Organization for Defending Mine Victims and also for the Defenders of Human Rights Center. Both were founded by Mrs. Ebadi.

In an interview with CNN, Mrs. Ebadi said today that Ms. Sobhani had been laid off from both organizations after government agents raided Mrs. Ebadi's offices and shut them down in December.

While some reports indicate that more than six Baha'is were arrested yesterday in Tehran, those confirmed so far include Ms. Sobhani, Mr. Shahrokh Taefi, Mr. Didar Raoufi, Mr. Payam Aghsani and Mr. Aziz Samandari. Mr. Golshan Sobhani was also arrested but was released a few hours later. It is unclear whether he is related to Ms. Sobhani.

"The arrest of these individuals reflects not only the grave situation facing Baha'is in Iran but also the overall human rights situation there," said Diane Ala'i, a representative of the Baha'i International Community to the United Nations in Geneva.

"As far as we know, all of these people were arrested primarily because they are Baha'is," said Ms. Ala'i.

But she confirmed the fact that Ms. Sobhani worked for the two organizations founded by Mrs. Ebadi.

"The connection of Ms. Sobhani to the work of Mrs. Ebadi's organizations points to the gravity of the situation in Iran, where the government seems intent on stifling any expression of the importance of human rights or religious freedom," said Ms. Ala'i.

In December, the Baha'i International Community condemned the closing of Mrs. Ebadi's Defenders of Human Rights Center in Tehran and called for its reopening. (See
http://www.news.bahai.org/story/682)

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Un rapport iranien confirme l’innocence des bahá’ís de Shiraz

Pourtant 3 jeunes bahá’ís sont toujours en isolement cellulaire

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Rouhi, Raha Sabet et Sasan Taqva







Luxembourg, le 5 novembre 2008

« Accusés d’enseignement illégal de la foi bahá’ie », Haleh Rouhi, Raha Sabet et Sasan Taqva ont été arrêtés en 2006 et condamnés en 2007 à une peine d’emprisonnement de 4 ans. Depuis ils sont maintenus en isolement cellulaire.

« Le fait que ces jeunes bahá’ís sont toujours détenus en dépit de ce nouveau rapport, manque de tout fondement légal et est hautement révoltant » déclare Jutta Bayani, porte-parole de la Communauté bahá’íe du Luxembourg

Le 23 octobre l’Organisation des Droits humains « Human Rights Activists of Iran » publiait un rapport confidentiel établi déjà en juin de cette année. Ce rapport est adressé au représentant du Chef suprême religieux Ali Khamenei dans la province Fars et est signé par Vali Rustami, inspecteur et conseiller juridique du bureau du chef suprême religieux. Il prend position sur les événements à Shiraz qui ont mené à l’arrestation en mai 2006 de 53 bahá’ís dont 3 ont été condamnés en 2007 à une peine d’emprisonnement de 4 ans. Le rapport confirme ce que les bahá’ís n’avaient fait que répéter, à savoir que leurs activités avaient une nature strictement humanitaire visant à promouvoir l’alphabétisation et les valeurs morales chez des jeunes de milieux défavorisés de Shiraz et environs.
Ainsi Rustami cite encore un colonel de police en retraite : « Dès le début de leurs activités, ces jeunes ont organisé des cours charitables et humanitaires de façon hebdomadaire pour aider des préados et des jeunes. Leurs activités comportaient écriture, lecture, dessin, enseignement de l’hygiène et valeurs morales. Il n’y a jamais été mention de bahaïsme et aucun communiqué à ce sujet n’a été transmis ».
« Maintenant que ce rapport est tombé dans le domaine public, nous espérons que le Gouvernement iranien libèrera les 3 personnes en les innocentant, tout comme en innocentant finalement les 50 autres bahá’ís, » déclare Jutta Bayani


Pour plus d’information :
Web site Human Rights Activists of Iran qui publie le document original en farsi :
http://hrairan.org/Archive_87/1135.html

Centre bahá’í: Tel 442220; email:
secretariat@bahai.lu; www.bahai.lu
Jutta Bayani : Tel. 312295 ; 691312295 ; email : bayani@internet.lu

Nouvelles baha'ies internationales

Article sur http://www.ni-bahaies.org/article.php?num=423


La Communauté Internationale Bahá’íe se réjouit du rejet hier par l’Assemblée générale des Nations-Unies de la motion dite de "non-action" introduite par la République Islamique d’Iran.

Une telle motion, si elle avait été adoptée, aurait eu pour conséquence d’écarter une résolution qui critique fortement la République Islamique d’Iran pour l’usage de la torture, l’augmentation du nombre des exécutions, la violente répression des femmes et les discriminations grandissantes des bahá’ís, des chrétiens, des juifs, des soufis et des sunnites parmi d’autres minorités.

La résolution a ensuite été adoptée par la troisième Commission par 70 votes pour, 51 contre et 60 abstentions lors d’un second vote. La résolution va maintenant être transmise pour approbation finale à l’Assemblée générale plénière mi-décembre.

"Cette motion offrait aux gouvernements un moyen facile de fuir leur responsabilité de protéger les droits de l’Homme, et par son rejet ils ont ouvert la voie à une enquête approfondie sur les violations des droits de l’Homme en Iran", a déclaré Bani Dugal, la principale représentante de la Communauté Internationale Bahá’íe auprès des Nations-Unies.

"L’Assemblée générale des Nations-Unies a été à la hauteur de ses responsabilités en rejetant cette motion présentée par la République Islamique d’Iran dans un effort évident d’échapper à la condamnation internationale de l’aggravation de la situation des droits de l’Homme.

Notre espoir est que de telles motions de non-action, qui pour l’essentiel sont un subterfuge procédural pour éviter une discussion légitime relative à des questions de droits de l’Homme, appartiennent désormais au passé. Si tel est le cas, ceci représente une victoire pour les droits des peuples à travers le monde", a déclaré Bani Dugal.

Une motion de non-action est une procédure qui empêche les Etats membres de l’ONU de débattre d’une résolution. Selon Bani Dugal, ce type de motion est de plus en plus utilisée afin de permettre aux Etats d’éviter de devoir prendre position sur des sujets politiquement sensibles tels que les droits de l’Homme, et d’échapper ainsi au contrôle international.

"L’usage de motions procédurales à cette fin donne à des Etats dénués de scrupules une opportunité de fermer les yeux sur les actes d’oppression d’un Etat membre, tout en prétendant que les droits de l’Homme leur importent. La communauté internationale ne doit plus tolérer cela.

Si la motion était passée, elle aurait constitué un affront pour ces iraniens, particulièrement dans leur pays, qui ont courageusement pris position contre les abus de leur gouvernement. De plus en plus de juristes iraniens et défenseurs des droits de l’Homme ont cherché à garantir le droit au procès équitable et à défendre les droits de leurs concitoyens, souvent au prix d’un risque considérable", a ajouté Bani Dugal.

L’échec de la motion par un vote de 81 voix contre, 71 voix pour et 28 abstentions, a ouvert la voix pour la troisième commission, en charge des questions de droits de l’Homme, de voter sur la résolution portant sur la situation des droits de l’Homme en Iran quelques minutes après.

La résolution a été initiée par le Canada et avait été soutenue avant le vote par plus de 40 pays. Elle "se déclare gravement préoccupée par des violations graves des droits de l’homme en République islamique d’Iran", relevant particulièrement le recours à la torture, les exécutions publiques, la répression violente notamment "de femmes exerçant leur droit de réunion pacifique".

La résolution appelle également la République islamique d’Iran "de répondre aux préoccupations profondes qui sont exprimées dans le rapport du Secrétaire général" Ban Ki-moon.

Publié en Octobre, le rapport de Monsieur Ban relève que "dans la pratique, un certain nombre d’obstacles sérieux entravent la pleine protection des droits de l’homme et le fonctionnement indépendant des différentes institutions de l’État". Le rapport complet peut être consulté ici.

La résolution demande notamment à l’Iran de "mettre fin aux actes de harcèlement, d’intimidation et de persécution visant les opposants politiques et les défenseurs des droits de l’Homme, notamment en libérant les personnes détenues de manière arbitraire ou en raison de leurs opinions politiques" et "de défendre le droit à une procédure régulière et de mettre fin à l’impunité des personnes qui commettent des violations des droits de l’Homme".

La résolution prend note particulièrement des attaques contre les bahá’ís, "en particulier [des] attaques lancées contre les bahaïs et leur religion dans les médias contrôlés par l’État, [des] preuves de plus en plus nombreuses de l’action que mène l’État pour identifier et surveiller les bahaïs, ce qui empêche ceux-ci de faire des études universitaires et de subvenir à leurs besoins économiques, et [de l’]arrestation et [de la] détention de sept dirigeants bahaïs sans inculpation ni représentation en justice".

Bani Dugal indique qu’au moins 20 bahá’ís sont actuellement emprisonnés, y compris les sept dirigeants bahá’ís arrêtés aux mois de mars et mai derniers et détenus dans la prison d’Evin sans charges. Plus de 100 bahá’ís ont été arrêtés et relâchés sous caution au cours des quatre dernières années dans le cadre du renforcement des efforts gouvernementaux pour persécuter les bahá’ís.

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Les bahá’ís rejettent les allégations d’activités subversives en Iran

New York, publié le 3 août 2008 - La Communauté internationale bahá’íe rejette catégoriquement les déclarations d’un procureur iranien selon lequel les sept bahá’ís détenus à Téhéran auraient "avoué" diriger une organisation "illégale" ayant des liens avec Israël et d’autres pays.
« Nous démentons de la manière la plus forte possible l’insinuation que les bahá’ís iraniens aient participé à des activités subversives », a déclaré Bani Dugal, principale représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations Unies. « La communauté bahá’íe n’est pas impliquée dans les affaires politiques. Leur seul ’crime’ est la pratique de leur religion ».
« La gravité de ces allégations nous fait craindre pour leurs vies » a-t-elle ajouté.
Cette déclaration est une réponse aux déclarations de Hasan Haddad, Procureur adjoint en charge de la sécurité à la Cour islamique révolutionnaire de Téhéran.
Madame Dugal indique que les sept bahá’ís arrêtés plus tôt cette année étaient membres d’un comité aidant à prendre en charge les besoins des 300,000 baha’is iraniens.
« Ce n’était pas un secret - le gouvernement connaissait parfaitement l’existence de ce comité bien avant l’arrestation de ses membres, tout comme le gouvernement sait que ces personnes ne sont impliquées dans aucune activité clandestine » précise Madame Dugal.
Selon elle, ces arrestations font partie intégrante d’une campagne longue de plusieurs décennies visant à éliminer la communauté bahá’íe en Iran, et cette dernière accusation s’inscrit dans le prolongement de précédentes accusations infondées.
« Des insinuations de collusion avec l’Etat d’Israël sont catégoriquement fausses et trompeuses. Les autorités iraniennes jouent sur la présence du centre mondial administratif bahá’í dans le nord d’Israël » explique-t-elle.
« Le gouvernement iranien ignore totalement la réalité historique qui est que la foi bahá’íe a été centrée sur l’Iran jusqu’en 1853 lorsque les autorités bannirent le fondateur de la foi bahá’íe qui fut contraint à l’exil et finalement emprisonné à Saint Jean d’Acre sur la côte méditerranéenne sous le régime ottoman. Ce lieu se trouve aujourd’hui être en Israël ».
De nombreux iraniens bahá’ís - dont les membres du comité de coordination avant leur arrestation - sont fréquemment détenus pour être interrogés au sujet de leurs activités. Les bahá’ís n’ont rien à cacher et essayent de répondre par la vérité chaque fois qu’ils sont interrogés, conclut Madame Dugal.
Pour plus d’informations sur la situation en Iran 
www.bahai.lu  ou www.bahai.org

Des pyromanes ciblent maisons et véhicules d’iraniens bahá’ís !

 
Des pyromanes ciblent maisons et véhicules d’iraniens bahá’ís !

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La maison de la famille Mehran Shaaker de Kerman en Iran, a été dévastée par le feu le 18 juillet dernier. Les membres de la famille avaient auparavant reçu des appels téléphoniques menaçants et leur voiture a également été la cible d’une récente tentative d’incendie criminel

New-York, publié le 28 juillet 2008 - Des actes de pyromanie ciblant des domiciles et des véhicules sont le dernier développement des violentes tactiques dirigées contre les iraniens bahá’ís .
« 
Dans les premières heures du 18 juillet, la maison de la famille Shaaker à Kerman s’est embrasée, seulement quelques semaines après l’incendie de leur voiture et suite à une série d’appels menaçants », a déclaré Bani Dugal, la principale représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations Unies.
« 
Comme il fallait s’y attendre à la lumière des traitements infligés aux bahá’ís d’Iran, les officiels en charge de l’enquête ont ignoré ou rejeté les évidents indices d’activités douteuses, et notamment une explosion, estimant simplement que l’incendie était le résultat d’un problème électrique ».
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L’incident au domicile des Shaaker à Kerman a été l’un d’au moins une douzaine d’incendies ou de tentatives d’incendie criminel visant la propriété d’iraniens bahá’ís durant l’année écoulée
Au moins une douzaine de cas de pyromanie ciblant des bahá’ís en Iran ont été rapportés durant les 15 derniers mois. Ainsi par exemples :
  • Le 15 juillet à 1 heure 15, des cocktails molotov ont été lancés dans la cour avant du domicile de Khusraw Dehghani et de son épouse, Dr. Huma Agahi, à Vilashahr, seulement quelques mois après que des menaces anonymes aient contraint le Dr. Agahi à fermer sa clinique à Najafabad où elle pratiquait la médecine depuis 28 ans.
  • Le 25 juillet, la voiture d’un bahá’í renommé à Rafsanjan, dans la province de Kerman, fut incendiée et détruite par des pyromanes à moto. Soheil Naeimi, le propriétaire de la voiture et 10 autres familles bahá’íes de la ville avaient reçu des lettres menaçantes d’un groupe se qualifiant de Mouvement Anti-Bahaisme des Jeunes de Rafsanjan qui, entre autre, menaçait de mener un jihad (guerre sainte) contre les bahá’ís.
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La famille Mousavi de la province de Fars a échappé de justesse aux blessures lorsqu’un incendiaire a versé de l’essence provoquant ainsi une explosion, suivie d’un incendie qui a détruit un cabanon, situé près de l’endroit où la famille dormait à l’extérieur de leur maison.
  • Le 10 juin, un bâtiment sur la propriété de Monsieur et Madame Mousavi, des bahá’ís âgés vivant dans le village de Tangriz dans la province de Fars, a été détruit par le feu après avoir été aspergé d’essence. Les Mousavis, et leurs deux fils dormant près du bâtiment, échappèrent de peu aux blessures lorsque le jerricane utilisé pour démarrer l’incendie a explosé. Les Mousavis croient que l’auteur pensait qu’ils dormaient tous dans ce bâtiment en l’incendiant. Monsieur Mousavi a déposé plainte à l’encontre de la personne suspectée, mais les responsables officiels ont refusé de continuer l’enquête au motif que le suspect avait juré sur le Coran qu’il n’était pas coupable. Par respect pour le Coran, les Mousavis ont retiré leur plainte.
  • Le 4 avril, le domicile d’un bahá’í a été incendié à Babolsar, dans le nord de l’Iran.
  • En février, à Shiraz, un homme d’affaires de 53 ans a été attaqué dans la rue, enchaîné à un arbre, aspergé d’essence et agressé par des inconnus qui tentèrent de lui jeter des allumettes enflammées.
  • Egalement à Shiraz en février, plusieurs tentatives de pyromanie à l’encontre de véhicules et de domiciles de bahá’ís ont eu lieu.
  • Le 1er mai 2007, le domicile de ’Abdu’l-Baqi Rouhani fut également détruit suite à un acte de pyromanie dans le village de Ivil, au Mazandaran.
  • A Karaj, le bâtiment d’un cimetière bahá’í fut détruit par le feu.
« Ces attaques font suite à la tentative des autorités de priver la communauté bahá’íe d’Iran de sa direction », a déclaré Madame Dugal, faisant référence aux arrestations en mars et mai de cette année des sept membres du comité national de coordination, qui sont à ce jour toujours emprisonnés dans la prison d’Evin à Téhéran sans charges et sans possibilité d’accès à un avocat ou de contact avec leurs familles.
Selon Jutta Bayani, porte-parole des bahá’ís du Luxembourg: « 
Ces nouvelles dramatiques d’Iran confirment que malheureusement les efforts du gouvernement iranien pour instiller la haine contre les iraniens bahá’ís semblent porter leurs fruits et poussent des individus à travers tout l’Iran à commettre des actes de plus en plus graves ».
Bani Dugal ajoute : « 
Les bahá’ís du monde entier sont alarmés par cette escalade de violence qui confirme leurs craintes qu’un sinistre plan de persécution est en train de se mettre en place. Leur seul espoir est que suffisamment de voix se lèvent pour protester et contraindre le gouvernement iranien à faire cesser cette violence ».
Pour plus d’informations sur la situation en Iran :
www.bahai.lu ou bien www.bahai.org

 

En Iran les écoliers baha’is sont de plus en plus fréquemment harcelés

New-York, ONU, publié le 5 avril 2007 – En Iran, dans les écoles primaires et secondaires, les écoliers baha’is sont de plus en plus fréquemment harcelés.

De mi-janvier à mi-février, dans au moins 10 villes iraniennes, quelques 150 incidents allant d’insultes jusqu’à des violences physiques ont été rapportées.

“Ces nouvelles informations selon lesquelles les membres les plus vulnérables de la communauté bahá’íe, les enfants et les adolescents, sont harcelés, et dans au moins un cas, battus, sont une évolution très inquiétante” déclare Bani Dugal, la principale représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations-Unies.

“Le nombre croissant de ces incidents semble suggérer une sérieuse et honteuse aggravation des persécutions continues dont sont victimes les bahá’ís iraniens. Le fait que des écoliers soient pris pour cible par les personnes dans lesquelles ils devraient pouvoir placer leur confiance, à savoir les enseignants et le personnel administratif, rend ce dernier processus encore plus odieux.”

Bien qu’ayant eu, par le passé, connaissance d’abus ponctuels, la Communauté internationale bahá’íe a appris seulement très récemment que les jeunes bahá’ís sont maintenant fréquemment contraints de donner leur appartenance religieuse et aussi insultés, menacés d’exclusion et parfois purement et simplement renvoyés de l’école.

“Ils font aussi l’objet de pressions pour se convertir à l’Islam, on leur impose des cours durant lesquels les enseignants de religion diffament la foi bahá’íe et de plus ils sont soumis à des contrôles “d’histoire iranienne” sur la base de textes qui dénigrent et falsifient leur héritage religieux” ajoute Madame Dugal.

Toujours, selon elle, un membre de la communauté bahá’íe a rapporté le cas d’enfants d’un proche à Kermanshah, ceux-ci ont été appelés au tableau et contraints d’écouter toutes sortes d’insultes.

“Un autre étudiant, admis dans un institut d’art, a été suivi par les autorités et a été, à trois reprises, immobilisé, les yeux bandés et battu” déclare Madame Dugal qui ajoute : “Si certains incidents pourraient être des attaques isolées, la nature et la fréquence de l’ensemble de ces activités illégales conduit les bahá’ís à conclure qu’il s’agit d’un effort organisé et systématique.”

Le fait qu’une proportion importante des attaques contre des lycéens (68 sur 76) soient dirigées essentiellement contre des filles est aussi particulièrement inquiétant.

Cette nouvelle d’agressions sur des enfants et des jeunes innocents arrive suite à l’expulsion d’un nombre croissant d’étudiants bahá’ís des universités iraniennes au seul motif de leur religion. A ce stade, 94 étudiants ont été exclus de l’éducation supérieure (comparé aux 70 rapportés en février).

Par ailleurs, ce sont toujours plus de 120 bahá’ís qui sont actuellement en prison, attendant leurs procès, sous couvert de motifs fallacieux, avec pour seule raison réelle leur croyance et leurs activités religieuses.

Depuis l’année dernière des défenseurs des droits de l’homme ont exprimé leurs craintes face aux efforts du gouvernement iranien visant à contrôler et à identifier tous les bahá’ís dans le pays.
Texte repris de www.bahai.fr

Baha'i-Schulkinder werden im Iran von den Schulbehörden zunehmend drangsaliert und misshandelt

NEW YORK, den 5. April 2007 (BWNS) - Laut aktueller Berichte aus dem Iran werden Bahá'í-Schüler an Grund- und weiterführenden Schulen im Iran zunehmend schikaniert, verunglimpft und misshandelt.

Während einer 30-tägigen Zeitspanne von Mitte Januar bis Mitte Februar wurden in mindestens 10 iranischen Städten mehr als 150 Vorfälle von Demütigungen, Beleidigungen und sogar körperlicher Gewalt gegen Bahá'í-Schüler vonseiten der Schulbehörde bekannt.

"Diese neuen Berichte darüber, dass die verletzlichsten Mitglieder der iranischen Bahá'í-Gemeinde - Kinder und Jugendliche - gedemütigt, herabgesetzt und in mindestens einem Fall mit verbundenen Augen geschlagen wurden, ist eine sehr beunruhigende Entwicklung," sagte Bani Dugal, Hauptrepräsentantin der Internationalen Bahà'í-Gemeinde bei den Vereinten Nationen.

"Die zunehmende Zahl solcher Vorfälle suggeriert eine ernsthafte und beschämende Steigerung der permanenten Verfolgung der iranischen Bahá'í", sagte Frau Dugal. Ausgerechnet Vertrauenspersonen der Schulkinder - Lehrer und Schulbeamte - haben es auf sie abgesehen; dies macht die Sache umso bedenklicher."

Frau Dugal sagte, dass die Internationale Bahá'í-Gemeinde vereinzelte Berichte von Misshandlungen gegenüber Schulkindern erhalten hatte, aber erst seit kurzem weiß, dass junge Bahá'í nun flächendeckend gezwungen werden, ihre Religion anzugeben - und dass sie beleidigt, herabgewürdigt, mit Schulausschluss bedroht und in einigen Fällen tatsächlich der Schule verwiesen werden."

"Sie werden unter Druck gesetzt, zum Islam zu konvertieren, ihr Glaube wird von Religionslehrern verunglimpft, sie werden im Fach "iranische Geschichte" mit Texten unterrichtet und geprüft, die ihre Religion verleumden, entstellen und geradezu dreist verfälschen ", sagte Frau Dugal. Sie werden auch ständig darauf hingewiesen, dass sie über ihre Religion nicht sprechen dürfen.

Laut Dugal berichtete ein Bahá'í, wie verwandte Schulkinder in der Stadt Kermanshah an die Tafel gerufen wurden, wo sie sich hinstellen und Angriffe auf ihren Glauben anhören mussten.

"Ein anderer Schüler einer Kunstschule ist bereits mehrmals nach der Schule verfolgt und in drei Fällen festgehalten und mit verbundenen Augen geschlagen worden", sagte Frau Dugal.

"Auch wenn einige dieser Angriffe vielleicht Einzelfälle sind, so haben Ausmaß und Art der verwerflichen Aktivität die Bahá'í im Iran davon überzeugt, dass dies eine geplante Maßnahme ist", sagte Frau Dugal.

Besonders besorgniserregend, so fügte sie hinzu, ist die Tatsache, dass ein hoher Prozentsatz der Angriffe sich gegen Mädchen richten.

"Die Übergriffe in Grund- und Mittelschulen richteten sich gegen Jungen und Mädchen gleichermaßen, während in weiterführenden Schulen in 68 von 76 Fällen Bahá'í-Mädchen betroffen waren", sagte Frau Dugal.

Dugal fügte hinzu, dass das Alter der betroffenen Kinder und Jugendlichen sich folgendermaßen zusammensetzt: in der Grundschule, 1. bis 5. Klasse, waren Schüler von 6 bis 11 Jahren betroffen; in der Mittelschule, 6. bis 8. Klasse, waren 11 bis 13jährige Schüler und in der Oberschule, 9. bis 12. Klasse waren 14 bis 17jährige Schüler betroffen.

Die Berichte über Angriffe auf unschuldige Bahá'í-Schulkinder kommen zu derselben Zeit, in der eine wachsende Zahl von Bahá'í-Studenten, die sich an iranischen Universitäten einschreiben wollten, ausschließlich aufgrund ihrer Religion ausgeschlossen wurden.

Bisher wurden in allein diesem Jahr 94 Bahá'í-Studenten von höheren Bildungseinrichtungen herausgeworfen. Ende Februar hatte sich diese Zahl auf 70 belaufen.

Seit der Gründung der Islamischen Republik im Jahre 1979 ist die 300.000-Mitglieder zählende iranische Bahá'í-Gemeinde andauernder und systematischer Verfolgung ausgesetzt. In den frühen 80-ger Jahren wurden mehr als 200 Bahá'í ermordet, Hunderte wurden inhaftiert und Tausende verloren ihre Arbeit und Ausbildungsplätze, ausschließlich aufgrund ihrer religiösen Überzeugung.

Zum gegenwärtigen Zeitpunkt sind mehr als 120 Bahá'í gegen Kaution frei und waren auf ihre Verhandlungen - sie wurden nur aufgrund ihrer religiösen Überzeugung und Aktivitäten fälschlich angeklagt. Im Verlauf des letzten Jahres drückten internationale Menschenrechtsorganisationen ihre Sorge über die Bemühungen der iranischen Regierung aus, ihre verdeckte Überwachung und Identifizierung von Bahá'í zu verstärken.

Text wurde der von www.bahai.de übernommen

Lage der Baha'i im Iran

Die Luxemburger Baha’i sind besorgt über Verschärfung
der Lage der Baha’i im Iran

Luxemburg, den 14. November 2006

Die luxemburgische Bahá'í-Gemeinde wurde in den letzten Tagen durch Berichte alarmiert, wonach nunmehr auf offizielle Anweisung des Iranischen Innenministeriums eine Totalüberwachung aller Bahá'í des Landes erfolgen soll. Gleichzeitig wird über staatlich angeordnete wirtschaftliche Zerstörung von Unternehmen im Besitz von Bahá'í und eine neue Etappe der öffentlichen Glaubensdiffamierung in den Medien berichtet.

Wie die luxemburgische Bahá'í-Gemeinde nunmehr erfuhr, wies das Iranische Innenministerium bereits am 19. August Beamte in allen Provinzen an,  ausführliche Fragebögen über die Aktivitäten der örtlichen Bahá'í einschließlich ihres „finanziellen Status“, „ihrer sozialen Beziehungen“ und „Kontakte zu ausländischen Gruppen“ auszufüllen.  Diesem Brief ging ein Geheimdokument vom 29. Oktober 2005 voraus, in dem die Oberbefehlshaber der Armee verschiedene Revolutionsgarden und Polizeieinheiten aufforderten, die Bahá’í im ganzen Land zu identifizieren und zu überwachen. Dieses Geheimdokument wurde von der Sonderberichterstatterin der Vereinten Nationen zur Religions- und Glaubensfreiheit, Frau Asma Jahangir, im März 2006 aufgedeckt und später von Amnesty International publiziert. Frau Jahangir zeigte sich besorgt, dass „die Informationen aus dieser Uberwachung als Grundlage für einer verstärkte Verfolgung und Diskrimierung der Mitglieder des Baha’i Glalubens benutzt werden wird“.

„Obwohl es den iranischen Behörden seit jeher bekannt ist, dass die Baha’i gemäss ihrer Glaubensgrundsätze nur nicht-politische Aktivitäten unternehmen und alle Formen von Gewalt ablehnen, liefert das Dokument gezielte Falschinformationen, indem es eine Uberwachung der ‚sozio-politischen Aktivitäten’ der Baha’i fordert“, berichtet Bani Dugal, Vertreterin der Internationalen Baha’i Gemeinde bei den Vereinten Nationen in New York. Diese allgemeine Uberwachung durch die Regierung führte unter anderem dazu, dass die Iranische Vereinigung von Batterie- Hestellern am 2. Mai dieses Jahres aufgefordert, eine Liste der Baha’i in ihren Belegschaften abzuliefern.

Einige Beobachter haben die Bestrebungen der iranischen Regierung, die Baha’i zu identifizieren und unter Beobachtung zu stellen, mit der Situation der Juden zu Beginn der Nazi Zeit verglichen.

Iranische Behörden haben in den letzten Monaten immer wieder Bahá'ì willkürlich festgenommen, inhaftiert und auf Kaution freigelassen, was augenscheinlich dazu dienen soll, die Bahá’í-Gemeinde systematisch zu schikanieren und zu unterdrücken.So wurden landesweit seit 2005 mindestens 129 Bahá’í festgenommen, nur gegen hohe Kautionsforderungen freigelassen, wobei sie den Authoritäten enorme Geldsummen, Eigentumsrechte und Handels- und Arbeitsermächtigungen als Kaution hinterlegen mussten; sie alle warten nun auf ihre Verhandlungen.

Für weitere Informationen:
Jutta Bayani,

Bureau d’information de la Communauté Baha’ie du Luxembourg,
tel. 31 22 95/ 691 31 22 95 ou Centre Baha’i Luxembourg, 44 22 20.

Situation des Baha'is en Iran

Les Bahà'is du Luxembourg s’inquiètent
du sort de leurs coreligionnaires en Iran


Luxembourg, le 14 novembre 2006

Par une lettre du 19 août 2006, dont la Communauté Internationale Bahá’íe a pu récemment obtenir une copie, le Ministre de l’Intérieur iranien a ordonné aux administrations locales de renforcer leur surveillance des baha’is iraniens et plus particulièrement des activités de la communauté bahá’íe.

Dans cette lettre, il est demandé aux administrations locales de remplir un questionnaire détaillé portant sur les activités locales des bahá’ís et notamment sur leur statut financier, leurs relations sociales et leur association avec des organisations étrangères.
Cette lettre est le dernier en date d’une série de documents confirmant l’existence d’un secret effort national destiné à identifier et à surveiller les bahá’ís d’Iran.

Elle confirme par ailleurs "la gravité de la situation à laquelle font face les bahá’ís d’Iran" selon Bani Dugal, la principale représentante de la Communauté Internationale Bahá’íe auprès des Nations-Unies.
Elle ajoute : Cette lettre "révèle pour la première fois la nature des informations que le Gouvernement cherche à collecter au sujet des bahá’ís".
Par ailleurs, la lettre contient des éléments de désinformation en évoquant notamment les activités "socio-politiques" des bahá’ís, alors même que les bahá’ís sont complètement apolitiques et que les Ecrits sacrés bahá’ís soulignent l’importance de ne pas s’impliquer en politique.

Cette lettre fait suite à une lettre du 29 octobre 2005 rendue publique cette année par Asma Jahangir, Rapporteur spécial pour la liberté de religion et de croyance auprès des Nations-Unies.
Une autre lettre du 2 mai 2006 demandait à diverses organisations représentatives des milieux économiques de donner une liste de leurs membres appartenant à la "secte bahá’íe".
Dans les derniers mois, les autorités iraniennes ont continué à arrêter et détenir ponctuellement des baha’is à travers tout l’Iran dans ce qui semble être une campagne délibérée de harcèlement.
Pendant les 24 derniers mois, au moins 129 bahá’ís ont été arrêtés, libérés sur caution et attendent un jugement.

Pour plus d’information :
Jutta Bayani

Bureau d’information de la Communauté Baha’ie du Luxembourg
Tel. 21 22 96 / 691 31 22 95 et Centre Baha’i 44 22 20 email : bahailux@pt.lu

Un projet de loi iranien présage de flagrantes violations des droits de l'Homme

New York, publié le 24 février 2008 - Le parlement iranien envisage de légiférer pour institutionnaliser une série de violations flagrantes des droits de l'Homme. Cette loi affecterait non seulement les bahá'ís mais aussi bien d'autres citoyens, même en dehors de l'Iran, affirme la Communauté internationale bahá'íe.

L'inquiétude se fonde notamment sur un chapitre qui prévoit la peine de mort pour toute personne qui se convertirait de l'Islam à une autre religion. Cet élément de la loi affecterait non seulement les bahá'ís, mais aussi les chrétiens, les juifs et d'autres encore.

Bani Dugal, principale représentante de la Communauté internationale bahá'íe auprès des Nations Unies, déclare : « Ce projet de loi va à l'encontre de toutes les normes en matière des droits de l'homme, en ce compris les pactes internationaux dont l'Iran est signataire ».

Elle poursuit : « Il est important que la communauté internationale se fasse entendre dès à présent, avant qu'il ne soit trop tard, pour que le projet de code n'acquière pas force de loi en Iran ».

Le projet redéfinirait une série de délits « religieux » et d'autres natures, de façon tellement vague que cela mettrait virtuellement en péril tout groupe que le gouvernement désapprouverait.

Madame Dugal ajoute : « S'il était adopté, le code autoriserait le gouvernement et le clergé à agir dans l'impunité contre les citoyens iraniens, sur l'unique base de leur orientation religieuse. C'est non seulement une insulte envers le peuple iranien, mais aussi un crime pour tous ceux qui cherchent à défendre les droits humains fondamentaux ».

Selon Madame Dugal, la nouvelle section relative à la conversion religieuse, définie comme apostasie, est particulièrement inquiétante car elle prévoit la peine de mort pour toute personne qui se convertirait de l'Islam à une autre religion et ne se rétracterait pas immédiatement.

Elle poursuit : « Le texte utilise le mot 'Hadd' qui signifie que la peine de mort est explicitement requise comme sanction, sans que la peine puisse être modifiée, réduite ou annulée.

Dans le passé, la peine capitale avait déjà été requise et aussi appliquée dans des cas d'apostasie, mais elle n'avait jamais encore été mise en forme de loi.

La loi étend la notion en appelant apostat l'adepte d'une religion autre que l'Islam qui aurait eu un de ses parents musulman au moment de sa conception. Ce serait par exemple le cas de l'enfant d'un musulman et d'une chrétienne qui choisirait d'adopter la foi chrétienne, il serait alors considéré comme apostat aux termes de cette loi et sujet à exécution capitale ».

Par ailleurs : « Le caractère vague du code à propos d' 'offense au sacré' et autres délits laisserait le champ libre au gouvernement pour agir envers tout groupe qu'il désapprouverait. Le code contient des articles faisant référence à des délits ou des forfaits non spécifiés, d'autres articles mentionnent ceux qui sont coupables de 'corruption et discorde sur terre' », a encore déclaré Madame Dugal.

« Le code se propose aussi d'instaurer la peine capitale pour tout qui 'insulterait le Prophète'. Cela placerait de nombreux groupes, dont les bahá'ís, dans une situation extrêmement vulnérable puisqu'une 'insulte' envers le Prophète peut être avancée dans pratiquement n'importe quel contexte et en particulier là où les convictions religieuses sont en jeu ».

La Présidence de l'Union européenne a récemment exprimé son inquiétude quant à la situation de la communauté bahá'íe en Iran

Dans une déclaration du 7 février 2008, elle « se déclare vivement préoccupée par la dégradation de la situation des minorités ethniques et religieuses en Iran, et en particulier par la situation critique des bahaïs [...] L'UE s'inquiète de la discrimination et du harcèlement systématiques dont sont victimes les bahaïs en Iran, et notamment de l'expulsion des étudiants des universités et des établissements d'enseignement supérieur, de la limitation de l'accés à l'emploi et des campagnes de propagande menées contre les bahaïs dans les médias iraniens. »

Ein iranischer Gesetzesentwurf legitimiert schwerwiegende Menschenrechtsverletzungen

NEW YORK, 24 Februar 2008 (BWNS) - Dem iranischen Parlament liegt derzeit ein Regierungsentwurf zur Änderung des Strafrechts vor. Sollte die von der iranischen Regierung eingebrachte Gesetzesvorlage vom Parlament angenommen werden, würde dies zur rechtlichen Legitimierung einer ganzen Reihe von schwerwiegenden Menschenrechtsverletzungen führen, von denen nicht nur die Bahá'í, sondern auch viele andere iranische Bürger betroffen wären, zum Teil auch außerhalb des Landes. Darauf machte heute die Internationale Bahá'í-Gemeinde aufmerksam.

Bani Dugal,
Hauptrepräsentantin der Internationalen Bahá'í Gemeinde bei den Vereinten Nationen

Größte Sorge bereitet den Bahá'í ein Passus, der die Todesstrafe für all jene anordnet, die vom Islam zu einer anderen Religion konvertieren. Diese Verfügung beträfe nicht nur die Bahá'í, sondern auch Christen, Juden und andere. "Die Gesetzesvorlage widerspricht allen Menschenrechtsstandards sowie allen internationalen Abkommen, denen der Iran zugestimmt hat", sagte Bani Dugal, Hauptrepräsentantin der Internationalen Bahá'í-Gemeinde bei den Vereinten Nationen.

"Es ist wichtig, dass die internationale Gemeinschaft sich jetzt zu Wort meldet - jetzt, bevor es zu spät ist, und der Gesetzesentwurf zum geltenden Recht im Iran wird".

Der Gesetzesentwurf würde auch dem Zugriff der Regierung bei vermeintlichen Verstößen gegen die Sicherheit außerhalb des Landes eine rechtliche Grundlage geben. Ebenso würden Diskriminierungspraktiken rechtswirksam, die gegen die Bahá'í und andere bereits in weitem Umfang angewendet werden. Die Folge wäre, dass eine Reihe "religiöser" und anderer Verbrechen so umdefiniert würde, dass praktisch jede Gruppe, die von der Regierung abgelehnt wird, in ernsthafte Gefahr gerät.

"Wenn dieses Gesetz verabschiedet wird, dürfen Regierung und Klerus ungestraft gegen iranische Bürger ausschließlich aufgrund ihrer religiösen Zugehörigkeit vorgehen", so Bani Dugal weiter. "Dies ist nicht nur ein Angriff auf die Menschen im Iran, sondern auf alle, die sich dafür einsetzen, grundlegende Menschenrechte aufrecht zu erhalten".

Dugal sagte, dass der neue Paragraph über religiöse Konversion - definiert als Abfall vom Glauben bzw. Apostasie - sprachlich besonders streng formuliert worden sei, insofern als die Todesstrafe für all jene verhängt wird, die vom Islam zu einer anderen Religion konvertieren und nicht sofort widerrufen. "Im Text wird das Wort Hadd benutzt, welches bedeutet, dass die Todesstrafe explizit als unveränderliche Strafe festgelegt wird, die weder modifiziert, noch verringert oder zurückgenommen, also annulliert oder für ungültig erklärt werden kann", sagte Dugal. "In der Vergangenheit wurden Todesurteile in Apostasiefällen verkündet - und auch ausgeführt -, aber dies war noch nie gesetzlich festgelegt." Als abtrünnig werden laut diesem Gesetz auch die Anhänger jeder Religion außer dem Islam bezeichnet, bei deren Zeugung ein Elternteil Moslem war. "So wäre das Kind eines muslimischen und eines christlichen Elternteiles, das sich dazu entscheidet, den christlichen Glauben anzunehmen, laut dieser Gesetzgebung der Apostasie schuldig und würde die Todesstrafe erhalten", sagte Bani Dugal.

Ein anderer Passus des Gesetzesentwurfes, der ebenfalls Anlass zur Sorge gibt, ist die Ausweitung der "Sicherheitsgesetze" außerhalb des Irans, so dass auswärtige Iraner dem Zugriff der Regierung ausgesetzt wären."Dem Iran reicht es offenbar nicht, innerhalb seiner Landesgrenzen diejenigen ins Visier zu nehmen, die er als Feinde betrachtet", so Dugal in Bezug auf Artikel 112 des Gesetzesentwurfes, der sich auf Taten "gegen die Regierung, die Unabhängigkeit und die innere, wie äußere Sicherheit des Landes" bezieht. "Da der Begriff "Sicherheit" nicht im Gesetz definiert wird, kann jede Tat als solche eingestuft werden", sagte sie. "Es sind tatsächlich schon viele iranische Bahá'í fälschlich der Aktivitäten gegen die Sicherheit des Landes angeklagt worden".

"Wenn das neue Strafgesetz ratifiziert wird, würden iranische Bahá'í und andere in der ganzen Welt für Taten außerhalb des Iran zur Rechenschaft gezogen werden, die als gegen die Sicherheit des Iran gerichtet bewertet werden". Die Unklarheit des Gesetzes in Bezug auf "Beleidigung des Heiligen" und andere Straftaten gäbe der Regierung freie Hand gegen jede Gruppe vorzugehen, die sie ablehnt", sagte Dugal weiter. "Das Gesetz enthält Abschnitte, die sich auf das Begehen nicht spezifizierter Straftaten oder Verbrechen beziehen wie auch Paragraphen, die sich auf Menschen beziehen, die "der Korruption und der Anrichtung von Unheil auf Erden schuldig sind' sagte sie.

"Es würde auch die Todesstrafe rechtswirksam werden lassen für jeden, der den ,Propheten beleidigt'", erläuterte Dugal. "Solche Vorkehrungen bringen viele Gruppen, darunter auch die Bahá'í, in eine extrem verwundbare Lage, da praktisch jeder Kontext als ,Beleidigung' des Propheten definiert werden kann, vor allem dann, wenn es um religiöse Überzeugungen geht".

Aufgrund der damit zusammenhängenden Entwicklungen drückte der Präsident der Europäischen Union vor kurzem seine "ernsthafte Sorge" über die sich "verschlimmernde" Situation der Bahá'í-Gemeinde im Iran aus. "Die EU ist über die fortwährende systematische Diskriminierung und Verfolgung der Bahá'í im Iran besorgt, darunter den Ausschluss von Universitätsstudenten und Schülern, die eingeschränkte Beschäftigung von Bahá'í und die Anti-Bahá'í-Propagandakampagnen in den iranischen Medien." sagte Dr. Dimitrij Rupel aus Slovenien, Präsident der EU, im Namen der 27 Mitgliedsstaaten der Europäischen Union am 7. Februar 2008.
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